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Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- mauvais : 1) Opposé à bon. 2) Mauvaise conscience: état de celui qui doute de la légitimité de ses actes ou éprouve du remords.
Extrait du corrigé : Le « prochain », c'est-à-dire l'autre qui partage avec moi la vie en société, n'est pas seulement celui dont l'entraide et la coopération permettent, grâce à la division du travail, l'émergence d'une société complexe et organisée suscitant l'éclosion de tous les fruits de la vie civilisée. La philosophie a trop insisté sur la valeur d'« auxiliaire », c'est-à-dire d'aide, que chaque homme représente pour tous les autres. Elle a trop insisté aussi sur le fait que les hommes et les femmes, comme objets sexuels possibles, sont la condition de la reproduction de l'espèce. En réalité, la principale fonction ou signification d'autrui est d'être un objet de tentation, une cible sur laquelle je vais être tenté de « défouler » mes pulsions agressives. C'est donc bien autrui qui me permettra d'avoir cette forme de jouissance qui naît lorsqu'un besoin est satisfait, et ce besoin particulier, Freud l'a nommé «besoin d'agression». C'est pourquoi la thèse soutenue par ce texte tient principalement en ces lignes : «l'homme est, en effet, tenté de satisfaire son besoin d'agression aux dépens de son prochain». De cet enseignement, la sagesse antique a même tiré un proverbe que le philosophe anglais Thomas Hobbes rappela au XVII siècle dans son ouvrage Du citoyen : « Homo homini lupus » (l'homme est un loup pour l'homme). ■ Ce à quoi s'oppose cet extrait: Freud s'oppose ici à tous ceux qui, comme Rousseau, font de la violence humaine une conséquence de la vie en société. Ce dernier pose en effet que les hommes, à l'état de nature, connaissent cette solidarité mutuelle que fonde le sentiment de la pitié. Par « pitié », Rousseau entendait la capacité de se mettre à la place de celui qui souffre, capacité qui amenait tout homme à aider son prochain.
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Le corrigé du sujet "L'homme est-il naturellement mauvais ?" a obtenu la note de : aucune note
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