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L'homme est-il par nature un animal religieux ?

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Sujet : L'homme est-il par nature un animal religieux ?

Aperçu du corrigé : L'homme est-il par nature un animal religieux ?



Publié le : 1/1/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	L'homme est-il par nature un animal religieux ?
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L'homme est-il par nature un animal religieux ?



  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
  • animal : 1. Être vivant capable de se mouvoir : l'homme est un animal). 2. (Auj.) SYN. bête. 3. Théorie de l'animal-machine : théorie réduisant l'être animé à un mécanisme matériel ; pour DESCARTES, le corps humain, comme celui des bêtes, est une machine, mais l'homme possède en outre une âme au sens 5. Pour LA METTRIE, tous les animaux ne sont que des machines. 4. Animisme : toute doctrine ou religion qui attribue aux choses une âme au sens 1.
  • religieux : Qui a rapport, appartient à une religion; est conforme à une religion, aux rites d'une religion. Qui montre un attachement fervent à sa religion et à ses pratiques.

L'homme, pour être distingué de l'animal et être identifié comme être humain, est souvent définit comme « animal politique » ou « animal doué de raison ». En effet, l'homme peut réfléchir et anticiper : il a des représentations. L'animal, contrairement à cela suit son instinct et n'anticipe pas. Ainsi l'homme s'organise en société avec des institutions pour le gouverner, tandis que l'animal resté à l'état de nature, ne suit que son instinct et agit individuellement, ou au mieux en meute. Mais alors, est-ce que la religion est aussi un critère qui permet de distinguer l'être humain de l'animal ? Autrement dit est-ce que la religion fait partie essentiellement de l'homme ? L'on pourrait le penser, car la religion apparaît comme un phénomène très ancien et l'on pourrait dire universel. En effet, elle est présente dans presque toutes les sociétés humaines. Mais alors, si la religion, est présente ‘de tout temps' et quelques soit les cultures, l'on peu alors se demander si elle n'entre pas dans la définition de l'Homme. Nous avons vu que l'homme se définit comme un animal raisonnable, mais est-ce que cette définition est compatible avec celle qui nous occupe : l'homme comme animal religieux ?



Prendre position pour l'une, c'est prendre parti contre l'autre. L'une des positions soutient la prééminence de la religion, l'autre fonde la critique de la religion, est destinée à s'opposer à la religion, donc « critique irréligieuse » qui met la religion à sa vraie place, non pas la première, mais la seconde. Car le rapport : homme, religion, implique de toute manière une antériorité : qu'est-ce qui est premier ? Pour Marx, c'est l'homme qui est premier. Egalement une suprématie : qu'est-ce qui est supérieur ? Pour Marx, c'est l'homme qui est supérieur. Mais ce qui lie le rapport indissociable de l'homme et de la religion (la critique orientée contre la religion ne la fera pas disparaître pour autant) est le verbe faire. Et la question centrale est « qui fait ? » qui a le pouvoir de faire ? Et pour élucider le faire il faut répondre à la question qu'est-ce que ?


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Corrigé consulté par :
  • loloy972 (Hors-ligne), le 23/05/2011 à 23H02.
  • Zon (Hors-ligne), le 19/11/2010 à 19H19.
  • mathilde42467 (Hors-ligne), le 30/10/2009 à 30H14.
  • L'homme est-il par nature un animal religieux ?

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