L'homme a-t-il, par son action, le pouvoir de changer sa destinée ?
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Si l'on définit la destinée humaine comme une existence déterminée à l'avance, l'homme semble par son action n'avoir aucune influence sur celle-ci. Mais il faut voir que cette destinée n'est rien d'autre que la somme totale des actions humaines : une destinée se crée dans l'expérience même de la vie, pour l'homme. C'est donc le rapport entre cette destinée et l'action humaine qu'il faut analyser : la destinée est-elle une détermination dirigeant l'existence humaine et donc son action, ou bien se forme-t-elle par cette action même ? Quelle conception de la liberté cela impliquerait-il alors ?
Les chrétiens, par exemple, imagineront que quiconque à mal agi et n'a pas obtenu le pardon de Dieu ira rôtir dans les flammes de l'enfer. La peur de la mort a partie liée avec les superstitions religieuses dont la métaphysique matérialistes nous libère. De plus, si tout dans l'univers n'est fait que de matière, si nous, comme tous les êtres vivants, ne sommes que des agrégats d'atomes, lorsque nous mourons, ce ne sont que nos atomes qui se séparent, qui se désagrègent, ce n'est que notre corps qui se décompose, en un point d'abord (celui qui est blessé ou malade), puis en tous. Dès lors, rien de notre être ne survit, il n'y a rien après la mort, « la mort n'est rien pour nous ». Ceux qui pensent que la vie du corps, la pensée, la sensation, le mouvement viennent de l'âme, et que cette âme pourrait survivre après la mort du corps, ont tort. Car l'âme elle-même est faite de matière, certes plus subtile, puisque invisible ; mais si elle n'est qu'un agrégat d'atomes, elle aussi se décompose lorsque la mort survient, et même, selon l'expérience la plus commune, il faut penser qu'elle est la première à se décomposer puisque le mort apparaît immédiatement privé de vie, de sensation, de pensée et de mouvement, alors que le reste de son corps semble encore à peu près intact et mettra plus de temps à commencer à se décomposer. Aussi, la mort se caractérise bien en premier lieu par l'absence de sensation : « Habitue-toi à la pensée que le mort n'est rien pour nous, puisqu'il n'y a de bien et de mal que dans la sensation, et que la mort est absence de sensation. » En effet, les sensations que nous avons de notre corps et, à travers lui, des choses du monde sont la source de toute connaissance, et aussi de tout plaisir et de toute douleur, donc le vrai lieu de tout bien et de tout mal, puisque le bien réel n'est que le plaisir et le mal la douleur. Nous pouvons désigner la pensée d'Épicure comme un sensualisme qui fonde toute la vie intérieure sur la sensation. La mort étant la disparition des sensations, il ne peut y avoir aucune souffrance dans la mort.
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