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Sujet : l'homme a-t-il peur de la vérité ?

Définitions des termes :
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • peur : Sentiment de crainte éprouvé en présence ou à la pensée d'un danger, réel ou supposé, d'une menace (souvent dans avoir, faire peur) ; cette émotion éprouvée dans certaines situations : Trembler de peur. Appréhension, crainte devant un danger, qui pousse à fuir ou à éviter cette situation : La peur du ridicule. Crainte que quelque chose, considéré comme dangereux, pénible ou regrettable, se produise (surtout dans avoir peur) : Les médecins ont peur qu'il s'agisse d'une pneumonie.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.

Extrait du corrigé : 2. Humiliation biologique avec Darwin, l'homme ne provient plus de l'homme, n'est pas le descendant d'Adam, mais le produit d'une évolution 3. Humiliation psychologique avec Freud : l'homme n'est pas le maître de lui-même, son psychisme lui échappe.   L'homme a peur de la vérité qu'il connaît, parce qu'elle remet en question la cohérence - de son système de pensée - de la société (du rôle de l'Église par exemple).   Transition : cette peur de la vérité est peut-être désir de se maintenir dans l'illusion. III - ... ou désir d'illusion ? Le contraire de la vérité est également l'illusion. Pour Nietzsche, l'illusion est la condition même de la vie, et le privilège accordé à la raison et à l'adéquation avec la réalité est aussi une illusion. La vérité fait peur parce qu'elle dévoile un monde absurde, fait de douleurs et de tensions : d'où le besoin d'illusions destinées à prévenir ou du moins à encadrer la difficulté de la vérité et de la lucidité.

	l'homme a-t-il peur de la vérité 	?

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Définitions

  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • peur : Sentiment de crainte éprouvé en présence ou à la pensée d'un danger, réel ou supposé, d'une menace (souvent dans avoir, faire peur) ; cette émotion éprouvée dans certaines situations : Trembler de peur. Appréhension, crainte devant un danger, qui pousse à fuir ou à éviter cette situation : La peur du ridicule. Crainte que quelque chose, considéré comme dangereux, pénible ou regrettable, se produise (surtout dans avoir peur) : Les médecins ont peur qu'il s'agisse d'une pneumonie.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.

Problématique

• La peur est un état affectif qui traduit l'appréhension et le trouble. Ici, il faudra se demander :

            si la peur implique le refus.

            de quel type de vérité l'homme est susceptible d'avoir peur : de la vérité qu'il connaît ou de celle qu'il ne connaît pas ?

• La vérité, ce qui est vrai conformément à la réalité et à la raison, doit être ici opposé à son contraire : l'erreur et l'illusion, qu'il faudra distinguer pour faire progresser la dissertation.

• La difficulté du sujet est qu'il faut éviter d'en faire une analyse uniquement psychologique. 

Problématisation :

Si le sujet étonne, c'est que le sens commun conçoit tout aussi bien la proposition inverse : l'homme a peur de ne pas être dans la vérité. Mais si la peur de la vérité existe bien, est-elle réellement incompatible avec la peur de l'erreur ou de l'illusion ?

L'autre implication du sujet est que l'affectif (la peur) et le savoir (la vérité) peuvent être mis en relation, d'où un apparent paradoxe, puisque l'affectif et le rationnel devraient être incompatibles. Le traitement du sujet devra donc montrer comment et sur quels modes ces deux ordres peuvent se rejoindre.

 



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