l'homme est-il violent par nature ? *
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Aperçu du corrigé : l'homme est-il violent par nature ?
L’homme peut se définir come l’abstraction résultant de la synthèse des différentes caractéristiques appartenant à tous les individus du genre humain. Ce n’est jamais l’homme que nous rencontrons, mais des êtres humains qui appartiennent à cette catégorie abstraite : l’homme.
La violence suppose la volonté d’infliger un dommage physique ou moral à la personne d’autrui. Au sens le plus large, il y a violence chaque fois que les personnes ne reçoivent pas le respect qui leur est dû. Les manifestations de force destructrice, aussi bien que les forces de l’ordre sont des violences, même si elles interviennent dans des cadres institutionnels différents.
L’expression « naturellement » peut s’entendre en deux sens : elle fait référence à l’état de nature, c'est-à-dire au postulat d’un mode de vie de l’homme antérieur à la société. Et elle fait référence à une nature, c’est dire à une essence définissant, en l’occurrence, l’homme. Se demander si l’homme est naturellement violent, c’est donc se demander s’il est violent dans l’état de nature, et s’il l’est par essence.
L'homme violent dans l'état de nature est rendu pacifique par le nomothète a. La position Hobbesienne : l'homme est un loup pour l'homme Radicalement opposé à la thèse Rousseauiste, Hobbes affirme que l'homme est un loup pour l'homme, et que dans la fiction de l'état de nature, c'est la guerre de chacun contre tous qui est déclarée La violence fait donc partie intégrante des rapports entre les hommes, et ceux-ci sont amenés à se détruire puisque rien ne vient limiter leur capacité et leur volonté de se nuire mutuellement. ■ Hobbes veut être le Galilée de la science politique, par l'application des principes de la physique à la société. Il ne considère que les forces en présence, portées par les individus. L'état de nature - fiction théorique et non description historique - représente l'état des forces individuelles en l'absence de tout pouvoir politique. ■ Dans cet état, chaque individu poursuit sa conservation, poussé par trois passions fondamentales : la peur de la mort violente, la soif de pouvoir et la défiance à l'égard d'autrui (possible agresseur). Pour assurer sa sécurité, chacun dispose d'un droit illimité sur toutes choses et tout homme. C'est le droit de nature. ■ Tout est permis, jusqu'au meurtre. L'état de nature, c'est la guerre.
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