Aperçu du corrigé : L'homme est-il vraiment libre ?
Publié le : 2/2/2004 -Format: 

- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »).
Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- vraiment : Ce terme implique de prendre en compte qu'il s'agit d'interroger toute la profondeur de l'échange en ne se contentant pas d'une définition superficielle. Il va s'agir de définir l'échange dans ce qu'il a d'essentiel pour nous (on), c'est-à-dire les hommes.
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.

Le sujet libre est l'auteur d'un choix (d'action ou de pensée) que rien d'autre que sa volonté ne semble avoir influencé. Cette capacité de choix se nomme libre arbitre. Mais l'homme possède-t-il ce libre arbitre ? Peut-il démontrer l'existence du libre arbitre ? Il semble impossible de faire de la liberté la conclusion nécessaire d'un raisonnement logique, car tout raisonnement pourrait d'emblée faire l'objet d'une légitime suspicion. Je ne peux pas dire : « J'avais le choix entre tel et tel objet, j'ai choisi le premier, donc je suis libre », car le choix peut toujours avoir été déterminé par des causes qui m'échappent. Si le raisonnement ne peut démontrer la liberté, n'est-ce pas l'expérience qui pourra en fournir la preuve ? Le libre arbitre ne serait-il pas l'objet d'une expérience première ? N'ai-je d'ailleurs pas, au fond de moi, le sentiment immédiat de ma liberté ? Mais comment accorder ma confiance à une expérience qui peut être déformée par ma subjectivité, c'est-à-dire par la conjugaison de mon désir de me croire libre et de mon ignorance de ce qui m'influence ? L'expérience de la liberté n'est-elle pas une illusion ?

Mais par sa volonté, le sujet se rapproche de Dieu car elle est, chez lui aussi, une faculté infinie. Comme Dieu, l'homme a une volonté infinie.
Si l'homme n'est que matière, si son être se résume à son corps, comment le penser libre ? Le corps reste soumis aux
contraintes qui s'exercent sur la matière : il est déterminé. Pour dire que l'homme est libre, il faut donc qu'il y ait en lui quelque chose d'absolument indépendant du corps, quelque chose d'inconditionné. Descartes nomme cette chose : « l'âme », « l'esprit », « la pensée ». Par ailleurs, l'être limité qu'est l'homme ne peut pas être à l'origine de cette liberté infinie. Il faut donc qu'il l'ait reçue d'un principe extérieur, lui-même infini. Descartes nomme ce principe « Dieu ». Bref, si je crois être libre, je pose à la fois l'âme et Dieu : c'est une position
métaphysique.
Principe selon lequel tous les événements ont une cause.
Caractère de ce qui peut ne pas exister. On peut dire que l'amitié est contingente, car il n'est pas nécessaire que nous ayons des amis; en revanche, il est nécessaire que nous ayons des rapports avec les autres.
Ce mot a trois sens: A) Il désigne toute substance matérielle que l'homme peut percevoir et qui existe en dehors de lui. En ce sens, un corps possède une masse, occupe un espace et a trois dimensions. B) Il désigne le corps humain, dont les propriétés physiques font l'objet d'études anatomo-physiologiques. C) Il désigne enfin cet épace occupé par la pensée de chacun.
Le verbe vient du latin credere, qui signifie "tenir pour vrai", "faire confiance". La croyance implique donc l'idée d'une absence de connaissance, car il s'agit toujours de "se fier" au témoignage d'autrui.
Pour Kant, elle peut désigner l'opinion ("croyance qui a conscience d'être insuffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement"), la foi ("si la croyance n'est que subjectivement suffisante, et si elle est en même temps tenue pour objectivement insuffisante, elle s'appelle foi"), et la science ("croyance suffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement").
Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.
Ce qui est soumis à la causalité et n'a aucune marge de liberté et d'indépendance.
Principe selon lequel tous les phénomènes de la nature sont liés les uns aux autres par des lois invariables. A ne pas confondre avec fatalisme. Le déterminisme s'applique à une conception scientifique du monde. Comme l'écrit Claude BERNARD dans son Introduction à l'étude de la médecine expérimentale: "Le rôle du savant est de chercher à définir et à déterminer pour chaque phénomène les conditions matérielles qui produisent sa manifestation."
Qui a les caractères du discours, cad qui atteint son but en passant par l'intermédiaire de raisonnements qui vont d'un jugement à un autre pour construire une réponse.
La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
En philosophie, l'expérience est une connaissance acquise par le contact direct, par l'action directe d'un sujet sur un objet. Il s'agit donc de données concrètes et sensibles, à partir desquelles il est possible de construire une connaissance du monde. Cependant, si, pour la tradition empiriste, l'expérience est le fondement de toutes nos connaissances, pour les rationalistes, elle est peu fiable, voire mensongère, car donnée par les sens.
Production artificielle de phénomènes en vue d'observer de manière précise et méthodique leurs rapports.
Possibilité, capacité, qui ne se traduit pas forcément par un acte.
Il convient de distinguer les illusions des sens et les illusions intellectuelles. Les premières ont une origine physiologique. Les secondes ont pour fondement les désirs et les passions.
Au sens premier du terme, il faut entendre: sans médiation ni intermédiaire, cad tout de suite (sens courant mais aussi sans l'aide d'aucun outil, ni matériel, ni intellectuel.
Qui est naturellement juste, fondé. "Légitime" a un sens plus général que "légal", il peut donc être légitime de s'opposer à ce qui est légal, comme la morale peut s'opposer à la politique.
Pouvoir de choisir. Le libre arbitre se rapproche de la liberté d'indifférence, qui est le pouvoir de choisir entre des contraires.
Domaine de la connaissance qui dépasse ce que nous pouvons connaître au moyen de nos sens, de l'expérience. Dieu, l'immortalité de l'âme, l'infini, le fait même que nous soyons capables de penser en conscience sont des problèmes métaphysiques.
Qui remonte à l'origine, qui existe depuis toujours.
Pour les Grecs, la sagesse est à la fois connaissance et vertu. Au temps d'Homère, l'homme sage était celui qui maîtrisait plusieurs techniques.
Plaisir résultant de l'accomplissement d'une chose que l'on souhaitait, que l'on attendait ou que l'on désirait.
Attitude d'une personne qui juge, pense ou apprécie en fonction de sa conscience, de ses opinions et ses goûts. En philosophie, on parle de subjectivisme pour définir un système de pensée qui accorde une place prépondérante au sujet pensant.
Du grec "tecknè", "art, métier". Procédés de travail ou de production qui supposent un savoir-faire. La technique désigne aussi les applications de la science proprement dite.
Au sens large, ensemble des forces psychiques portant à l'action. Inclinations, désirs, passions relèvent de la volonté ainsi entendue. C'est la détermination arrêtée d'accomplir une certaine action. VOLONTE DE PUISSANCE: Cette notion n'a, dans la philosophie de Nietzsche, aucune connotation militaire, belliqueuse. Celui qui est puissant est celui qui a le courage et la force de réaliser ce que la vie lui demande de réaliser. VOLONTE GENERALE: Selon Rousseau, elle ne peut pas s'identifier seulement à la majorité. La volonté générale est unanime. Elle exprime en sa totalité l'esprit d'une communauté.
Écrits rédigés par les avocats exposant les prétentions des parties au procès.