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Les hommes ne vivent-ils que pour satisfaire leurs besoins ?

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Les hommes ne vivent-ils que pour satisfaire leurs besoins ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Les hommes ne vivent-ils que pour satisfaire leurs besoins ?



Publié le : 11/11/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Les hommes ne vivent-ils que pour satisfaire leurs besoins 	?
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  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.

Parler des « hommes », c’est parler de l’espèce humaine en générale, s’efforcer de définir des caractéristiques qui valent pour son ensemble, l’espèce humaine étant comprise d’emblée comme une espèce à part, dotée de facultés qui la distinguent de toutes les autres espèces vivantes et, par conséquent, d’un rapport au monde complexe et singulier.
L’expression « vivre pour » pose la question du but assigné à la vie. Il va donc falloir interroger la manière dont les hommes conçoivent et gouvernent leurs vies. Cette interrogation générale est précisée par la suite du sujet : l’expression « ne… que » est restrictive, elle propose une piste unique et nous demande de la valider ou de l’infirmer ; l’objet de cette restriction est le fait de satisfaire ses besoins. Les besoins peuvent se diviser en deux catégories : il y a d’abord les besoins naturels, nécessaires à la préservation de la vie – manger, boire, etc. – et d’autre part des besoins dont la non-satisfaction ne menace pas vraiment la vie – en ce sens ils ne sont pas nécessaires -, mais qui sont cependant perçus comme des besoins par ceux qui sont concernés par eux : on pourra penser par exemple au besoin de la sociabilité, au besoin de certains produits de consommation, ou encore, au besoin d’un produit dont nous serions dépendants. Etant donné que l’objet d’étude est l’espèce humaine, il faudra étudier le concept de besoin dans sa complexité, et ne pas le limiter aux besoins naturels nécessaires, qui sont pourtant les seuls besoins au sens strict du terme.
Satisfaire un besoin, c’est se procurer ce que le besoin appelle de manière à ne plus l’éprouver.
Ce sujet conçoit donc l’homme avant tout comme un être de besoins, dont l’existence serait gouvernée par la recherche permanente des objets capables de satisfaire les besoins qu’il connaît en permanence – y compris les besoins non-nécessaires, culturels. Il faudra décider si cette définition de la manière dont l’homme dirige sa vie est complète ou satisfaisante, ou bien, si au contraire, elle laisse de côté des aspects importants de l’être humain en adoptant sur lui un point de vue limité à la prise en compte du rôle que les besoins jouent dans son existence, rôle ramené à une simple recherche de satisfaction. L’homme ne peut-il pas avoir un rapport au besoin beaucoup plus complexe qu’un rapport de recherche de satisfaction ? Peut-on réduire le sens de l’existence humaine à une tentative permanente de satisfaction des besoins ? Le propre de l’homme ne serait-il pas, au contraire, de ne pas vivre seulement pour satisfaire ses besoins, mais de créer avec ses besoins un rapport plus complexe qu’un simple rapport de satisfaction, et de prendre en charge des préoccupations n’ayant rien à voir avec la satisfaction des besoins ?



De la même façon, l'homme est capable de penser ses besoins, éventuellement de les mettre à distance : le sujet attribue à l'homme une sorte de comportement réflexe à l'égard de ses besoins, qu'il semble falloir refuser.   Hegel, Principes de la philosophie du droit   « C'est une opinion fausse de penser que l'homme vivrait libre par rapport au besoin dans l'état de nature où il n'éprouverait que des besoins naturels soi-disant simples et où il n'utiliserait pour les satisfaire que les moyens qu'une nature contingente lui procure. Elle est fausse, même si l'on ne considère pas l'élément de libération qui est dans le travail dont on parlera plus loin. En effet, le besoin naturel en tant que tel et sa satisfaction immédiate ne seraient que l'état de la spiritualité enfoncée dans la nature et, par conséquent, l'état de sauvagerie et de non-liberté, tandis que la liberté n'existe que dans la réflexion du spirituel en lui-même, dans sa distinction d'avec la nature et dans son action réfléchie sur elle. »   Transition : L'homme peut s'autoriser un rapport complexe avec ses besoins, qui va bien au-delà de la simple recherche de satisfaction, mais, plus encore, il peut mettre à distance certains de ses besoins, les évaluer, les critiquer, se retenir dans leur satisfaction. L'homme se caractériserait donc avant tout par une capacité à ne pas satisfaire ses besoins.     III. La capacité humaine à limiter les besoins et le souci de leur satisfaction   La philosophie a ainsi, traditionnellement, proposé une morale de limitation des besoins : il ne faut pas satisfaire les besoins naturels avec trop de raffinement, et il faut éviter de se créer des besoins artificiels en plus des inévitables besoins naturels. C'est ainsi que l'homme, s'il veut conduire sa vie le mieux possible, doit chercher non pas à satisfaire systématiquement ses besoins, mais à les régler, à les discipliner, voire à les supprimer lorsque cela est possible.   Rousseau   « On croit m'embarrasser beaucoup en me demandant à quel point il faut borner le luxe.


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Le corrigé du sujet " Les hommes ne vivent-ils que pour satisfaire leurs besoins ?" a obtenu la note de : aucune note

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  • Fra47003 (Hors-ligne), le 12/02/2010 à 12H16.
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    Problématique

    C'est cette marge qui permet à la machine d'être sensible à une information extérieure. C'est par cette sensibilité des machines à de l'information qu'un ensemble technique peut se réaliser, bien plus que par une augmentation de l'automatisme. Une machine purement automatique, complètement fermée sur elle-même, dans un fonctionnement prédéterminé, ne pourrait donner que des résultats sommaires. La machine qui est douée d'une haute technicité est une machine ouverte, et l'ensemble des machines ouvertes suppose l'homme comme organisateur permanent, comme interprète vivant des machines les unes par rapport aux autres. Loin d'être le surveillant d'une troupe d'esclaves, l'homme est l'organisateur permanent d'une société des objets techniques qui ont besoin de lui comme les musiciens ont besoin du chef d'orchestre. » Le propos peut maintenant être plus précis quant aux fins réalisées par la technique.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    (...) ce qui est nécessaire pour satisfaire aux besoins de la patrie (...), FÉNELON, Télémaque, XXII, 386.

    Ajouté par webmaster

    Pour satisfaire aux besoins de son esprit, madame Rabourdin prit un jour de réception par semaine (...), BALZAC, les Employés, Pl., t. VI, p. 868.

    Ajouté par webmaster

    à leurs besoins ils bornent leurs désirs, Mais sans chercher, au gré de vains caprices, à se créer mille besoins factices (...), MALFILâTRE, Narcisse, I.

    Ajouté par webmaster

    .2 Un mécanisme important est celui du «passage à l'acte» (acting out), très développé chez certains sujets qui semblent consacrer une ingéniosité inconsciente à actualiser, dramatiser dans la vie courante les besoins et les objets de leur drame inconscient, avec le but de satisfaire certains besoins ou de maîtriser des situations traumatiques., Daniel LAGACHE, la Psychanalyse, p. 47 (1955).

    Ajouté par webmaster

    Les ouvrages de futurologie et de science-fiction nous donnent beaucoup de détails sur les moyens techniques dont nous disposerons dans vingt ou trente ans, parfois dans cent ans, pour satisfaire nos besoins et nos désirs. Mais on se pose rarement la question de savoir quels seront nos besoins et quels seront nos désirs à cette étape nouvelle du développement humain., Roger GARAUDY, Parole d'homme, p. 168.

    Ajouté par webmaster

    Arthur SCHOPENHAUER / Aphorismes sur la sagesse dans la vie (1851) / Collection Quadrige / PUF 1943 « On reproche fréquemment aux hommes de tourner leurs voeux principalement vers l’argent et de l’aimer plus que tout au monde. Pourtant il est bien naturel, presque inévitable d’aimer ce qui, pareil à un protée infatigable, est prêt à tout instant à prendre la forme de l’objet actuel de nos souhaits si mobiles ou de nos besoins si divers. Tout autre bien, en effet, ne peut satisfaire qu’un seul désir, qu’un seul besoin : les aliments ne valent que pour celui qui a faim, le vin pour le bien portant, les médicaments pour le malade, une fourrure pendant l’hiver, les femmes pour la jeunesse, etc. [...] L’argent seul est le bien absolu, car il ne pourvoit pas uniquement à un seul besoin "in concreto"mais au besoin en général, "in abstracto". »

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    Nous définirons (...) le socialisme comme une forme de société dont les bases fondamentales sont les suivantes : 1° -Propriété sociale des instruments de production; 2° -Gestion démocratique de ces instruments; 3° -Orientation de la production en vue de satisfaire les besoins des hommes., G. BOURGIN et P. RIMBERT, le Socialisme, p. 13.

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    (...) quand je veux aller aux commodités satisfaire mes petits besoins!..., COURTELINE, Messieurs les ronds-de-cuir, 2Ëe tableau, II, p. 67.

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    (...) toute propriété se résout en un système de jouissances, elle procure finalement au propriétaire la satisfaction de besoins variés, besoins élémentaires de la vie, besoins de luxe, besoins de liberté ou de domination., JAURèS, Hist. socialiste..., t. V, p. 203.

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