Hymne à la Beauté

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< La Société Peut Elle Se Passer De Religion ? Commentaire Littéraire - "chacun Sa Chimère", ... >>
Partager

Hymne à la Beauté

Echange

Aperçu du corrigé : Hymne à la Beauté



Document transmis par : Jean41873


Publié le : 5/12/2010 -Format: Document en format HTML protégé

Hymne à la Beauté
Zoom

 

Hymne à la Beauté s'intègre à une série de poèmes de la section Spleen et Idéal, où Baudelaire cherche à définir le caractère de la beauté et la conception du poète. Baudelaire nous présente d'abord la beauté sous une forme ambiguë et contradictoire. La beauté dans ce poème désigne Jeanne DUVAL. D'abord nous parlerons de la beauté contradictoire et ambiguë , ensuite du pouvoir fascinant mais inquiétant.

 

Dans ce poème, la beauté a beaucoup de sens contradictoires. Baudelaire compare d'un côté la beauté au paradis : « ciel » V1, « divin » V2, « bienfait » V3, « astre » V9, « Dieu »  et « ange » V25. Mais d'un autre côté  il la compare à l'enfer : « abîme » V1, « infernal »V2, « crime » V3, « gouffre noir » V9, « l'enfer » V21 et « Satan » V25. Nous avons ici deux champs lexicaux. La beauté  paraît  ambigüe parce que Baudelaire ne sais pas t...



Signaler un abus

administration
Echange gratuit

Ressources Gratuites

Pour pouvoir consulter gratuitement ce document et

TOUCHER DES DROITS D'AUTEUR

Vous disposez de documents dont vous êtes l'auteur ?

monnaie-euro-00008Publiez-les et gagnez 1 euro à chaque consultation.
Le site devoir-de-philosophie.com vous offre le meilleur taux de reversement dans la monétisation de vos devoirs et autres rapports de stage.
Le site accepte tous les documents dans toutes les matières (philosophie, littérature, droit, histoire-géographie, psychologie, etc.).

N'hésitez pas à nous envoyer vos documents.

, nous vous prions tout simplement de faire don d'un document pour le site en cliquant sur le boutton ci-dessous :




Le corrigé du sujet "Hymne à la Beauté" a obtenu la note de : aucune note

Cacher les ressources gratuites

Problématique

Ce mouvement du «qu'importe, si», par lequel le poète se lance à corps perdu, désespérément hors du monde, se retrouve dans maint endroit de l'oeuvre de Baudelaire. A la fin du « Voyage », par exemple : « Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau, Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe? Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau! » Même aspiration, dans le poème en prose « Any where out of the world » : « Mon âme fait explosion, et sagement elle me crie: "N'importe où! n'importe où! pourvu que ce soit hors de ce monder» On lit encore, dans « Le Mauvais vitrier » (bien que le ton soit ironique) : «Mais qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l'infini de la jouissance ?» Ce mouvement du « qu'importe» assume donc très explicitement le risque suicidaire. Le poète sacrifie sa vie bien réelle contre l'espoir d'un Infini encore inconnu. Il accepte délibérément de perdre au change.

Ajouté par PROF

Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Hymne à la beauté,

Baudelaire.

 

Introduction :

Hymne à la beauté s’intègre à une série de poèmes de la section « Spleen et idéal « , où Baudelaire cherche à définir l’essence du beau et sa conception du poète.

Beaudelaire nous présente d’abord la beauté sous un visage ambigu et contradictoire. Il montre ensuite la fascination qu’elle exerce sur lui, ce qui donne lieu à un véritable hymne à la beauté.

Dans ce poème, nous nous intéresserons à la nature et à l’origine de la beauté selon Baudelaire, puis nous étudierons un hymne à la toute puissance de la beauté, et enfin nous verrons en quoi la beauté est une fleur du mal.

 

I). Nature et origine de la beauté.

 

1). Origine obscure de la beauté.

Baudelaire cherche d’abord à cerner l’origine de la beauté et son identité.

Elle se présente d’emblée comme un mystère qu’on ne cesse d’interroger. Dès le premier vers, l’auteur, par le biais d’une question : « viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l’abîme », revêt un caractère obsessionel. On remarque que la beauté semble presque toujours émerger d’une profondeur (« ciel profond », « abîme », « gouffre noir »). L’allusion à une profondeur ténébreuse souligne son origine obscure.

En fait, son origine oscille entre le bien et le mal. Une série d’image représente cet antagonisme : l’opposition haut / bas (« ciel » / « abîme »), ténèbres / lumière ( « gouffre » / « astres »), « ciel » / « enfer »...

 

2). Un beau paradoxal.

Baudelaire définit le beau de façon paradoxale. Une série d’alliance de mots prouvent en effet la nature contradictoire de la beauté. Son regard est « infernal et divin », elle verse confusément « le bienfait et le crime ». La conjonction de coordination « et » souligne l’indissociabilité du bien et du mal , leur répartition équilibrée traduite par la parfaite symétrie des hémistiches : « infernal et divin », « le bienfait et le crime ». Le paradoxe le plus frappant est sans nul doute le rapprochement du beau et du monstrueux : « Ô beauté ! monstre énorme, effrayant... » (v.22). La modernité de Baudelaire repose sur cette alliance inhabituelle de l’horreur et de la beauté.

 

II). Un hymne à la toute puissance de la beauté.

 

1). Pouvoir de fascination de la beauté.

La beauté possède un incontestable pouvoir de fascination. Elle subjugue le destin : « le destin est charmé » (v.10). Le mot « charmé » doit être pris ici au sens fort d’envoûtement, de même qu’au vers 14 : « charmant ».

Son pouvoir de métaphore est évoqué à plusieurs reprises : ses baisers sont « un philtre » qui transforme le héros (v.7-8) ; elle est tour à tour « fée » ou « sirène ».

 

 

2). La beauté comme échappatoire au temps.

La beauté, c’est à dire l’art, représente pour le poète l’évasion. Elle doit reculer les limites du quotidien, lui donner l’accès à l’ « infini » et lui révèler du nouveau (le « jamais connu »). L’art a pour fonction de sublimer la réalité. C’est le recours suprême pour échapper au temps et accéder à l’éternité.

 

3). Sensualité de la beauté.

L’admiration du poète est rendue par différents procédés : une syntaxe exclamative (« Ô ! mon unique reine »), une scène d’apostrophe (« Ange », « sirène », « fée »). Enfin pour rendre encore plus évidente l’attirance qu’elle exerce sur lui, l’auteur la représente sous les traits d’une femme : personnification de la beauté.

Tous les éléments privilégiés par Baudelaire dans cette personnification mettent en valeur la fascination sensuelle qu’exerce la beauté sur le poète : « regard », « bouche », « sourire », « ventre ».

La femme sait jouer de ses charmes par maintes artifices : ses « jupons » (v.10), « ses bijoux ».

 

III). La beauté est une fleur du mal.

 

1). Soumission du poète.

Si la beauté suscite la dévotion de ceux qui l’entourent, elle provoque en même temps leur avilissement en établissant une relation de maître à esclave : « le désir charmé suit tes jupons comme un chien » (v.10).

Le poète aux genous de son unique « reine ». La soumission de l’amant est suggérée par l’adjectif « incliné ».

 

2). Sadomasochisme.

Le caractère nettement sadomasochiste de ces relations se manifeste aux vers 19 et 20 : « l’amoreux pantelant incliné sur sa belle, à l’air d’un moribond caressant son tombeau » : la beauté fait souffrir le poète, et le poète aime cette souffrance.

Son masochisme nous est révèlé par l’expression « caressant son tombeau » puisuqe le moribond semble éprouver une réelle jouissance à l’idée de sa propre mort.

 

Conclusion :

Ce poème nous révèle d’abord une esthétique originale, non plus fondé sur le modèle traditionnel proposé par l’école parnasienne (beauté qui repose sur la perfection formelle), mais sur des critères tels que le bizarre et le monstrueux. Baudelaire cherche donc paradoxalement à dégager la beauté de la laideur (il y parviendra dans le poème Une charogne). L’Hymne à la beauté éclaire à la fois la personnalité de l’auteur et le caractère de son oeuvre. 

Il met l’accnt sur l’ambiguïté du tempérament Baudelairien où sadisme et masochime sont mêlés. Il dévoile enfin l’aspect satanique du recueil.

Citations

.2 Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme, O Beauté? ton regard, infernal et divin Verse confusément le bienfait et le crime (...) Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe, O Beauté! monstre énorme, effrayant, ingénu! Si ton oeil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu., BAUDELAIRE, les Fleurs du mal, XXI, «Hymne à la Beauté». Cf. aussi «La Beauté», -Ibid., XVII.

Ajouté par webmaster

Le Bellagio ne sera peut-être pas son investissement le plus rentable, mais qu'importe, ce sera son hymne à la beauté du monde, sa réplique au mauvais goût, au toc et au clinquant. Jean Beaunoyer, Dans les coulisses du Cirque du Soleil, Québec Amérique

Ajouté par webmaster

La beauté du jour est comme une beauté blonde qui a plus de brillant; mais la beauté de la nuit est une beauté brune qui est plus touchante (...), FONTENELLE, Entretiens sur la pluralité des mondes, Premier soir.

Ajouté par webmaster

Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps., HUGO, Post-Scriptum de ma vie, VI.

Ajouté par webmaster

La beauté du visage ancien était la beauté de ses lignes; la beauté du visage moderne est la physionomie de sa passion. Nous avons de beaux monstres comme Lekain, Mirabeau., Ed. et J. DE GONCOURT, Journal, 5 mars 1866, t. III, p. 26.

Ajouté par webmaster

Dans la beauté accomplie des chefs-d'oeuvre elle ne touchait plus ici qu'une beauté immobile, insensibilisée, inexpressive, presque inhumaine, et là qu'une beauté faunesque animée de la joie ivre, capricante et malfaisante du premier âge champêtre et bestial de l'homme primitif., Ed. et J. DE GONCOURT, Madame Gervaisais, p. 140.

Ajouté par webmaster

Et jamais de son coffre elle ne l'aveignait -(ce linge) ..., RONSARD, Hymne de l'hiver.

Ajouté par webmaster

« L'oeil reçoit de la beauté peinte le même plaisir que de la beauté réelle. » (LÉONARD DE VINCI.)

Ajouté par webmaster

Sous les arches de pierre à grand bruit emportés., André CHÉNIER, Hymne à la justice.

Ajouté par webmaster

Quelle est la couleur de la tomate ?

Avertissement de respect de copyright. Respect des règles orthographique (pas de langage SMS).



Ressource précédenteRessource suivante

Hymne à la Beauté

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Podcast philo