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l'idée de finalité doit-elle demeurer étrangère aux sciences biologiques ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : l'idée de finalité doit-elle demeurer étrangère aux sciences biologiques ?



Publié le : 22/3/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

l'idée de finalité doit-elle demeurer étrangère aux sciences biologiques ?
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A. — On sait que les savants formés aux méthodes des sciences positives écartent volontiers l'idée de finalité comme anti-scientifique. Postulat mécaniste et principe fondamental de la science expérimentale : recherche des conditions, du comment des phénomènes, non du pourquoi. Mot de Bacon : "Les causes finales, comme les vierges qui se consacrent à Dieu, sont belles, mais stériles." Elles sont : a) belles, c'est-à-dire un produit séduisant de l'imagination : b) stériles : elles n'ont jamais servi à rien, si ce n'est à engendrer des erreurs et à entretenir des préjugés.

B. — On peut accorder : a) qu'on a souvent abusé des causes finales; b) que, dans les sciences physico-chimiques, elles ne jouent qu'un rôle très secondaire. — Mais la recherche de la finalité est d'une incontestable utilité dans les sciences biologiques, qui ont pour objet les fonctions et les organes des animaux et des plantes. Le montrer :
1° A priori : Qui dit organe (instrument, outil) dit usage, but à atteindre. Qui dit fonction dit la même chose. Comment avoir l'explication de ces organes et fonctions sans la considération du but pour lequel ils sont des moyens ? (Cf. Janet. Causes finales.)
2° A posteriori : Rappeler que l'histoire des sciences enregistre de grandes découvertes dues à l'idée de finalité (Cuvier, Harvey).

C. — Faire remarquer toutefois que les considérations téléologiques sont utiles à la science, non pour la constituer, mais comme procédé propre à suggérer au savant des hypothèses qui le dirigeront dans ses recherches. Mais, à cause des abus toujours possibles, nécessité d'un contrôle sévère et d'une prudente réserve.


Il semble y avoir une contradiction dans les termes quand on rapproche le mot positif qui caractérise habituellement la science et la notion de finalité qui appartient habituellement à la métaphysique. La science est positive dans la mesure où elle se limite aux faits. Elle établit entre eux des relations de cause à effet qui, lorsqu'elles sont constantes, prennent le nom de lois. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.
La notion de finalité au contraire comporte l'intervention d'une volonté soit humaine, soit divine. La suite des causes se trouve en quelque sorte interrompue par un « commencement absolu «. Un projet précède l'existence de la réalité et contribue à la rendre réelle. En conséquence on ne voit pas bien comment la finalité pourrait prendre un sens positif.

 



Par exemple, en biologie et plus particulièrement dans le domaine de l'évolution. La position du vitalisme n'est rien d'autre qu'un essai pour donner une valeur positive au concept de finalité. Sans doute on ne peut contrarier indéfiniment le courant expérimental qui se développe avec des praticiens comme A. Paré ou Descartes, mais toutes les explications positives devront trouver place dans un ensemble dominé par une entité comme le principe vital. On utilise pour convaincre le savant un raisonnement passablement spécieux, qui d'ailleurs se trouve souvent repris par la suite. En vain la science progresse et démonte des mécanismes compliqués de la nature. Ces mécanismes compliqués, si l'homme peut les connaître, il ne peut certes pas les créer de toutes pièces. Pour critiquer la science et la renvoyer à la finalité, on reproche en somme à l'homme de ne pas être Dieu, c'est-à-dire de ne pouvoir reconstruire ce que déjà il parvient à connaître.Le vitalisme a été sévèrement critiqué par Claude Bernard qui y voit la négation même de l'esprit scientifique. Pour lui la science ne doit point se proposer de rechercher les « causes en soi «.


Préambule. — Contradiction dans les termes qui semblent contenus dans la question posée : finalité, concept métaphysique et caractère positif de la science.

1re partie: Usages abusifs de la notion de finalité:

1. Usage métaphysique pur et simple.
2. Usage pseudo-scientifique.
3. Position philosophique qui limite la causalité par la finalité : Boutroux.

2e partie : La finalité en biologie :

1. Complexité de l'objet considéré.
2. La « convenance complexe «.

3. Élimination du vitalisme.

Conclusion. — La finalité peut entrer dans le concept de causalité.



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