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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
- nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
Extrait du corrigé : , VI) déclare que la nature, en général, est « l'ordre et la disposition que Dieu a établis dans les choses créées ». MALEBRANCHE, en opposition à la conception aristotélicienne et scolastique, affirme qu'« à proprement parler, ce qu'on appelle nature n'est rien autre chose que les lois générales que Dieu a établies pour construire ou conserver son ouvrage par des lois très simples, par une action toujours uniforme, constante, parfaitement digne d'une sagesse infinie et d'une cause universelle » (Tr. de la Nature et de la Grâce). Ainsi s'annonce la conception moderne de la nature comme totalité des phénomènes déterminés par des lois. « Les lois, écrira MONTESQUIEU, sont les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses. » L'ensemble des phénomènes, dira KANT (Crit. de la R. pure), est appelé monde lorsqu'il est posé comme un tout mathématique, une grandeur, un assemblage dans l'espace ou dans le temps ; mais on le nomme nature lorsqu'on le considère comme un tout dynamique et qu'on a égard à l'unité dans l'existence (Dasein) des phénomènes : « La condition de ce qui arrive, s'appelle alors cause, et la causalité conditionnée de la cause s'appelle, au sens étroit, causalité naturelle », tandis que la causalité inconditionnée reçoit le nom de liberté. Dans les Prolégomènes (§ 14), il précisera que la nature n'est pas l'existence des choses en soi, mais « l'existence des choses en tant que déterminée suivant des lois universelles ». La nature, ainsi comprise, devient essentiellement l'objet de la science et, tout spécialement, des sciences physiques.
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