, VI) déclare que la nature, en général, est « l'ordre et la
disposition que Dieu a établis dans les choses créées ». MALEBRANCHE, en
opposition à la conception aristotélicienne et scolastique, affirme qu'« à
proprement parler, ce qu'on appelle nature n'est rien autre chose que les lois
générales que Dieu a établies pour construire ou conserver son ouvrage par des
lois très simples, par une action toujours uniforme, constante, parfaitement
digne d'une sagesse infinie et d'une cause universelle » (Tr. de la Nature et de
la Grâce). Ainsi s'annonce la conception moderne de la nature comme totalité des
phénomènes déterminés par des lois. « Les lois, écrira MONTESQUIEU, sont les
rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses. » L'ensemble des
phénomènes, dira KANT (Crit. de la R. pure), est appelé monde lorsqu'il est posé
comme un tout mathématique, une grandeur, un assemblage dans l'espace ou dans le
temps ; mais on le nomme nature lorsqu'on le considère comme un tout dynamique
et qu'on a égard à l'unité dans l'existence (Dasein) des phénomènes : « La
condition de ce qui arrive, s'appelle alors cause, et la causalité conditionnée
de la cause s'appelle, au sens étroit, causalité naturelle », tandis que la
causalité inconditionnée reçoit le nom de liberté. Dans les Prolégomènes (§ 14),
il précisera que la nature n'est pas l'existence des choses en soi, mais «
l'existence des choses en tant que déterminée suivant des lois universelles ».
La nature, ainsi comprise, devient essentiellement l'objet de la science et,
tout spécialement, des sciences physiques.
Aristote rompt définitivement avec la représentation du monde donnée par la mythologie. Il rompt aussi avec l'idéalisme de Platon, qu'il remplace par une observation scrupuleuse du réel. Il est ainsi l'un des deux grands fondateurs de la philosophie occidentale.
Principe selon lequel tous les événements ont une cause.
Ce qui est soumis à la causalité et n'a aucune marge de liberté et d'indépendance.
L'ordre naturel repose sur des lois que la raison est capable de découvrir. L'ordre social repose sur des décrets qui, idéalement, devraient être des décrets de la raison et qui, de fait, dépendent plus des circonstances, d'intérêts politiques, économiques ponctuels.
Pour les Grecs, la sagesse est à la fois connaissance et vertu. Au temps d'Homère, l'homme sage était celui qui maîtrisait plusieurs techniques.
Enseignement dispensé dans les écoles pendant tout le Moyen Age et que la Renaissance révoquera définitivement. Cet enseignement reposait sur deux piliers: la philosophie d'Aristote et le dogme chrétien.
Voie de recours de second degré permettant la réformation ou la confirmation d'une décision prise en première instance.