illusion : Il convient de distinguer les illusions des sens et les illusions intellectuelles. Les premières ont une origine physiologique. Les secondes ont pour fondement les désirs et les passions.
1) La pensée commune confond volontiers erreur et illusion ; le dictionnaire Le petit Robert (sans publicité aucune...) rend synonyme les deux termes : « c'est une erreur de perception causée par une fausse apparence ». Mais l'illusion n'est pas réductible à l'erreur comme nous le montre Kant dans la Critique de la Raison pure, introduction à la dialectique transcendantale. L'erreur est simplement faute d'inattention, une incohérence par rapport aux règles de la logique. Ainsi, l'erreur quand on en prend conscience est corrigée. Ce qui n'est pas le cas de l'illusion. La connaissance, la prise de conscience de l'illusion ne la fait pas disparaître. J'ai beau savoir que la lune est à environ 400 000 kilomètres de la terre, il n'empêche que je ne peux faire qu'elle me paraisse à portée de main... L'illusion et l'erreur sont donc deux sortes de tromperie : la première ne peut être réduite par le savoir, la seconde si.
L'illusion me donne donc une apparence trompeuse de la réalité. Il s'agit dès lors de réfléchir sur cette réalité tronquée. Car une fois de plus, la doxa se méprend. L'apparence n'est ni fausse ni vraie (comme l'indique le dictionnaire) mais ne correspond pas à la réalité. Aussi faut-il considérer avec sérieux le rapport qu'entretient l'illusion avec la réalité.
Transition :Si l'illusion me trompe sur la réalité, est-ce à dire que je ne peux pas connaître la réalité et qu'elle me paraît à tout jamais déformée ?
.. L'illusion et l'erreur sont donc deux sortes de tromperie : la
première ne peut être réduite par le savoir, la seconde si.
L'illusion me donne donc une
apparence trompeuse de la réalité. Il s'agit dès lors de réfléchir sur cette
réalité tronquée. Car une fois de plus, la doxa se méprend. L'apparence
n'est ni fausse ni vraie (comme l'indique le dictionnaire) mais ne correspond
pas à la réalité. Aussi faut-il considérer avec sérieux le rapport qu'entretient
l'illusion avec la réalité.
Transition : Si l'illusion me trompe sur la réalité,
est-ce à dire que je ne peux pas connaître la réalité et qu'elle me paraît à
tout jamais déformée ?
2) Là aussi, il faut se
défaire d'une synonymie trop rapide car l'illusion n'est pas hallucination. Dans
ce dernier cas, le réel est entièrement reconstruit, ce qui débouche sur une
pathologie mentale. C'est ce que nous explique Freud dans L'avenir
d'une illusion.
Au sens vulgaire, l'apparence s'oppose au réel car elle n'est qu'un aspect trompeur de la réalité. Mais, en métaphysique, le mot apparence peut aussi désigner ce qui, dans la représentation, est donné au sujet qui perçoit, conçoit les choses.
La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
Pour Platon, la dialectique est le processus par lequel la pensée s'élève vers la vérité en admettant ou rejetant des arguments successifs. Pour Hegel, c'est le mouvement de la pensée qui passe d'une affirmation (thèse) à son contraire, avant de réconcilier les deux points de vue en les surmontant dans une synthèse.
Il convient de distinguer les illusions des sens et les illusions intellectuelles. Les premières ont une origine physiologique. Les secondes ont pour fondement les désirs et les passions.