LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Y a-t-il une fonction de l'illusion ? L'imagination est-elle le refuge de la libert ... >>


Partager

Imaginer, est-ce nier la réalité ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Imaginer, est-ce nier la réalité ?



Publié le : 7/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Imaginer, est-ce nier la réalité ?
Zoom

L'imagination nous permet de nous représenter des images qui se substituent aux données de la perception: on ferme les yeux. Mais, la réalité ne se limite pas à ce que l'on perçoit, tandis qu'on perçoit mieux ce que l'on a pu imaginer, pour créer des réalités nouvelles.

Se demander si l'imagination n'est qu'une négation de la réalité revient à s'interroger sur l'essence de l'imagination mais aussi sur sa valeur. Si l'imagination n'est que la négation du réel, alors, elle est dangereuse, sournoise et perverse. Dans la tradition philosophique, l'imagination a plutôt mauvaise presse parce qu'on l'envisage précisément sous ce rapport. Dans les Pensées, Pascal écrit à son sujet qu'elle est " cette partie dominante dans l'homme, cette maîtresse d'erreur et de fausseté, et d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours, car elle serait règle infaillible de vérité, si elle l'était, infaillible du mensonge. " Il ajoute qu' " étant le plus souvent fausse, elle ne donne aucune marque de sa qualité, marquant du même caractère le vrai et le faux. (...) Cette superbe puissance ennemie de la raison, qui se plaît à la contrôler et à la dominer, pour montrer combien elle peut en toute chose, a établi en l'homme une seconde nature. " En tant que telle, l'imagination, c'est d'une certaine manière, le mal... Mais l'imagination ne peut être réduite à cette simple position. Elle n'est pas seulement négation de la réalité, elle est surtout capacité à déformer la réalité. L'imagination en effet prend des éléments du réel et les associe pour former de nouvelles figures. A partir de là, elle peut certes errer dans le délire ou la folie, mais permet aussi de créer, de transformer, d'inventer. Bref, grâce à l'imagination, l'homme est aussi un visionnaire...

 



C'est peut-être à travers le jeu qu'on peut le mieux saisir cette idée que l'imagination est un acte de liberté qui nous permet, en niant la réalité sous son aspect le plus immédiat (celui des faits présents), d'explorer des possibilités et par là de former des projets. On a trop tendance à considérer le jeu comme une activité puérile ou un divertissement d'adulte et à l'opposer au travail. Le contraire du jeu n'est pas le travail, mais le sérieux. Le sérieux ne se définit pas par la nature de l'activité qu'on accomplit, mais par la façon dont on l'accomplit. N'importe quelle activité, y compris le jeu, peut être prise au sérieux, menée selon "l'esprit de sérieux". Mais n'importe quelle activité peut aussi être regardée et conduite comme un jeu. Dans le premier cas, la conduite est fondée sur le sentiment que certaines règles et certaines valeurs s'imposent à nous, qu'elles sont présentes dans la réalité même à laquelle nous avons affaire et s'imposent avec l'évidence des choses. Dans le second cas on dissocie réalité et valeur, lois naturelles et règles convenues et on considère que c'est toujours librement qu'on donne telle valeur à une chose et qu'on adopte telle règle. En effet tout jeu comporte des règles librement acceptées et les choses sur lesquelles on opère n'ont d'autre sens que celui qu'on a décidé de leur conférer. L'enfant, lorsqu'il joue, sait bien que les choses qu'il utilise ne sont pas réellement changées par la signification qu'il leur donne; mais cette dernière n'est pas totalement étrangère aux propriétés réellement présentes dans ces choses: celles-ci constituent comme un matériau qui soutient et suggère les formes dont son imagination les revêt.


Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Corrigé de 2561 mots (soit 4 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Imaginer, est-ce nier la réalité ?" a obtenu la note de :

9 / 10

Corrigé consulté par :
  • symbolicxp (Hors-ligne), le 21/05/2014 é 21H13.
  • mahesha-188500 (Hors-ligne), le 01/12/2012 é 01H15.
  • liloune (Hors-ligne), le 05/02/2011 é 05H22.
  • Sanrio64248 (Hors-ligne), le 24/05/2010 é 24H22.
  • Emmanuel9082 (Hors-ligne), le 01/11/2008 é 01H13.
  • Cacher les ressources gratuites

    Problématique

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    « Rien n'est plus libre que l'imagination humaine; bien qu'elle ne puisse déborder le stock primitif des idées fournies par les sens externes et internes, elle a un pouvoir illimité de mêler, composer, séparer et diviser ces idées dans toutes les variétés de la fiction et de la rêverie. » Hume, Enquête sur l'entendement humain, 1748.

    « Par l'imagination nous abandonnons le cours ordinaire des choses. [...] Imaginer c'est s'absenter, c'est s'élancer vers une vie nouvelle. » Bachelard, L'Air et les Songes, 1943.

    « Grâce à l'imaginaire, l'imagination est essentiellement
    ouverte, évasive. Elle est dans le psychisme humain l'expérience même de l'ouverture, l'expérience même de la nouveauté. » Bachelard, L'Air et les Songes, 1943.

    « L'imagination [...], c'est la conscience tout entière en tant qu'elle réalise sa liberté. » Sartre, L'Imaginaire, 1940.

    « L'imagination est la folle du logis. » Malebranche, De la Recherche de la vérité, 1674-1675.

    « Imagination — C'est cette partie dominante dans l'homme, cette maîtresse d'erreur et de fausseté, et d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours. » Pascal, Pensées, 1670 (posth.)

    « Les hommes jugent des choses selon la disposition de leur cerveau et les imaginent plutôt qu'ils ne les connaissent. » Spinoza, Éthique, 1677 (posth.)

    « Il est vraisemblable que le principal crédit des miracles, des visions, des enchantements et de tels effets extraordinaires, vienne de la puissance de l'imagination agissant principalement contre les âmes du vulgaire, plus molles. » Montaigne, Essais, 1580-1588.

    « Qu'on loge un philosophe dans une cage de menus filets de fer clairsemés, qui soit suspendue au haut des tours Notre-Dame de Paris, il verra par raison évidente qu'il est impossible qu'il en tombe, et pourtant, il ne se saurait garder [...] que la vue de cette hauteur extrême ne l'épouvante et ne le transisse. » Montaigne, Essais, 1580-1588.

    Imagination : « Cette superbe puissance, ennemie de la raison, qui se plaît à la contrôler et à la dominer [...], a établi dans l'homme une seconde nature. » Pascal, Pensées, 1670 (posth.)

    « L'imagination dispose de tout; elle fait la beauté, la justice, et le bonheur, qui est le tout du monde. » Pascal, Pensées, 1670 (posth.)

    « La jouissance et la possession appartiennent principalement à l'imagination. Elle embrasse plus chaudement ce qu'elle va quérir que ce que nous touchons, et plus continuellement. » Montaigne, Essais, 1580-1588.

    « Imaginer, c'est [...] hausser le réel d'un ton. » Bachelard, L'Air et les Songes, 1943.

    L'imagination est « la grande fonction "irréalisante" de la conscience ». Sartre, L'Imaginaire, 1940.

    « L'homme a inventé le pouvoir des choses absentes — par quoi il s'est rendu "puissant et misérable"; mais enfin, ce n'est que par elles qu'il est homme. » Valéry, Tel quel, 1941.

    « L'IMAGINATION est le pouvoir de se représenter dans l'intuition un objet même en son absence. » Kant, Critique de la raison pure, 1781.

     

    Quelle est la couleur de la tomate ?

    Avertissement de respect de copyright. Respect des régles orthographique (pas de langage SMS).



    Ressource précédenteRessource suivante

    150000 corrigés de dissertation en philosophie

     Maths
     Philosophie
     Littérature
     QCM de culture générale
     Histoire
     Géographie
     Droit