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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- indifférence : 1. — Absence de préférence ou d'intérêt pour quelqu'un ou quelque chose ; état de neutralité affective ou intellectuelle. 2. — Liberté d'indifférence : a) Liberté résidant dans le fait que nous ne possédons aucune raison de choisir ceci plutôt que cela (« Cette indifférence que je sens lorsque je suis porté [...] par le poids d'aucune raison, est le plus bas degré de la liberté », DESCARTES), ou simplement que la raison, quand elle existe, n'est pas nécessitante (LEIBNIZ). b) Pour DESCARTES, désigne parfois la « faculté positive que nous avons de nous déterminer à l'un ou l'autre de deux contraires », de donner notre consentement ou non quand bon nous semble ; indifférence est alors SYN. de liberté.
- immoral : Contraire à la morale. Qui viole consciemment les lois morales.
Extrait du corrigé : En ce sens, l'indifférence est par nature non pas immorale mais amorale, c'est-à-dire qu'elle n'a pas de rapport direct au discours sur la morale. · Ainsi, Kant appelle les impératifs non moraux, des impératifs conditionnels. Ces derniers stipulent : « si tu veux... alors tu dois... ». Ce sont encore des impératifs de l'habileté. Ils disent comment atteindre telle fin. Ils ne s'occupent que des moyens, pas des fins. Ces impératifs sont non moraux au sens où ils n'appartiennent pas au domaine de la morale (on emploie alors le terme d' « amoral »), mais non pas au sens où ils seraient contraires à la morale (on emploie alors le terme d' « immoral »). Toutefois, ils peuvent très bien glisser de l'amoralité vers l'immoralité, et c'est pour cela qu'ils sont disqualifiés par Kant. Exemple : « Les prescriptions que doit suivre le médecin pour guérir radicalement son homme, celles que doit suivre un empoisonneur pour le tuer à coup sûr, sont d'égale valeur, en tant qu'elles leur servent les unes et les autres à accomplir parfaitement leurs desseins. » (Kant, Fondements de la métaphysique des moeurs).
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Le corrigé du sujet " l'indifférence est-elle immorale ?" a obtenu la note de : aucune note
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Angles d’analyse
® L’indifférence se caractérise par le fait de ne pas être affecté, de n’éprouver aucun sentiment face à une situation ou une personne. Ainsi, on peut dire d’une personne qu’elle nous laisse indifférent lorsqu’elle ne nous préoccupe pas, lorsqu’on éprouve rien pour elle, tout comme on peut être indifférent à la beauté d’un tableau par exemple.
® Mais cette indifférence dès lors qu’on le fait entrer dans un cadre moral n’est pas sans poser des problèmes majeurs : comment en effet être indifférent à la misère d’un homme ? Car l’enjeu du sujet se situe, en réalité, du point de vue de la définition morale de la relation à autrui.
® C’est bien évidemment ma conduite, envisagée d’un point de vue morale, en tant qu’elle se rapporte à d’autres hommes qui est ici le point de mire de la question. Et l’indifférence (qui reste pour le moins indéterminé) porte en réalité surtout sur l’indifférence envers un individu pourtant humain. C’est en ce sens qu’il paraît le plus judicieux d’établir un débat critique sur le terrain de la morale.
® L’absence de sentiment face à la tristesse (et aussi face à la joie) de quelqu’un, ou l’absence d’affection en général pour tout ce qui entoure un sujet, fait-il de lui un être pour autant immoral ?
Problématique
Quelle est la nature morale de l’indifférence ? L’indifférence, en tant qu’on la définit en un sens générique comme absence d’affection, est-elle systématiquement immorale, c’est-à-dire à la fois dépourvue de toute moralité, mais encore contraire à la morale ? Est-il légitime de situer l’indifférence dans un discours moral, ou, à l’inverse, ne relève-t-elle pas d’un « au-delà » de la moralité qui fait que tout jugement de valeur moral sur l’indifférence ne serait pas fonder en droit ? C’est donc bien la nature même de l’indifférence qui est ici mise à la question, mais aussi la portée d’un discours moral et son champ d’extension légitime.
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