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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- indifférence : 1. — Absence de préférence ou d'intérêt pour quelqu'un ou quelque chose ; état de neutralité affective ou intellectuelle. 2. — Liberté d'indifférence : a) Liberté résidant dans le fait que nous ne possédons aucune raison de choisir ceci plutôt que cela (« Cette indifférence que je sens lorsque je suis porté [...] par le poids d'aucune raison, est le plus bas degré de la liberté », DESCARTES), ou simplement que la raison, quand elle existe, n'est pas nécessitante (LEIBNIZ). b) Pour DESCARTES, désigne parfois la « faculté positive que nous avons de nous déterminer à l'un ou l'autre de deux contraires », de donner notre consentement ou non quand bon nous semble ; indifférence est alors SYN. de liberté.
- principe : Du latin principium, « commencement », origine » (de princeps, « premier »). Origine, cause première des choses. En logique, loi fondamentale de la pensée (exemple : le principe de non-contradiction). Dans les sciences, proposition première posée au fondement d'un raisonnement ou d'une démonstration. En morale, règle de conduite ou norme des jugements pratiques (exemple : avoir des principes). Pétition de principe : faute logique qui consiste à s'appuyer, au début d'un raisonnement, sur la thèse qu'il s'agit précisément de démontrer.
- morale : Ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.
Extrait du corrigé : L'impératif hypothétique commande comment il faut faire pour tuer quelqu'un, donc, pour atteindre une fin moralement négative : il est donc explicitement immoral. Le premier indique comment il faut guérir un malade, donc, comment atteindre une fin bonne (mais pas, pour autant, moralement bonne : la santé n'a rien à voir avec la morale, au sens où elle n'appartient pas de son domaine). Cette fin est donc amorale, comme l'impératif. · On comprend, dans cette perspective que l'indifférence en elle-même est étrangère à la morale, elle est en elle-même amorale. Elle ne conduit à la moralité ou à l'immoralité que de manière contingente : l'indifférent pourrait choisir la santé ou le meurtre. C'est donc l'usage de l'indifférence, ou du moins le visage dans lequel elle choisit de s'incarner qui fait sa moralité ou son immoralité. III- L'indifférence : une portée critique de la morale · Le problème majeur que pose la question de savoir si l'indifférence appartient à l'immoral (et donc plus généralement au domaine de la morales lui-même) naît en réalité sur fond d'une critique de la morale elle-même. C'est ainsi qu'il faut comprendre l'immoralisme nietzschéen qui tend à placer certains grands principes, chers à la morale, par-delà le bien et le mal (titre d'un des ouvrages de Nietzsche d'ailleurs). · Cette critique de la condamnation de l'immoralité de l'indifférence emporte avec elle, en effet, une critique global de la morale, morale chrétienne en ce qui concerne Nietzsche. · Pourtant, l'immoralisme de Nietzsche est lui aussi tout à fait relatif puisqu'il ne constitue pas le rejet de toute morale mais bien la substitution d'une autre morale.
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Le corrigé du sujet "L'indifférence est-elle un principe pour la morale ?" a obtenu la note de : aucune note
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Angles d’analyse
® L’indifférence se caractérise par le fait de ne pas être affecté, de n’éprouver aucun sentiment face à une situation ou une personne. Ainsi, on peut dire d’une personne qu’elle nous laisse indifférent lorsqu’elle ne nous préoccupe pas, lorsqu’on éprouve rien pour elle, tout comme on peut être indifférent à la beauté d’un tableau par exemple.
® Mais cette indifférence dès lors qu’on le fait entrer dans un cadre moral n’est pas sans poser des problèmes majeurs : comment en effet être indifférent à la misère d’un homme ? Car l’enjeu du sujet se situe, en réalité, du point de vue de la définition morale de la relation à autrui.
® C’est bien évidemment ma conduite, envisagée d’un point de vue morale, en tant qu’elle se rapporte à d’autres hommes qui est ici le point de mire de la question. Et l’indifférence (qui reste pour le moins indéterminé) porte en réalité surtout sur l’indifférence envers un individu pourtant humain. C’est en ce sens qu’il paraît le plus judicieux d’établir un débat critique sur le terrain de la morale.
® L’absence de sentiment face à la tristesse (et aussi face à la joie) de quelqu’un, ou l’absence d’affection en général pour tout ce qui entoure un sujet, fait-il de lui un être pour autant immoral ?
Problématique
Quelle est la nature morale de l’indifférence ? L’indifférence, en tant qu’on la définit en un sens générique comme absence d’affection, est-elle systématiquement immorale, c’est-à-dire à la fois dépourvue de toute moralité, mais encore contraire à la morale ? Est-il légitime de situer l’indifférence dans un discours moral, ou, à l’inverse, ne relève-t-elle pas d’un « au-delà » de la moralité qui fait que tout jugement de valeur moral sur l’indifférence ne serait pas fonder en droit ? C’est donc bien la nature même de l’indifférence qui est ici mise à la question, mais aussi la portée d’un discours moral et son champ d’extension légitime.
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