Peut-on être indifférent à la vérité ?
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Aperçu du corrigé : Peut-on être indifférent à la vérité ?
Publié le : 26/7/2004 -Format:
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- indifférent : N'éprouver ni amour ni haine, ni attirance ni répulsion. Laisser de côté, se désintéresser, ne pas être concerné.
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
La vérité n'empêche pas l'homme d'être libre. Il peut, face à elle, librement déterminer sa conduite. S'il a intérêt à la taire, à la nier, rien ne s'y oppose. Elle n'est pas, comme la mort, une fatalité. MAIS, une fois que je connais la vérité, je ne peux plus m'en défaire et y être indifférent. Même si je feins de l'ignorer, cela ne prouve pas que je suis libre face à elle. Il m'est impossible de me mentir à moi-même. Tel un aimant, la vérité attire l'esprit qui la connaît.
La question de la vérité est une des plus préoccupantes. C'est pourquoi le sujet comporte un aspect paradoxal : comment être indifférent à la vérité si elle représente un des axes majeurs de l'existence.
Il faut ici définir l'indifférence dans sa nature spécifique pour déterminer le territoire couvert par le sujet.
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I. La forme
" Peut-on " se prend ici dans les deux sens de possibilité et de légitimité, à quelle condition puis je être indifférent à la vérité, si cela est possible, est-ce souhaitable voire indispensable ?
II. Signification
" Etre indifférent " renvoie au fait de ne pas être affecté mais désigne aussi un état auquel on parvient en opposant les effets de mobiles divergents.
" La vérité " peut s'entendre comme confrontation à un énoncé vrai ( rappel: vérité formelle# vérité matérielle) mais aussi comme concept général de vérité
Ces quatre sens devront être articulés, il faudra bien caractériser les relations qu'il entretiennent
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Peut-on être indifférent à la vérité ?