L'intérêt général n'est-il que la somme des intérêts particuliers ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : L'intérêt général n'est-il que la somme des intérêts particuliers ?
• L'opposition entre général et particulier n'est pas, ici, simplement logique : concernant la notion d'intérêt, elle renvoie à une réalité qui peut faire quotidiennement problème.
• Le problème est directement politique : il concerne l'organisation même de la Polis ou de l'Etat, et son équilibre.
• Sur quels théoriciens pouvez-vous vous appuyer?
L’intérêt général = bien commun = bien de tous. Intérêt particulier = bien particulier = mon bien à moi seulement, en tant qu’individu. On peut préciser que quand on pense à son intérêt particulier, on ne pense qu’à soi : l’intérêt particulier est toujours égoïste. Rousseau, quand il loue la volonté générale, la façon de vouloir qu’aurait le peuple assemblé en train de faire les lois, pense à une volonté qui se pense en totale contradiction avec l’intérêt particulier : quand on élabore les lois, donc, quand on cherche ce qui est bien pour tous, dans l’intérêt de tous, il faut faire abstraction de tout intérêt particulier. Il faut essayer de se dépouiller de ce qui nous est propre, de notre sexe, de notre condition dans la société, etc., afin de dire ce qui est véritablement bien pour tout le monde, et non pour certains (en l’occurrence pour moi). L’intérêt général n’est donc en aucun cas la somme des intérêts particuliers, il n’a rien à voir du tout avec la particularité des intérêts !
Rousseau va même jusqu’à dire que la volonté générale vous libère, vous rend libre, en ce qu’elle vous permet de vous dégager de l’immédiateté des instincts, des passions, des désirs : vous prenez du recul par rapport à cette immédiateté, qui ne correspond peut-être pas à ce que vous voulez vraiment, quand vous êtes guidés, dans vos choix, et dans vos décisions, par la volonté générale que vous avez en tant que citoyen. En vous demandant si ce que vous voulez est bien pour tous, vous vous demandez en effet si votre « bien » ou votre « intérêt » est un bien/ intérêt véritable… (exemple : vouloir fumer).
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Personne ne paie ses impôts de gaieté de cœur, pourtant chacun sait que l'Etat a besoin de la fiscalité pour assurer une survie des institutions publiques que sont les écoles, les hôpitaux ou les routes, etc. Dans ce cas, l'intérêt général, semble s'opposer à l'intérêt particulier: comment donc le premier pourrait-il être la somme du second ?
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Introduction
- I. Incompatibilité des intérêts privés.
- II. Le schéma rousseauiste.
- III. L'intérêt général et la loi.
Conclusion
Corrigé de 3397 mots (soit 5 pages) directement accessible
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- L'État.
- Le droit.
- La volonté.
Rousseau, Du contrat social, Bordas. Freund, L'essence du politique, Sirey.
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L'intérêt général n'est-il que la somme des intérêts particuliers ?