l'intérêt est-il le seul fondement du lien social ?
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Aperçu du corrigé : l'intérêt est-il le seul fondement du lien social ?
Publié le : 28/11/2005 -Format:
- intérêt : a) ce qui importe, ce qui est à son avantage, ce qui fixe l'attention. 2) Ce qui est utile à un individu (intérêt personnel) ou à plusieurs (intérêt général).
- seul : Isolé, retiré du commerce des hommes.
- fondement : a) Ce sur quoi repose "en droit" une certaine connaissance. Qui sert de base à un édifice conceptuel. Synonyme de principe. b) Ce qui donne à quelque chose sa justification, sa légitimité.
- lien : Ce qui nous unit. Ce qui nous rassemble.
La compréhension du sujet dépend ici du sens où l'on entend la notion polysémique d'intérêt. S'agit-il de la recherche de son avantage personnel ? S'agit-il de ce qu convient au groupe tout entier? Dans le premier sens, la société est un ensemble dans lequel chacun cherche à réaliser son avantage. Dans le second sens, c'est un inté rêt commun qui lie entre eux les membres d'un groupe (à la défense, à la survie).
Le lien social est la raison d'être du maintien des individus dans le groupe ; il est le gage de leur intégration et de leurs bonnes relations mutuelles. Un lien social n'est pas un lien purement subjectif, comme l'est celui du sentiment. I prend une forme instituée : ainsi, les liens de parenté, et les devoirs qui leur sont liés, existent indépendamment des individus-parents. Ce sont comme les appelait le sociologue Durkheim des « faits sociaux », qui ont une existence sociale objective et extra-individuelle.
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L'existence sociale est un fait assez banal dans la nature, comme si la vie avait fait de ce mode d'existence une stratégie préférentielle. Devant les difficultés de la survie, la vie fut bien avisée de regrouper les faibles animaux que nous sommes. Ainsi on pourrait croire qu'une manne providentielle tombant du ciel nous libèrerait de cette vie commune, contraignante par bien des aspects. Le sauvage heureux que dépeint ROUSSEAU, insoucieux des autres, ignorant toute loi et tout devoir, est en effet enviable à certains égards. Mais il n'en reste pas moins que notre être aspire à la présence de l'autre, à son affection et à son respect ; la présence en nous de notre capacité à dialoguer, de notre désir de justice ne marque-t-elle pas une nature profondément et nécessairement vouée à l'existence communautaire ?
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