L'interrogation est-elle une force ou une faiblesse ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : L'interrogation est-elle une force ou une faiblesse ?
Elle est alors une remise en question de la capacité de l?homme à tout connaître. En réalité, l?interrogation, et il ne faut pas le perdre de vu, se pose de manière objective, c?est-à-dire à quelqu?un : on demande un renseignement, on va chercher hors de soi une réponse que l?on n'a pas. De ce point de vue, elle est tout à fait un signe de faiblesse, ce que d?ailleurs celui qui aura la réponse saura très bien faire apparaître. · Mais elle est aussi ce que l?on se demande subjectivement, à soi-même. Dans ce cas là on peut très bien l?assimiler au doute. Et c?est par-là qu?action et connaissance se rejoignent. Car comme si le doute, l?interrogation apparaît fondamentalement comme purement négative pour le sujet ainsi tiraillé : incapable de réfléchir, de dépasser son doute et ses propres interrogations (existentielles par exemple), mais tout autant incapable d?agir ; le doute est alors signe de faiblesse absolue en cela qu?il empêche, fait obstacle à toute prise de position, à tout choix et donc a fortiori à toute action. Dans ce cas, on voit difficilement comment l?interrogation pourrait être autre chose qu?une faiblesse. · Du point de vue de l?action, l?interrogation peut aussi prendre la forme d?une faiblesse en tant qu?elle fait aveu d?une non maîtrise complète sur le processus d?action, de transformation. Elle est donc aussi un aveu de faiblesse.
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L'interrogation est-elle une force ou une faiblesse ?