Ionesco, Rhinocéros III Le monologue final

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< La rencontre entre Meursault et Marie, L'Etra ... Rousseau - Gouvernement Et Obéissance >>
Partager

Ionesco, Rhinocéros III Le monologue final

Echange

Aperçu du corrigé : Ionesco, Rhinocéros III Le monologue final



Document transmis par : Guatta17174


Publié le : 15/9/2006 -Format: Document en format FLASH protégé

Ionesco, Rhinocéros III Le monologue final
Zoom

Introduction


En 1959, Ionesco publie Rhinocéros, une pièce en trios actes et quatre tableaux représentative du Théâtre de l'Absurde. L'oeuvre met en scène un épidémie étrange: les habitants d'une tranquille petite ville de province se métamorphosent en rhinocéros. Le début de l'acte III crée un parallèle avec le deuxième tableau de l'acte II: Bérenger, qui craint d'être atteint de la rhinocérite, reçoit dans sa chambre son collègue de bureau Dudard. Mais celui-ci se transforme en rhinocéros; puis, à son tour, Daisy quitte Bérenger. Ainsi, les personnages qui symbolisent l'intelligence et l'amour capitulent face à la rhinocérite. Dans le dénouement, le protagoniste se trouve donc seul en scène et prononce un long monologue où s'expriment ses tourments.

Annonce du plan
Étude thématique: I- La solitude de Bérenger
II- La tentation de la métamorphose
III- Héros ou anti-héros ?

Développement

I- La solitude de Bérenger


1- Le monologue
Le tout début de la tirade se présente comme un monologue dont Bérenger n'est pas conscient: il s'adresse à Daisy, ignorant qu'elle l'a abandonné. Les nombreuses apostrophes (dix occurrences de « Daisy » l 3 à 9), les impératifs (« Crois-moi » l3, « remonte! Reviens » l 6-7 et « ne me laisse pas » l9), la question « Où es-tu, Daisy ? » (l 4) et la deuxième personne du singulier (l 4,7 et 9), sont des appels pressant et insistants qui soulignent son angoisse de la solitude. Mais Bérenger est livré à lui-même, il n'a plus d'interlocuteur: « Je suis tout à fait seul maintenant » (l 15), « Personne ne peut m'aider à la retrouver, personne, car il n'y a plus personne » (l 29-30), « se parle à lui-même » (l 32-33) et « personne ne peut le contester, je suis seul à le parler » (l 44-45). Les deux mots récurrents (« seul » et « personne ») soulignent que Bérenger est le dernier être humain. De plus, toute communication est impossible: ce passage de l'oeuvre radicalise la faillite de la parole présente dans toute la pièce. Toute communication est impossible, plus personne ne parlant son langage: « D'abord, pour les convaincre, il faut leur parler. Pour leur parler, il faut que j'apprenne leur langage. Ou qu'ils apprennent la mienne ? Mais quelle langue est-ce que je parle ? Quelle est ma langue ? Est-ce du français ça ? Ce doit bien être du français ? Mais qu'est-ce que du français ? On peut appeler ça du français, si on veut, personne ne peut le contester, je suis le seul à la parler; » (l 38 à 45). La répétition du verbe « parler » et des substantifs « langue » et « français » amplifie le désarroi de Bérenger qui ne trouve plus de sens au langage dans la mesure où celui-ci ne peut plus être partagé. Bérenger est donc le destinataire de son propre discours. Un accessoire souligne cette situation: le miroir (« se parle à lui-même dans la glace » l 32-33). Cependant, Bérenger est cerné par les rhinocéros (rendus présents par leurs têtes et leurs barrissements) et les apostrophes en les désignant par la deuxième personne du pluriel: « Vous ne m'aurez pas, moi. Il s'adresse à toutes les têtes de rhinocéros. Je ne vous suivrai pas, je ne vous comprends pas! » (l 18 à 20). C'est un impossible dialogue.

2- L'individu face à la multitude
Bérenger est radicalement et tragiquement seul. Il y a une constante opposition entre l'individu et la masse: 1ère personne du singulier « je » / 3ème personne du pluriel « ils », « les », « eux »; et un affrontement entre lui et les autres: répétition en chiasme « Je me défendrai contre tout le monde! » (l 98- 99) et « Contre tout le monde, je me défendrai! » (l 101-102). En outre, Bérenger étant le dernier représentant de son espèce, la norme se déplace: il est devenu l'anormal alors que les rhinocéros constituent désormais la norme de référence. La phrase « Hélas, je suis un monstre, je suis un monstre. » (l 91) souligne par la répétition qu'il se fait horreur à lui-même. Il se compare, à son désavantage, aux rhinocéros dont il valorise les caractéristiques: antithèse « Je ne suis pas beau, je ne suis pas beau » (l 65-66) / « Ce sont eux qui sont beaux » (l 67-68). Ce contraste entre sa laideur et la beauté des rhinocéros est développé à travers les oppositions de formes (« pas de cornes » l 69, « un ...



Signaler un abus

administration
Echange gratuit

Ressources Gratuites

Pour pouvoir consulter gratuitement ce document et

TOUCHER DES DROITS D'AUTEUR

Vous disposez de documents dont vous êtes l'auteur ?

monnaie-euro-00008Publiez-les et gagnez 1 euro à chaque consultation.
Le site devoir-de-philosophie.com vous offre le meilleur taux de reversement dans la monétisation de vos devoirs et autres rapports de stage.
Le site accepte tous les documents dans toutes les matières (philosophie, littérature, droit, histoire-géographie, psychologie, etc.).

N'hésitez pas à nous envoyer vos documents.

, nous vous prions tout simplement de faire don d'un document pour le site en cliquant sur le boutton ci-dessous :




Le corrigé du sujet "Ionesco, Rhinocéros III Le monologue final" a obtenu la note de : aucune note

Cacher les ressources gratuites

Problématique

» 2 - Une communication rendue impossible : La parole solitaire de Bérenger trahit son mal existentiel profond. Il s'agit pour le personnage de prendre conscience de sa solitude irréversible car il est le dernier homme à ne pas s'être transformé en rhinocéros Il est en quête de lui-même et de repères vis-à-vis de son humanité égarée parmi les autres , tous transformés. Il cherche à se prouver qu'il est encore humain. Mais du fait de cette situation incontrôlable la communication devient impossible. Elle est pourtant le seul recours dont il dispose : « il n'y a pas d'autre solution que de les convaincre ». Cependant, c'est une chose irréalisable car pour convaincre, il faut user du langage dont les rhinocéros sont démunis. La solution apportée par le personnage est de se soumettre à leur moyen de communication en apprenant « leur langue».

Ajouté par PROF

Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Citations

Non, ce n'était pas le même rhinocéros. Celui de tout à l'heure avait deux cornes sur le nez, c'était un rhinocéros d'Asie; celui-ci n'en avait qu'une, c'était un rhinocéros d'Afrique!, IONESCO, Rhinocéros, I.

Ajouté par webmaster

- Comment savez-vous que l'un des deux rhinocéros a deux cornes et l'autre une? Et lequel? - Il ne le sait pas plus que nous. - D'abord, on ne sait pas s'il y en a eu deux. Je crois même qu'il n'y a eu qu'un rhinocéros. - Admettons qu'il y en ait eu deux. Qui est unicorne, le rhinocéros d'Asie?, IONESCO, Rhinocéros, p. 78.

Ajouté par webmaster

- Combien y a-t-il d'unicornus, combien de bicornus parmi eux -(les rhinocéros)? - Les statisticiens doivent certainement être en train de statistiquer là-dessus. Quelle occasion de savantes controverses!, IONESCO, Rhinocéros, III, p. 214.

Ajouté par webmaster

Pauvre bête, il n'en finit pas de barrir, et de tourner en rond. Qu'est-ce qu'il veut? Oh! il nous regarde. -(En direction du rhinocéros). Minou, minou, minou (...), IONESCO, Rhinocéros, p. 116.

Ajouté par webmaster

.1 Malheur à celui qui voit le vice partout. C'est le propre des inquisiteurs., IONESCO, Rhinocéros (1959), p. 195.

Ajouté par webmaster

Ce qui manque aux universitaires, ce sont les idées claires, l'esprit d'observation, le sens pratique., IONESCO, Rhinocéros, p. 101.

Ajouté par webmaster

- Je vous prendrai dans mes bras, et nous sauterons ensemble! (...) - Ne mettez pas sur ma figure votre main rugueuse, espèce de pachyderme!, IONESCO, Rhinocéros, p. 118.

Ajouté par webmaster

Ils me préoccupent tellement malgré moi que cela m'empêche de dormir. J'ai des insomnies. Je somnole dans la journée quand je suis à bout de fatigue., IONESCO, Rhinocéros, p. 185.

Ajouté par webmaster

- J'ai un peu mal aux cheveux. - Vous puez l'alcool! - J'ai un petit peu la gueule de bois, c'est vrai., IONESCO, Rhinocéros, p. 17.

Ajouté par webmaster

Quelle est la couleur de la tomate ?

Avertissement de respect de copyright. Respect des règles orthographique (pas de langage SMS).



Ressource précédenteRessource suivante

Ionesco, Rhinocéros III Le monologue final

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Podcast philo