Jean Giono - La Colline: Incendie en Haute-Provence

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Jean Giono - La Colline: Incendie en Haute-Provence

Littérature

Aperçu du corrigé : Jean Giono - La Colline: Incendie en Haute-Provence



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Document transmis par : Guillaume38959


Publié le : 19/10/2010 -Format: Document en format FLASH protégé

Jean Giono - La Colline: Incendie en Haute-Provence
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  • Giono : Jean Giono (1895-1970). Écrivain français. Il évoque sa Provence natale dans ses premières œuvres (Regain, 1930) avant de s'orienter vers un style plus classique. (le Hussard sur le toit, 1951).
  • incendie : Feu de plus ou moins grande ampleur qui se propage. - [Technique] Bouche d\'incendie : prise d\'eau spéciale à laquelle les sapeurs-pompiers peuvent alimenter leurs pompes pour lutter contre un incendie. - Détecteur d\'incendie : appareil qui déclenche automatiquement un signal d\'alarme lors d\'un début d\'incendie. [Métaphorique] Vive lumière. [Figuré, littéraire] Exaltation. - Bouleversement social, politique.
  • Provence : Ancienne province de France, formant aujourd'hui la région de Provence-Alpes-Côte d’Azur à l’exception du département des Hautes-Alpes. Gentilé : Provençal.

 

Vous ferez de ce texte un commentaire composé en vous efforçant de montrer ce qu'il y a d'épique et de tragique dans cette vision que Giono vous donne d'un incendie en Haute-Provence.

Les différents « niveaux » de lecture sont assez faciles à voir dans cet extrait : c'est à la fois un texte réaliste précis sur la campagne, la nature, la description d'un incendie. Les ambitions de l'auteur sont aussi de nous faire vivre une scène tragique et épique où les forces de la nature déchaînées se dressent contre les hommes dans un combat redoutable.

On sera particulièrement attentif aux images (métaphore animale pour évoquer le feu).

 



 

Ça a pris au Tonnerre de Dieu, là-bas, entre deux villages qui brûlaient des fanes de pommes de terre.
La bête souple du feu a bondi d'entre les bruyères comme sonnaient les coups de trois heures du matin. Elle était à ce moment-là dans les pinèdes à faire le diable à quatre. Sur l'instant, on a cru pouvoir la maîtriser sans trop de dégâts ; mais elle a rué si dru, tout le jour et une partie de la nuit suivante, qu'elle a rompu les bras et fatigué les cervelles de tous les gars. Comme l'aube pointait, ils l'ont vue plus robuste et plus joyeuse que jamais qui tordait parmi les collines son large corps pareil à un torrent. C'était trop tard.
Depuis, elle a poussé sa tête rouge à travers les bois et les landes, son ventre de flammes suit ; sa queue, derrière elle, bat les braises et les cendres. Elle rampe, elle saute ; elle avance. Un coup de griffe à droite, un à gauche ; ici elle éventre une chênaie ; là elle dévore d'un seul craquement de gueule vingt chênes blancs et trois pompons de pins ; le dard de sa langue tâte le vent pour prendre la direction. On dirait qu'elle sait où elle va. Et c'est son mufle dégouttant de sang que Maurras a aperçu dans la combe.
Jean GIONO, Colline, 1928.

 


 

  • I. Un texte descriptif :

les lieux, le décor ;
les circonstances, le temps ;
la progression du feu.

  • II. Une vision tragique :

un affrontement disproportionné ;
le destin en marche ;
le combat de l'homme et de la nature.

  • III. Une peinture épique et mythique :

la métaphore du diable ;
les métamorphoses de la bête ;
la double nature du feu (et des autres éléments).

 

 



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Le corrigé du sujet "Jean Giono - La Colline: Incendie en Haute-Provence" a obtenu la note de : aucune note

Corrigé consulté par :
  • kamiinu-238909 (Hors-ligne), le 11/05/2014 à 11H21.
  • anne195 (Hors-ligne), le 28/01/2012 à 28H16.
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    Problématique

    « Joyeuse » marque l'alacrité, l'aisance du monstre fantastique : il se joue des hommes sans effort. La bête du début a pris de l'ampleur, elle étale « son large corps pareil à un torrent ». L'image est remarquable dans le deuxième paragraphe : l'animal a une tête « rouge », douée de flair, qui oriente et dirige un « ventre de flamme » suivi d'une queue qui « bat les braises et les cendres », évocation juste des charbons rougeoyants qui restent au sol quand les flammes sont retombées. Ensuite le rythme et le vocabulaire, toujours empruntés au registre animal, font voir la multiplicité des attaques menées dans toutes les directions. Le feu n'est plus seulement une coulée, il diversifie ses effets, il se jette dans plusieurs directions : « Un coup de griffe à droite, un à gauche; ici elle éventre une chênaie; là elle dévore... » Il fait front de tous côtés sans rien perdre de sa vigueur, sans se disperser dans un désordre inutile.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Le bidet fait sonner sa campane., J. GIONO, Colline, p. 20.

    Ajouté par webmaster

    (...) la terre, nue, balafrée, noire, où courent des fumerolles., J. GIONO, Colline, p. 167.

    Ajouté par webmaster

    Tu sais bien, quoi... - C'est possible, en y pensant, ça se pourrait., J. GIONO, Colline, p. 63.

    Ajouté par webmaster

    à travers le rideau de fil de la cuisine flue la voix grêle de Janet., J. GIONO, Colline, p. 55.

    Ajouté par webmaster

    - Toujours pareil. Une nuit terrible. J'en ai le crâne qui pète., J. GIONO, Colline, p. 62.

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    J'appointais mes oreilles tant que je pouvais; la -putain de pendule cognait : ban et ban., J. GIONO, Colline, p. 63.

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    (...) l'esquirol, à l'abri de sa queue en panache, court, un gland dans la main (...), J. GIONO, Colline, p. 10.

    Ajouté par webmaster

    (...) six gousses d'ail, une topette d'huile bouchée par un morceau de papier, du sel et du poivre (...), J. GIONO, Colline, Pl., t. I, p. 144.

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    La colline était couverte de grandes yeuses crépues, couleur de fer., J. GIONO, le Chant du monde, III, I.

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    Quelle est la couleur de la tomate ?

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