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Jean-Jacques Rousseau - Les Rêveries du promeneur solitaire: "Cinquième promenade"

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Jean-Jacques Rousseau - Les Rêveries du promeneur solitaire: "Cinquième promenade"

Littérature

Aperçu du corrigé : Jean-Jacques Rousseau - Les Rêveries du promeneur solitaire: "Cinquième promenade"



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Document transmis par : Monica15891


Publié le : 6/9/2006 -Format: Document en format FLASH protégé

Jean-Jacques Rousseau - Les Rêveries du promeneur solitaire:
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  • rousseau : Deux grandes questions ont préoccupé Rousseau: la liberté, qui est selon lui la véritable destination de l'homme, et l'alliance de la nature et de la société. Rousseau, quoique mal compris à son époque, est l'un des plus grands esprits du siècle des Lumières.
  • solitaire : I. adj. Qui est seul, d'une manière durable, qui vit retiré du monde ou qui s'isole de tout groupe. - ZOOLOGIE : Qui vit seul ; qui ne vit ni en colonie ni en troupe. CONTR. social. - n. m. CHASSE, VÉNERIE : Sanglier mâle, de plus de cinq ans, qui a quitté la horde. [Par métonymie, Littéraire] Où l'on est seul. - [Par extension] Où il n'y a personne ; désert. Qui s'accomplit dans la solitude. - SEXOLOGIE : Plaisir solitaire : masturbation. II. n. m. BIJOUTERIE, JOAILLERIE : Diamant monté seul. JEUX : Jeu de combinaisons auquel on joue seul.

 

Présentation

Rousseau a passé une grande partie de la fin de sa vie à se défendre et à se justifier. Les Confessions (écrites entre 1765 et 1770, mais publiées seulement après sa mort) et surtout les Dialogues intitulés Rousseau juge de Jean-Jacques (écrits entre 1772 et 1776) en témoignent.

Toutefois, durant ses deux dernières années, il renonce quelque peu à ce projet et c'est autant pour son propre plaisir que pour servir de suite aux Confessions qu'il rédige les Rêveries du promeneur solitaire (1776-1778).

Ce court ouvrage se compose de dix Promenades (la dernière étant inachevée). Dans chacune d'entre elles, Rousseau retrace les rêveries qui naissent dans son âme au cours de ses promenades solitaires : «je dirai ce que j'ai pensé tout comme il m'est venu, et avec aussi peu de liaison que les idées de la veille en ont d'ordinaire avec celles du lendemain» (Première promenade).

On trouve pourtant un fil directeur dans chacune de ces Promenades. Ainsi, dans la Cinquième, Rousseau évoque sa vie à Vile de Saint-Pierre, dans le lac de Bienne au pied duJura suisse et les quelques semaines de sa vie où (à l'en croire) il a connu le vrai bonheur, c'est-à-dire un état d'extase et d'exaltation favorisé par «le précieux far niente, l'occupation délicieuse et nécessaire d'un homme qui s'est dévoué à l'oisiveté».

Rousseau commence cette Cinquième promenade par une description de ces lieux qui ont vu son bonheur.

 



Rousseau décrit le séjour qu'il fit sur l'île Saint-Pierre du 12 septembre au 25 octobre 1765. De toutes les habitations où j'ai demeuré (et j'en ai eu de charmantes), aucune ne m'a rendu si véritablement heureux et ne m'a laissé de si tendres regrets que l'île de Saint-Pierre au milieu du lac de Bienne. Cette petite île qu'on appelle à Neuchâtel l'île de La Motte est bien peu connue, même en Suisse. Aucun voyageur, que je sache, n'en fait mention. Cependant elle est très agréable et singulièrement située pour le bonheur d'un homme qui aime à se circonscrire ; car quoique je sois peut-être le seul au monde à qui sa destinée en ait fait une loi, je ne puis croire être le seul qui ait un goût si naturel, quoique je ne l'aie trouvé jusqu'ici chez nul autre. Les rives du lac de Bienne sont plus sauvages et romantiques que celles du lac de Genève, parce que les rochers et les bois y bordent l'eau de plus près, mais elles ne sont pas moins riantes. S'il y a moins de culture de champs et de vignes, moins de villes et de maisons, il y aussi plus de verdure naturelle, plus de prairies, d'asiles ombragés de bocages, des contrastes plus fréquents et des accidents plus rapprochés. Comme il n'y a pas sur ces heureux bords de grandes routes commodes pour les voitures, le pays est peu fréquenté par les voyageurs, mais il est intéressant pour des contemplatifs solitaires qui aiment à s'enivrer à loisir des charmes de la nature, et à se recueillir dans un silence que ne trouble aucun autre bruit que le cri des aigles, le ramage entrecoupé de quelques oiseaux, et le roulement des torrents qui tombent de la montagne ! Ce beau bassin d'une forme presque ronde enferme dans son milieu deux petites îles, l'une habitée et cultivée, d'environ une demi-lieue de tour, l'autre plus petite, déserte et en friche, et qui sera détruite à la fin par les transports de terre qu'on en ôte sans cesse pour réparer les dégâts que les vagues et les orages font à la grande. C'est ainsi que la substance du faible est toujours employée au profit du puissant. Il n y a dans l'île qu'une seule maison, mais grande, agréable et commode, qui appartient à l'hôpital de Berne ainsi que l'île, et où loge un receveur avec sa famille et ses domestiques. Il y entretient une nombreuse basse-cour, une volière et des réservoirs pour le poisson. L'île dans sa petitesse est tellement variée dans ses terrains et ses aspects qu'elle offre toutes sortes de sites et souffre toutes sortes de cultures. On y trouve des champs, des vignes, des bois, des vergers, de gras pâturages ombragés de bosquets et bordés d'arbrisseaux de toute espèce dont le bord des eaux entretient la fraîcheur ; une haute terrasse plantée de deux rangs d'arbres borde l'île dans sa longueur, et dans le milieu de cette terrasse on a bâti un joli salon où les habitants des rives voisines se rassemblent et viennent danser les dimanches durant les vendanges.


 

Vue d'ensemble


Dans ce début de la Cinquième promenade, Rousseau décrit le cadre des jours les plus heureux de son existence : l'unique maison d'une petite île au milieu du lac de Bienne, dans le Jura suisse. Il insiste sur l'aspect solitaire de cette retraite, où la Nature est restée elle-même, l'homme n'ayant encore marqué son empreinte qu'avec une relative discrétion.


Mouvement du texte


Rousseau présente ce lieu de séjour en un mouvement qui va du général au particulier, par un procédé de rapprochement progressif. On a donc :
A. Introduction (I. 1 à 12) :
Rousseau nomme le lieu qu'il va décrire (l. 1 à 7) et la conformité qu'il présente avec ses désirs (l. 7 à 12).
B. Le lac de Bienne (I. 13 à 36) :
1. Les rives (l. 13 à 28). Leur aspect solitaire.
2. Le lac lui-même et ses deux iles (l. 28 à 36).
C. L'île de Saint-Pierre (I. 37 à 52) :
1. L'unique habitation (l. 37 à 41).
2. Le reste de l'île (l. 42 à 52).

 



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  • ANDREA26-207062 (Hors-ligne), le 30/04/2013 à 30H14.
  • malaga (Hors-ligne), le 10/05/2011 à 10H15.
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    Problématique

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Je m'aime trop moi-même pour pouvoir haïr qui que ce soit. Les Rêveries du promeneur solitaire Rousseau, Jean-Jacques

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    C'est dans cet état que je reprends la suite de l'examen sévère et sincère que j'appelai jadis mes Confessions. Jean-Jacques Rousseau, les Rêveries du promeneur solitaire

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    La jeunesse est le temps d'étudier la sagesse; la vieillesse est le temps de la pratiquer. Les Rêveries du promeneur solitaire Rousseau, Jean-Jacques

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    Je sens des extases, des ravissements inexprimables à me fondre pour ainsi dire dans le système des êtres, à m'identifier avec la nature entière. Jean-Jacques Rousseau, les Rêveries du promeneur solitaire

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    Tout bien considéré, je crois que je ferai mieux de jeter mon anneau magique avant qu'il m'ait fait faire quelque sottise. Jean-Jacques Rousseau, les Rêveries du promeneur solitaire

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    Tout bien considéré, je crois que je ferai mieux de jeter mon anneau magique avant qu'il m'ait fait faire quelque sottise. Jean-Jacques Rousseau, les Rêveries du promeneur solitaire

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    (...) je suis devenu solitaire, ou, comme ils disent, insociable et misanthrope, parce que la plus sauvage solitude me paraît préférable à la société des méchants, qui ne se nourrit que de trahisons et de haine., ROUSSEAU, Rêveries..., 8Ëe promenade.

    Ajouté par webmaster

    (...) le coup de pinceau y est -(dans les «Rêveries du promeneur solitaire») large, plein, facile, grave encore et ferme, bien que souple et gracieux (...), SAINTE-BEUVE, Chateaubriand, t. I, p. 194.

    Ajouté par webmaster

    La méditation dans la retraite, l'étude de la nature, la contemplation de l'univers, forcent un solitaire à s'élancer incessamment vers l'Auteur des choses, et à chercher avec une douce inquiétude la fin de tout ce qu'il voit et la cause de tout ce qu'il sent., ROUSSEAU, Rêveries..., 3Ëe promenade.

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    Quelle est la couleur de la tomate ?

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