LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- mot : 1. Élément du discours, signe d'une idée distincte. 2. Unité linguistique composée et fonctionnant de manière relativement autonome : « Segment de la chaîne parlée ou du texte écrit tel qu'on le puisse séparer de son contexte en le prononçant isolément ou en le séparant par un blanc des autres éléments du texte et lui attribuer une signification et une fonction spécifique » (MARTINET). 3. Au pluriel, souvent synonyme de paroles.
Extrait du corrigé : Notre vision de la jeunesse engage notre rapport à la mort, comme aujourd'hui la publicité (Evian par exemple) fait recouvrir la vieillesse de la notion même de jeunesse, notre idée de ce que c'est que vieillir et mourir s'en retrouve compliquée. La jeunesse n'est donc pas un mot vide quoique flottant, il est investi d'un sens, à la fois idéal et normatif. III- Changement de perspectives ? Il est possible qu'en ce nouveau siècle l'idée de la jeunesse s'accompagne d'enjeux qui en bouleversent notre perception. Par exemple le problème politique d'une éthique environnementale met en jeu un renversement : avec la psychanalyse était thématisée l'idée d'une dette de la jeunesse vis-à-vis du père (cf. Totem et tabou, les enfants dans les premières sociétés tuent le père pour s'emparer des femmes mais éprouvent une culpabilité qui fait s'instaurer à la fois les deux interdits : l'inceste et le parricide), laquelle lui permettait de se construire ; tandis qu'aujourd'hui il semble que ce sont les aînés qui se trouvent en situation de dette. En effet, la responsabilisation des générations actuelles à l'égard de l'écologie résonne tout autant comme une accusation : nous ne savons pas assurer l'avenir de nos enfants, nous méprisons la jeunesse à venir, en les privant d'un monde vivable et riche en espèce animales... Ainsi la jeunesse n'est plus perçue comme prometteuse, retour éternel de la grâce et de l'insouciance. Or dès lors que la dette s'est retournée ne sommes-nous pas dans une impasse ? Si la jeunesse n'est plus ce capital, que nous pouvions chérir, envier et sacrifier à l'autel des divinités ? Ce retournement témoigne t-il en faveur de l'hypothèse suivant laquelle la jeunesse n'est qu'un mot ?
Corrigé de 1206 mots (soit 2 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " La jeunesse n'est-elle qu'un mot ?" a obtenu la note de : aucune note
penser réponse être pas mot conscience dévoilement illusions soi-même qu'un "qui vérité limites jeunesse d'une mort question suis-je l'art exacte
La jeunesse est un concept flottant, ce qu’il recouvre est laissé au jugement selon l’époque et la culture dont on parle. Mais qu’il s’agisse de la Grèce classique, du siècle des lumières ou du XXIe siècle la jeunesse demeure un enjeu, et fait s’interroger la cité toute entière en ce qu’elle est souvent prise pour symptomatique de ses propres maux.
Toutefois « jeunesse » ne semble pas tant désigner une population qu’un état, est-ce un état réel, et s’il n’est que celui-là, alors en quoi se distinguerait-il de l’adolescence ? N’est-ce pas tout autant un lieu symbolique par rapport auquel la philosophie ou la politique ont à se situer ? Ainsi, si la jeunesse n’est qu’un mot, encore faut-il comprendre combien la représentation de celui-ci peut peser dans la vie de la cité.
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie