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Sujet : Est-il juste d'affirmer que pour bien comprendre autrui il faut tenter de se mettre à sa place ?

Définitions des termes :
  • juste : Qui est conforme au droit et à l'égalité des personnes.
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).
  • comprendre : Comprendre, c'est connaître un phénomène de l'intérieur, par son sens, en déchiffrant sa singularité. Dans les sciences, expliquer c'est ramener la diversité des phénomènes à des causes (leurs conditions de production) et à des lois permettant d'en faire des cas particuliers.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • place : Lieu, endroit, position, importance.

Extrait du corrigé : . Sachant par expérience personnelle que le rire est le signe de la joie, je conclus en voyant mon voisin rire qu'il est joyeux. Cela s'appuie sur une conceptualisation donnée inconsciemment, fondée sur le principe de causalité qui veut que les mêmes causes produisent les mêmes effets, et c'est par une induction que j'arrive à cette conclusion que mon voisin est joyeux :j'ai établi là une caractéristique de la nature humaine.Du point de vue logique le raisonnement est tout a fait correct. On peut cependant se demander si les prémisses sont vraies, ce qui revient à faire la critique de l'induction préalable. Connaissons-nous nos propres réactions? Y a-t-il un principe universel qui veut que le rire soit signe de la joie? Tels sont les points sur lesquels se porteront les critiques des adversaires de cette doctrine.Nous ne connaissons pas nos expressions extérieures, notre mimique nous est donnée par l'intervention d'autrui, sans lequel on n'aurait pas conscience de notre attitude. De plus, pour un état de conscience (ici la joie), il existe différents états de comportement : par exemple le rire, mais aussi les pleurs qui témoignent paradoxalement d'une joie infiniment plus grande chez certaines personnes. En outre, le raisonnement analogique ne permet de comprendre que les actes d'autrui qui à l'occasion sont aussi les nôtres.

Est-il juste d'affirmer que pour bien comprendre autrui il faut tenter de se mettre à sa place ?

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