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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- juste : Qui est conforme au droit et à l'égalité des personnes.
- injuste : Un mal, ce qui est contraire à la loi, une inégalité.
- convention : S'oppose à ce qui est naturel et à ce qui existe par soi et en soi. Accord humain né du sentiment d'un intérêt commun. «Ce qui résulte d'un accord réciproque, d'une règle acceptée (et non de la nature). Ce qui est admis par un accord tacite. (Le Robert)
Extrait du corrigé : Le besoin s'impose donc d'un pouvoir qui, « placé en apparence au-dessus de la société, doit estomper le conflit, le maintenir dans les limites de l'ordre » (Engels). Si l'Etat peut apparaître comme le représentant officiel de toute la société, sa synthèse en un corps visible, c'est parce qu'en son fond il n'est jamais que l'Etat de la classe qui, pour son temps représente elle-même toute la société. Ainsi, l'Etat antique est l'Etat des citoyens propriétaires d'esclaves, l'Etat féodal est celui de la noblesse, l'Etat moderne, celui de la bourgeoisie. Dans chaque cas, l'Etat est « une organisation de la classe exploiteuse pour maintenir ses conditions de production extérieures, donc surtout pour maintenir ses conditions de production extérieures, donc surtout pour maintenir par la force la classe exploitée dans des conditions d'oppressions données par le mode de production existant (esclavage, servage, salariat). » (Engels). Tout Etat doit assurer des tâches de maintien de l'ordre, de répression mais aussi des tâches de légitimation et d'occultation. Le droit fonctionne comme idéologie qui légitime et cache la réalité de la domination d'une classe sur une autre. C'est ainsi qu'en proclamant le droit comme idéal éternel et universel, l'idéologie juridique bourgeoise occulte et facilite son rôle politique et économique qui consiste à perpétuer les rapports de production capitalistes. Pour Marx et Engels, les pensées dominantes dans une société ne sont pas autre chose que « l'expression des rapports qui font d'une classe la classe dominante ; autrement dit ce sont les idées de sa domination ». Mais toute classe dominante est obligée pour se maintenir et pour réaliser ses buts de représenter son intérêt comme l'intérêt commun de tous les membres de la société, cad « de donner à ses idées la forme de l'universalité ».
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Le corrigé du sujet " Le juste et l'injuste ne sont-ils que des conventions ? " a obtenu la note de : aucune note
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Dans ce passage de La République, Glaucon, ami de Socrate prend la parole pour tenter de définir la justice. Contre Thrasymaque qui vient de soutenir que la justice est naturelle et se confond avec la loi du plus fort, Glaucon pense, au contraire, que la justice résulte d'une convention.
« Glaucon : - Ecoute ce que je me suis chargé d'exposer d'abord, c'est-à-dire quelle est la nature et l'origine de la justice.
On dit que, suivant la nature, commettre l'injustice est un bien, la subir un mal, mais qu'il y a plus de mal à la subir que de bien à la commettre. Aussi quand les hommes se font et subissent mutuellement des injustices et qu'ils en ressentent le plaisir ou le dommage, ceux qui ne peuvent éviter l'un et obtenir l'autre, jugent qu'il est utile de s'entendre les uns les autres pour ne plus commettre ni subir l'injustice. De là prirent naissance les lois et les conventions des hommes entre eux, et les prescriptions de la loi furent appelées légalité et justice. Telle est l'origine et l'essence de la justice. Elle tient le milieu entre le plus grand bien, c'est-à-dire l'impunité dans l'injustice, et le plus grand mal, c'est-à-dire l'impuissance à se venger de l'injustice. Placée entre ces deux extrêmes, la justice n'est pas aimée comme un bien, mais honorée à cause de l'impuissance où l'on est de commettre l'injustice. Car celui qui peut la commettre et qui est véritablement homme se garderait bien de faire une convention aux fins de supprimer l'injustice ou commise ou subie : ce serait folie de sa part. Voilà donc, Socrate, quelle est la nature de la justice, et l'origine qu'on lui donne. » Platon, La République, livre 2, 358d/359b. Traduction Chambry.
Vaut-il mieux subir l'injustice que la commettre ? Pour Socrate, la justice est une valeur absolue. Elle est pour lui le bien et la vertu par excellence. Glaucon propose ici de définir la justice non comme une fin, mais comme un moyen. Elle n'a donc qu'une valeur relative. Il oppose la nature et la loi. Par nature, l'injustice est préférable. Par la loi, la justice est préférable. Ce changement s'explique par le fait que les hommes ont fait un calcul. Avant l'établissement de toute loi, le risque de subir l'injustice étant supérieur à l'occasion de pouvoir la commettre dans la majorité des cas, les hommes s'entendent entre eux et établissent une convention par laquelle ils se protègent de l'injustice subie et renoncent à l'injustice commise.
La justice n'est donc pas naturelle. Elle résulte d'une institution, d'un contrat. C'est sur la loi qu'il faut s'appuyer pour la faire exister, et non sur la nature.
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