Le Lac - Alphonse de Lamartine (Commentaire)

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Le Lac - Alphonse de Lamartine (Commentaire)

Littérature

Aperçu du corrigé : Le Lac - Alphonse de Lamartine (Commentaire)



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Publié le : 7/9/2006 -Format: Document en format FLASH protégé

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Le Lac - Alphonse de Lamartine (Commentaire)
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Présentation du Lac de LAMARTINE


— Les Méditations poétiques de Lamartine sont en 1820 le premier recueil du Romantisme et produisent l'effet d'une révolution poétique.
— Ce court recueil (vingt-quatre poèmes) est tout imprégné de l'amour malheureux que Lamartine a éprouvé pour une jeune femme, Mme Julie Charles, qui mourut poitrinaire peu après sa rencontre avec le poète. Lamartine la nomme Elvire.
— La plupart des Méditations sont donc élégiaques (consacrées au deuil, à la tristesse). La Nature y apparaît souvent comme l'unique consolatrice.
— On trouve ces éléments dans celle qui est sans doute la plus célèbre des Méditations poétiques : le Lac.

 



AINSI, toujours poussés vers de nouveaux rivages.
 Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
 Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
 Jeter l’ancre un seul jour? c
 
 O lac! l’année à peine a fini sa carrière, 5
 Et près des flots chéris qu’elle degg,vg.c .cv,vait revoir,
 Regarde! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
 Où tu la vis s’asseoir!
 
 Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes;
 Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés: 10
 Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
 Sur ses pieds adorés.
 
 Un soir, t’en souvient-il? nous voguions en silence;
 On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
 Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence 15
 Tes flots harmonieux.
 
 Tout à coup des accents inconnus à la terre
 Du rivage charmé frappèrent les échos;
 Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
 Laissa tomber ces mots: 20
 
 ‘O temps, suspends ton vol! et vous, heures propices,
 Suspendez votre cours!
 Laissez-nous savourer les rapides délices
 Des plus beaux de nos jours!
 
 ‘Assez de malheureux ici-bas vous implorent: 25
 Coulez, coulez pour eux;
 Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent;
 Oubliez les heureux.
 
 ‘Mais je demande en vain quelques moments encore,
 Le temps m’échappe et fuit; 30
 Je dis à cette nuit: “Sois plus lente”; et l’aurore
 Va dissiper la nuit.
 
 ‘Aimons donc, aimons donc! de l’heure fugitive,
 Hâtons-nous, jouissons!
 L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive; 35
 Il coule, et nous passons!’
 
 Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
 Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
 S’envolent loin de nous de la même vitesse
 Que les jours de malheur? 40
 
 Hé quoi! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace?
 Quoi! passés pour jamais? quoi! tout entiers perdus?
 Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
 Ne nous les rendra plus?
 
 Eternité, néant, passé, sombres abîmes, 45
 Que faites-vous des jours que vous engloutissez?
 Parlez: nous rendrez-vous ces extases sublimes
 Que vous nous ravissez?
 
 O lac! rochers muets! grottes! forêt obscure!
 Vous que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir, 50
 Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
 Au moins le souvenir!
 
 Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
 Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
 Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages 55
 Qui pendent sur tes eaux!
 
 Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
 Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
 Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
 De ses molles clartés! 60
 
 Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
 Que les parfums légers de ton air embaumé,
 Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
 Tout dise: ‘Ils ont aimé!’


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t, g

 k

Vue d'ensemble


Dans cette suite de quatrains, Lamartine se livre à une méditation sur la fuite inexorable du Temps. Cette méditation est suscitée par la contemplation solitaire d'un lieu visité naguère en compagnie de la femme aimée et associé depuis dans l'esprit du poète à un souvenir heureux qu'il se plaît à évoquer : puisque l'homme passe et que seule la Nature demeure, qu'elle conserve ce souvenir de l'amour.


Mouvement du texte


Un survol, même rapide, du texte montre que les strophes VI-IX (v. 21 à 36), qui transcrivent les paroles d'Elvire, ne présentent pas la même structure métrique que les autres. Pourtant cette plainte s'intègre dans la méditation puisque les vers 13 à 20 plantent le décor dans lequel elle a été prononcée. Il ne faut donc pas considérer les différentes parties du texte comme trop séparées mais plutôt comme les différents moments d'une même réflexion.
On peut diviser ainsi :

A. Premières réflexions du poète (v. 1 à 12) :
1. Premières questions au Temps (v. 1 à 4).
2. Première invocation au Lac (y. 5 à 12).
B. La nuit sur le lac avec Elvire (y. 13 à 36) :
1. Les circonstances (y. 13 à 20).
2. La plainte d'Elvire (y. 21 à 36).
a) Prière au Temps (y. 21 à 28).
b) Constat d'échec (y. 29 à 32).
c) Conclusion épicurienne (v. 33 à 36).
C. La méditation du poète (y. 37 à 64) :
1. Reprise des questions au Temps (v. 37 à 48).
2. Invocation à la Nature, gardienne du souvenir (v. 49 à 64).
On voit que la troisième partie reprend, en les amplifiant et en les développant, les thèmes de la première partie, en y intégrant les apports de la plainte d'Elvire et en particulier sa prière inutile au Temps (B, 2, ab).
Ce poème a donc une forte unité autant par la structure métrique employée que-par l'agencement et l'orchestration des thèmes évoqués.

 



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Le corrigé du sujet "Le Lac - Alphonse de Lamartine (Commentaire)" a obtenu la note de : aucune note

Corrigé consulté par :
  • TygaRack-190239 (Hors-ligne), le 16/06/2013 à 16H01.
  • Daana (Hors-ligne), le 05/12/2010 à 05H11.
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    Problématique

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Lamartine avait songé à utiliser ces carnets -(de sa mère) et il en avait préparé l'édition, par extraits enveloppés dans un abondant commentaire lui-même truffé de citations, de vers et de prose (...), Émile HENRIOT, les Romantiques, p. 117.

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    J'écrivis cette première méditation -(L'isolement) un soir du mois de septembre 1819, au coucher du soleil, sur la montagne qui domine la maison de mon père, à Milly. J'étais isolé depuis plusieurs mois dans cette solitude., LAMARTINE, Premières méditations, I, Commentaire.

    Ajouté par webmaster

    Ces vers se sont exhalés avec les parfums de l'ile; ils se sont éteints avec les reflets de lune sur les murs blancs des pêcheurs de Procida; ils se sont évanouis avec les murmures des vagues que je comptais à mes pieds., LAMARTINE, Nouvelles méditations, Ischia, Commentaire.

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    Nous lisions haut et tour à tour, tantôt admirant, tantôt pleurant, tantôt rêvant. Nous entrecoupions ces lectures de longs silences et de quelques exclamations échangées, qui étaient pour nous le commentaire irréfléchi de nos impressions, et que le vent emportait avec nos rêves., LAMARTINE, Graziella, II, III.

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    Certains auteurs, parlant de leurs ouvrages, disent : Mon livre, mon commentaire, mon histoire, etc. - Ils sentent leurs bourgeois qui ont pignon sur rue, et toujours un «chez moi» à la bouche. Ils feraient mieux de dire : Notre livre, notre commentaire, notre histoire, etc., PASCAL, Pensées, I, 43.

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    En mourant, elle avait laissé quatre filles à peine sorties de l'adolescence. Alphonse de Lamartine, les Confidences

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    En mourant, elle avait laissé quatre filles à peine sorties de l'adolescence. Alphonse de Lamartine, les Confidences

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    C'était une femme d'un caractère héroïque et que son extrême piété tournait au mysticisme religieux le plus tendre et le plus exalté. Alphonse de Lamartine, les Confidences

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    Les femmes le chantaient en romances plaintives ou en fanfares triomphales au départ, sur la tombe ou au retour de leurs amants. Alphonse de Lamartine, les Confidences, Gallica

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    Quelle est la couleur de la tomate ?

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