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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- langage : 1) Faculté de parler ou d'utiliser une langue. 2) Tout système de signes, tout système signifiant, toute communication par signes (verbaux ou non verbaux). Le langage désigne aussi la totalité des langues humaines.
- limite : 1. Ce qui sépare deux portions d'espace ; par anal., ce qui borne une étendue, un temps, une fonction. 2. Extension extrême d'une étendue, d'une faculté, sans que pour autant on ait à concevoir quelque chose qui lui serve de borne ; en ce sens, KANT oppose limite à borne.
- pensée : Faculté de connaître, de comprendre, de juger, de raisonner, qui est censée caractériser l'homme, par opposition à l'animal. Synonyme d'entendement, de raison.
Extrait du corrigé : C'est pourquoi les thèses de Darwin sont jugées à l'époque scandaleuse. Les hommes refusent ce qui les blesse et y opposent une farouche résistance. Or, continue Freud : « Un troisième démenti sera infligé à la mégalomanie humaine par la recherche psychologique de nos jours qui se propose de montrer au moi qu'il n'est seulement pas maître dans sa propre maison. » L'individu est pluriel : il n'est pas seulement une conscience maîtresse d'elle-même ; il subit un inconscient qui le pousse à agir malgré lui. Redécouvrir et explorer cette zone d'ombre en nous, cette force qui nous rend passif, ce déchirement de l'homme reste le principal acquis de la psychanalyse. 2) Déterminisme psychique et mauvaise foi: ma liberté reste une et entière ou l'inconscient comme alibi La critique philosophique classique adressée à Freud, au-delà des problèmes épistémologiques nombreux et complexes qui sont relatifs au statut de scientificité ou non scientificité de la psychanalyse et de ses contenus théoriques et pratiques, porte sur la place de la liberté dans une telle conception du psychisme humain et des actes, pensées et sentiments qui tissent l'existence humaine. Si l'inconscient, c'est-à-dire, ce qui agit en nous à notre insu, est cause de nos pensées, sentiments, volitions et actes, alors nous sommes sous l'emprise de forces qui nous déterminent, nous instrumentalisent comme une machine, un automate. L'inconscient, un dieu à la face diabolique qui nous manipule, une " idolâtrie du corps ", " un abrégé du mécanisme " (Alain, cf texte à la fin du cours)? Mais alors l'homme, jouet de telles forces, ne serait plus responsable de ses actes, se verrait dénier tout pouvoir de la volonté qui, selon les philosophies de la conscience fondées sur une détermination de l'homme par la raison et ses tâches morales et spirituelles à accomplir, est présupposé dans tout acte de liberté ? Cette manière de poser la question, le plus souvent moralisante (il ne s'agit pas d'identifier Alain à un tel argument général et en ce sens simplifié) et en tout cas réductrice puisqu'elle pense précisément en termes de déterminisme causal et de dualisme dogmatique du corps et de l'âme ou de l'esprit, là où l'on doit rappeler que Freud ne cesse d'insister sur le travail du sens que le sujet doit faire sur lui-même pour se réapproprier son passé (voyez, même s'il s'agit d'une caricature, les films de Hitchcock, "La maison du docteur Edwardes" (1945), "Pas de printemps pour Marnie" (1964) où la trame psychanalytique est toujours la même (la trame narrative étant bien sûr renversée): un traumatisme dans l'enfance, le refoulement puis éventuellement l'amnésie, des symptômes morbides qui se répètent à l'âge adulte sous forme de délires, hallucinations, angoisses, manies et obsessions, par exemple la kleptomanie et enfin un travail de guérison merveilleusement réussi où le sujet revit consciemment la scène traumatique ( ce qu'en termes savants Freud nommera dans la première période "abréaction" et dont il remarquera la trop grande simplicité) en se libérant ainsi de sa névrose, s'appropriant ainsi son passé et son avenir heureux qui, comme dans James Bond, ou presque, s'inaugure par une idyllique lune de miel.
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