Le langage sert-il à communiquer ou bien à penser ? *
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Aperçu du corrigé : Le langage sert-il à communiquer ou bien à penser ?
Si l’on prend en compte l’histoire du langage et son évolution, on constate dans un premier temps qu’il est d’abord outil de communication, c’est-à-dire qu’il naît du besoin des hommes de communiquer entre eux. On pourrait donc considérer l’utilité du langage à bien penser dans un second temps, comme une seconde faculté. Finalement le désir de bien penser se crée d’abord par le désir de communiquer.
® Aussi ancienne que la philosophie elle-même, cette interrogation sur la fonction essentielle du langage s'est d'abord et pour longtemps ancrées dans la certitude que le langage était essentiellement un véhicule de la pensée (fonction de communication). Problématique Peut-on sans risque réduire le langage comme faculté à un outil, externe à la pensée, de communication entre les individus ? S'il est vrai que c'est à travers le langage (tant oral qu'écrit) que nous communiquons, est-ce pour autant sa fonction essentielle, ce pourquoi par nature il existe ? N'est-ce pas, au contraire, dans l'exploration d'une fonction interne à la pensée, c'est-à-dire comme ce qui rend la pensée possible, ou du moins la bonne conduite de cette pensée, qui nous fera trouver l'essence du langage ? Plan Qu'est-ce que communiquer ? Partager ce qui est commun ? = Littéralement, l'évidence qui s'attache à la communication semble présupposer qu'il existe un « terrain commun » à tous les individus, et que parler revient à échanger des données diverses qui en elles-mêmes n'ont rien de spécifique à celui qui les « transmet » : comme un réseau informatique transmet les données électroniques et des informations codées en nombres, parler n'est rien d'autre qu'user des mêmes codes que l'autre. Certes parler suppose de partager une langue, système de codes, mais ce n'est jamais « transposer » des données d'un point à un autre, parce que ces données sont toujours au contraire le fruit d'une expérience, une manière d'être au monde, et le fruit d'une histoire. La fonction du langage = on ne peut nier que parler soit parfois assimilable à une fonction, c'est-à-dire intervienne en vue d'une finalité, dans un but déterminé, selon l'expérience et les circonstances dans lesquelles se déroule l'acte de parole. Sans doute même n'y a-t-il pas de sens hors de tels actes : les mots ne signifient tout seuls, dans le silence infini de l'univers.
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Première partie : la parole comme extériorisation de soi
Deuxième partie : le langage et la pensée
Troisième partie : L’unicité de la languePremière partie : la parole comme extériorisation de soi
Deuxième partie : le langage et la pensée
Troisième partie : L’unicité de la languePremière partie : la parole comme extériorisation de soi
Deuxième partie : le langage et la pensée
Troisième partie : L’unicité de la langue
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Le langage sert-il à communiquer ou bien à penser ?