Est-il légitime de s'opposer à la loi ?

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Peut-on dire que les lois oppriment les faibl ... Les lois sont-elles forcément justes ? >>
Partager

Est-il légitime de s'opposer à la loi ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Est-il légitime de s'opposer à la loi ?



Publié le : 27/2/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Est-il légitime de s'opposer à la loi ?
Zoom
  • légitime : Qui est naturellement juste, fondé. "Légitime" a un sens plus général que "légal", il peut donc être légitime de s'opposer à ce qui est légal, comme la morale peut s'opposer à la politique.
  • opposer : Invoquer (une raison, un prétexte, un argument) dans le but de manifester son désaccord, objecter. Opposer le bon sens à une proposition farfelue. Présenter (un obstacle). Opposer un refus catégorique, une farouche résistance. Mettre (quelque chose, quelqu'un) en situation d'affrontement. Opposer deux équipes. Opposer l'armée aux révolutionnaires. Mettre (des éléments différents) côte à côte ou face à face. Toile qui oppose les ombres et la lumière. •Comparer (des éléments différents). Opposer la raison et la passion. •Présenter (des éléments) comme étant différents. Opposer la philosophie de Marx à celle de Hegel. PRONOMINAL S'opposer à : faire obstacle à (quelque chose), contrecarrer. Je m'oppose à votre départ. Résister à, braver. S'opposer à ses parents. S'opposer : contraster. Tons, tempéraments qui s'opposent.

Toutes les lois ne sont pas toujours justes et légitimes, il peut donc être autorisé de s'y opposer. C'est un devoir que de s'opposer à une loi qui ne défendrait pas l'intérêt général ou serait contraire à la morale. Toutefois, dans un régime démocratique, la loi est l'expression de la "volonté générale" (Rousseau); elle doit donc être respectée. Comme expression du bien commun, on ne peut s'y opposer au nom d'intérêts particuliers et égoïstes.



Aucun des prétendus droits de l'homme ne dépasse donc l'homme égoïste, l'homme en tant que membre de la société bourgeoise, c'est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel." Selon Marx, les droits de l'homme tels qu'ils sont définis par les diverses "déclarations des droits de l'homme et du citoyen", ne sont pas des normes ayant valeur absolue, mais représentent en réalité les intérêts de la classe dominante de la société dans laquelle ils sont reconnus. Les droits de l'homme ainsi définis ne sont qu'une idéologie favorable aux intérêts de la bourgeoisie. Problématique Marx considère que la distinction entre droit de l'homme et droit du citoyen n'est qu'idéologique : elle n'est pas fondée réellement car elle ne prend en compte que les intérêts de la classe bourgeoise. En effet, la liberté définie comme la possibilité de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui n'est réelle dans une société bourgeoise que pour celui qui possède quelque chose dont il peut jouir égoïstement sans se soucier des intérêts de la communauté à laquelle il appartient. Celui qui ne possède rien n'a en effet que le droit théorique de se soumettre à la loi du marché du travail. Enjeux Tout droit n'est qu'un droit de classe ? Si ce n'est pas le cas, la distinction entre droit de l'homme et droit du citoyen reste fondée. Peut-on fonder le droit d'une manière absolue ou bien n'est-ce qu'une valeur relative ? Si on ne peut le fonder que d'une manière relative, on doit admettre la pluralité des droits, et les contradictions qu'ils peuvent présenter avec celui en vigueur dans la société de l'observateur, ce qui n'est pas sans poser d'importants problèmes moraux (cas des mutilations prescrites pour la socialisation dans certaines sociétés).


  • I) La loi n'est pas toujours juste.

a) On peut s'opposer à la loi au nom de la morale.
b) La loi peut être contraire à la dignité de l'homme.
c) La loi peut être une injustice établie.

  • II) La loi garantit le bien commun.

a) La loi est une garantie de l'ordre social.
b) La loi ne peut être contestée que par les voies légales.
c) Obéir à la loi, c'est respecter la volonté générale (Rousseau).

Etc...



Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Est-il légitime de s'opposer à la loi ? Corrigé de 4735 mots (soit 7 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Est-il légitime de s'opposer à la loi ?" a obtenu la note de : aucune note

Sujets connexes :
  • Aucun sujet trouvé
Corrigé consulté par :
  • alban11-218915 (Hors-ligne), le 04/11/2013 à 04H18.
  • flora59-217773 (Hors-ligne), le 31/10/2013 à 31H11.
  • chris.vn (Hors-ligne), le 23/05/2012 à 23H10.
  • ojip (Hors-ligne), le 22/05/2012 à 22H22.
  • Benzema9 (Hors-ligne), le 22/05/2012 à 22H19.
  • Cacher les ressources gratuites

    Problématique

    Les hommes sont donc méfiants et cette rivalité naît la recherche de la domination, l'offensive : la meilleure défense, c'est l'attaque. Il faut se mettre à l'abri en dominant les autres. La recherche du profit, de la sécurité, voire de la réputation nous font prendre les armes. Or, en l'absence d'un pouvoir commun, l'égalité des hommes fait que ce combat ne peut connaître ni vainqueur, ni vaincu définitif, qu'à chaque moment chacun craint pour sa vie, que l'état de nature est un état misérable d'insécurité et de peur de la mort violente. Cet état catastrophique, où nulle activité agricole, industrielle ou sociale n'est possible, où chacun craint constamment pour sa vie, correspond à l'expérience de la guerre civile.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Rousseau

    Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun, s'unissant à tous, n'obéisse pourtant qu'à lui-même, et reste aussi libre qu'auparavant». Tel est le problème fondamental dont le contrat social donne la solution. Les clauses de ce contrat sont tellement déterminées par la nature de l'acte, que la moindre modification les rendrait vain .et de nul effet; en sorte que, bien qu'elles n'aient peut-être jamais été formellement énoncées, elles sont partout les mêmes, partout tacitement admises et reconnues, jusqu'à ce que, le pacte social étant rompu, chacun rentre dans ses premiers droits, et reprenne sa liberté naturelle, en perdant la liberté conventionnelle pour laquelle il renonça. Ces clauses, bien entendues, se réduisent toutes à une seule : savoir, l'aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté ; car, premièrement, chacun se donnant tout entier, la condition est égale pour tous ; et la condition étant égale pour tous, nul n'a intérêt de la rendre onéreuse aux autres. De plus, l'aliénation se faisant sans réserve, l'union est aussi parfaite qu'elle peut l'être, et nul associé n'a plus rien à réclamer : car, s'il restait quelques droits aux particuliers, comme il n'y aurait aucun supérieur commun qui pût prononcer entre eux et le public, chacun, étant en quelque point son propre juge, prétendrait bientôt l'être en tous ; l'état de nature subsisterait, et l'association deviendrait nécessairement tyrannique ou vaine. Enfin, chacun se donnant à tous ne se donne à personne ; et comme il n'y a pas un associé sur lequel on n'acquière le même droit qu'on lui cède sur soi, on gagne l'équivalent de tout ce qu'on perd, et plus de force pour conserver ce qu'on a. Si donc on écarte du pacte social ce qui n'est pas de son essence, on trouvera qu'il se réduit aux termes suivants : « Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale : et nous recevons en corps chaque membre comme partie indivisible du tout. ROUSSEAU

    Citations

    L'état le meilleur de société est celui où l'état légitime est légal, et où l'état légal est légitime? ? Louis Gabriel Ambroise, vicomte de Bonald, Législation primitive, considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison

    Ajouté par webmaster

    Ce qui est légal est conforme à la loi. Ce qui est légitime est conforme à l'équité. Un acte qui viole la loi ne peut jamais être légal; mais il peut être légitime en raison des circonstances., LITTRÉ, Dict., art. -Légal.

    Ajouté par webmaster

    L'individu, en tant que créature, ne peut s'opposer qu'au créateur., CAMUS, l'Homme révolté, p. 76.

    Ajouté par webmaster

    « Je veux signifie « je désire » et rien ne peut s'opposer à mon désir : tout doit y concourir. » (CONDILLAC, Logique.)

    Ajouté par webmaster

    (...) ces deux inégalités, bien loin de s'opposer et de se compenser, s'ajoutent au contraire et s'alourdissent l'une l'autre., Ch. PÉGUY, la République, p. 173.

    Ajouté par webmaster

    Il est exact que, d'instinct, cet enfant dit : non. Mais ce n'est pas mauvaise volonté : c'est un besoin de s'opposer., MARTIN DU GARD, les Thibault, t. IX, p. 46.

    Ajouté par webmaster

    Contraint tout d'un coup de s'opposer aux entreprises extravagantes et aux animosités envenimées de quelques-uns de ses confrères., FLÉCHIER, Panégyriques, II, 454, -in LITTRÉ.

    Ajouté par webmaster

    La dispersion de ces gauches naissantes, et qui semblent s'opposer les unes aux autres vous rassure (...), F. MAURIAC, Bloc-notes 1952-1957, p. 159.

    Ajouté par webmaster

    On a même vu (...) un parti d'-inflationistes (sic) s'opposer aux mesures à prendre en vue de retirer les billets de banque de la circulation., Charles GIDE, Cours d'économie politique, t. I, p. 440.

    Ajouté par webmaster

    Quelle est la couleur de la tomate ?

    Avertissement de respect de copyright. Respect des règles orthographique (pas de langage SMS).



    Ressource précédenteRessource suivante

    Est-il légitime de s'opposer à la loi ?

     Maths
     Philosophie
     Littérature
     QCM de culture générale
     Histoire
     Géographie
     Droit
    Podcast philo