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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- réalité : 1) Réalité: * Caractère de ce qui a une existence concrète, par opposition aux apparences, aux illusions ou aux fictions de notre imagination. * Ensemble des choses et des faits réels. 2) Réel: * Comme adjectif : qui existe effectivement, et pas seulement à titre d'idée, de représentation ou de mot (exemple : un pouvoir réel). * Comme nom : l'ensemble des choses qui existent, le monde extérieur (synonyme : réalité).
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
- spéculer : Réfléchir de façon purement théorique sans viser aucune application pratique.
- raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).
Extrait du corrigé : Existe-t-il un risque, pour la raison, de perdre de vue les faits, ce qui justifierait sa disqualification ? Eléments pour le développement * Le danger du recours systématique à la raison : l'oubli des faits Auguste Comte « Si l'on a souvent justement déploré, dans l'ordre matériel, l'ouvrier exclusivement occupé, pendant sa vie entière, à la fabrication des manches de couteaux ou de têtes d'épingle, la saine philosophie ne doit peut-être pas, au fond, faire moins regretter, dans l'ordre intellectuel, l'emploi exclusif et continu d'un cerveau humain la résolution de quelques équations ou au classement de quelques insectes : l'effet moral, en l'un et l'autre cas, est malheureusement fort analogue ; c'est toujours de tendre essentiellement à inspirer une désastreuse indifférence pour le cours général des affaires humaines, pourvu qu'il y ait sans cesse des équations à résoudre et des épingles à fabriquer. » On peut critiquer l'éloignement des faits entraîné par le recours à la raison : Comte y voit dans ce texte un automatisme aussi pernicieux que celui qui consiste à ne s'occuper que de fraction insignifiantes du réel, sans vue d'ensemble. La raison seule semblerait alors éloigner de la saisie du réel, au lieu de permettre cette saisie. * La nécessité d'un usage pratique de la raison Aristote, Ethique à Nicomaque « On a donc raison de dire que c'est par l'accomplissement des actions justes qu'on devient juste, et par l'accomplissement des actions modérées qu'on devient modéré, tandis qu'à ne pas les accomplir nul ne saurait jamais être en passe de devenir bon. Mais la plupart des hommes, au lieu d'accomplir des actions vertueuses, se retranchent dans le domaine de la discussion, et pensent qu'ils agissent ainsi en philosophes et que cela suffira à les rendre vertueux : ils ressemblent en cela aux malades qui écoutent leur médecin attentivement, mais n'exécutent aucune de ses prescriptions. Et de même que ces malades n'assureront pas la santé de leur corps en se soignant de cette façon, les autres non plus n'obtiendront pas celle de l'âme en professant une philosophie de ce genre. » Il est possible de distinguer deux usages de la raison, et deux rapports différents de la raison aux faits : le premier fait de la raison une instance autosuffisante n'ayant pas besoin d'une application au réel, le second s'efforce de travailler les faits du réel grâce à la raison ; dans ce cas, la réalité des faits et les spéculations de la raison interagissent. La critique des spéculations de la raison ne vaut alors que pour un certain usage, purement abstrait, de celle-ci. * La raison, créatrice du fait et de la connaissance de celui-ci Albert Einstein, « On the Method of Theoretical Physics », cité par R.
Corrigé de 1501 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "Est-ce légitimement que l'on invoque la réalité des faits contre les spéculations de la raison ?" a obtenu la note de : aucune note
spéculations faits impossible démontrer invoque aussi légitimement quelles impossible est-ce l'erreur laisse vous contre d'une réalité raison comme j'existe quand l'on partir obscure s'il quoi question progrès implique réfléxions légitime telle spéculations toujours remarque l'importance suis-je certitude tout d'invoquer autres autres l'homme toute puis-je l'inconscient tolerance qu'on conscience dire
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