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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- mot : 1. Élément du discours, signe d'une idée distincte. 2. Unité linguistique composée et fonctionnant de manière relativement autonome : « Segment de la chaîne parlée ou du texte écrit tel qu'on le puisse séparer de son contexte en le prononçant isolément ou en le séparant par un blanc des autres éléments du texte et lui attribuer une signification et une fonction spécifique » (MARTINET). 3. Au pluriel, souvent synonyme de paroles.
- chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
Extrait du corrigé : Le résultat de cette transmission indirecte de la chose par le mot étant que chez Aristote, le mot n'exprime pas la chose, mais l'effet de la chose sur l'âme.*Ce dernier élément de motivation qui existait chez Aristote entre le mot et ce qu'il désigne, disparaît avec la naissance de la linguistique qui radicalise la thèse conventionnaliste, jusqu'à affirmer le caractère arbitraire de ce qu'elle appelle le signe linguistique. Du coup, on ne peut plus considérer le langage comme une liste de mots auxquels correspondrait une liste de choses, on ne peut plus en effet considérer le langage comme une nomenclature puisque chaque chose pourrait en fait être désignée par un tout autre signifiant que celui que celui qui la représente par convention. Par conséquent, avec Saussure, il ne peut plus être question du lien entre le mot et la chose, puisqu'en fait ce mot n'existe plus. Bien sûr il reste le fait que c'est ce mot qui désigne cette chose, mais ce lien est purement utilitaire et n'est préservé que pour que la langue reste un moyen de communication pour tous les membres d'une même communauté linguistique.Pourtant ce n'est pas parce que le lien mot-chose est purement arbitraire que tout rapport du mot et de la chose disparaît.En effet si le mot ne copie pas la chose et ne fait que la représenter par convention, il reste tout de même une certaine interaction de l'un à l'autre. En fait le rapport mot-chose se trouve totalement inversé. C'est-à-dire qu'avec la conception naturaliste du langage, c'était le mot qui dérivait de la chose, alors qu'avec la conception saussurienne du langage comme système, c'est le mot qui interfère dans ma perception de la chose. En effet les mots, pour arbitraires qu'ils soient, restent mon moyen d'accès au monde.
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Le corrigé du sujet " Les mots disent-ils les choses ? " a obtenu la note de : aucune note
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L'homme vit entouré d'êtres et d'objets qui lui sont extérieurs et existent en dehors de lui. Le langage est le moyen dont il dispose pour dire ce réel, pour l'appréhender et même le connaître. Mais le langage est fait de mots qui désignent chaque objet réel, chaque chose. Les mots, ces groupes de sons qui ont un sens, renvoient aux choses du monde, et permettent donc, en principe, d'avoir accès au réel.
Mais c'est imparfaitement que les mots décrivent le réel. Faut-il penser alors que les mots cachent les choses ?
Cela signifierait qu'au lieu de dévoiler la réalité et de nous livrer l'essence des choses, les mots seraient incapables de dire la richesse du réel et même seraient un obstacle à notre compréhension de ce qui nous entoure.
Pour répondre à cette question qui met en jeu les relations que nous entretenons avec les choses qui nous entourent, mais aussi avec les êtres avec qui nous vivons, il convient de nous interroger sur le rôle du langage et sur sa nature. Nous verrons donc que les mots, s'ils représentent bien les choses, ne sont pas pour autant capables de saisir l'essence de ce qui est. Pour pallier cette saisie imparfaite, tronquée et trompeuse, nous verrons aussi que le langage peut être travaillé, et nous livrer alors une vision poétique des choses, capable, contre toute attente, de nous donner à voir le coeur des choses.
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