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Sujet : Les raisons de croire

Définitions des termes :
  • croire : Le verbe vient du latin credere, qui signifie "tenir pour vrai", "faire confiance". La croyance implique donc l'idée d'une absence de connaissance, car il s'agit toujours de "se fier" au témoignage d'autrui.

Extrait du corrigé : . En ce sens, la naïveté, la foi, l'opinion sont des modes différents de croyance. Pourtant, il y a des différences entre la naïveté et la foi par exemple. La croyance peut être ignorance et ignorée. Dans ce cas, là on ne croit pas volontairement mais on adhère à une idée sans réfléchir. On peut préférer croire parce que cela nous rassure dans un monde qui met à mal nos existences. Mais la vraie croyance n'est-elle pas celle qu'on choisit ? Ne choisit-on pas de croire en Dieu, parce que l'on a la foi ? Parce que cela nous semble être le mieux ? La croyance n'est-elle pas ce qui nous permet d'agir dans un monde complexe ? La croyance est illusion et trompe le sujet Croire en quelque chose, c'est ignorer les causes réelles des choses.

Les raisons de croire

Corrigé : Les raisons de croire Corrigé de 2080 mots (soit 3 pages) directement accessible

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Définitions

  • croire : Le verbe vient du latin credere, qui signifie "tenir pour vrai", "faire confiance". La croyance implique donc l'idée d'une absence de connaissance, car il s'agit toujours de "se fier" au témoignage d'autrui.

Problématique

La croyance est toujours croyance de quelque chose. D'une façon générale, la croyance est adhésion à une idée, à une représentation, une théorie,... En ce sens, la naïveté, la foi, l'opinion sont des modes différents de croyance. Pourtant, il y a des différences entre la naïveté et la foi par exemple. La croyance peut être ignorance et ignorée. Dans ce cas, là on ne croit pas volontairement mais on adhère à une idée sans réfléchir. On peut préférer croire parce que cela nous rassure dans un monde qui met à mal nos existences. Mais la vraie croyance n’est-elle pas celle qu’on choisit ? Ne choisit-on pas de croire en Dieu, parce que l’on a la foi ? Parce que cela nous semble être le mieux ? La croyance n’est-elle pas ce qui nous permet d’agir dans un monde complexe ?

Textes / Ouvrages de référence

Kant, La religion dans les limites de la simple raison


« Ce ne peut pas être, par conséquent, chose indifférente pour la morale que de se faire ou non le concept d'une fin dernière de toutes choses (l'accord de la morale avec un tel concept n'augmente pas le nombre des devoirs, tout en leur procurant un point particulier où toutes les fins convergent et s'unissent) ; car c'est là l'unique moyen de donner à la connexion pour nous indispensable de la fina­lité par liberté et de la finalité naturelle une réalité objectivement pratique. Supposez un homme plein de respect pour la loi morale, à qui l'idée vient de se demander (ce qui est presque inévitable) quel monde il créerait sous la direction de la loi morale, s'il en avait la faculté et s'il devait lui-même en faire partie comme membre ; non seulement il le choisirait exactement tel, si seulement on lui laissait le choix, que l'exige l'idée morale du souverain bien, mais il voudrait même qu'un monde, n'importe lequel, existât, parce que la loi morale réclame que soit réalisé le plus grand bien dont nous sommes capables ; et il le voudrait, malgré le danger où il se verrait exposé, d'après cette idée elle-même, d'y perdre beaucoup personnellement en félicité, parce qu'il pourra peut-être n'être pas adéquat aux conditions requises pour le bonheur ; il se sentirait de la sorte contraint par sa raison de prendre cette décision d'une manière tout à fait impartiale et de faire sien, peut-on dire, le jugement que porterait un étranger ; et cela montre bien. L'origine morale de ce besoin qu'a l'homme de concevoir, outre ses devoirs et pour eux, une fin dernière qui en soit la conséquence.
La morale conduit donc nécessairement à la religion et s'élève ainsi à l'idée d'un législa­teur moral tout-puissant, en dehors de l'humanité , et dans la volonté duquel réside cette fin dernière (de la création du monde), qui peut et qui doit être en même temps la fin dernière de l'homme. »


Pascal, Les pensées, fragment 397 (extrait)


« Examinons donc ce point, et disons : Dieu est ou il n'est pas ; mais de quel côté pencherons-nous ? La raison n'y peut rien déterminer. Il y a un chaos infini qui nous sépare. Il se joue un jeu à l'extrémité de cette distance infinie, où il arrivera croix ou pile. Que gagerez-vous ? Par raison, vous ne pouvez faire ni l'un ni l'autre ; par raison, vous ne pouvez défendre nul des deux.
Ne blâmez donc pas de fausseté ceux qui ont pris un choix, car vous n'en savez rien. - Non, mais je les blâmerai d'avoir fait non ce choix, mais un choix, car encore que celui qui prend croix et l'autre soient en pareille faute, il sont tous deux en faute ; le juste est de ne point parier.
- Oui, mais il faut parier. Cela n'est point volontaire, vous êtes embarqué. Lequel prendrez-vous donc ? Voyons, puisqu'il faut choisir, voyons ce qui vous intéresse le moins. Vous avez deux choses à perdre, le vrai et le bien, et deux choses à engager, votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude, et votre nature a deux choses à fuir, l'erreur et la misère. Votre raison n'est pas plus blessée, puisqu'il faut nécessairement choisir, en choisissant l'un que l'autre. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout, et si vous perdez, vous ne perdez rien ; gagez donc qu'il est sans hésiter. Cela est admirable. »



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