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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- libération : Action de se libérer, de s'émanciper d'une tutelle, de vaincre un obstacle, une résistance.
- désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- idéal : Adjectif désignant ce qui se rapporte à une idée. On l'oppose à empirique. On qualifie aussi d'idéal, quelque chose qui n'existe d'en pensée. Substantif désignant un modèle à suivre (un idéal de vertu par exemple).
- moral : Moral: 1) qui concerne la morale. 2) qui est conforme aux règles de la morale; opposé à immoral. Morale: ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.
Extrait du corrigé : Cébès - Comment, dis ? Socrate - Voici : tout plaisir et toute peine possèdent une manière de clou, avec quoi ils clouent l'âme au corps et la fichent en lui, faisant qu'ainsi elle a de la corporéité et qu'elle juge de la vérité des choses d'après les affirmations mêmes du corps. » Transition : cette posture pessimiste sur l'efficace aliénante du désir demande à être interrogée : est-il en effet pertinent de vouloir fonder la morale en combattant le désir ? Pour répondre à cette question, il faut envisager un autre rapport de l'homme au désir. II. Le désir, constitutif de l'homme et de sa morale - il faut alors libérer l'objet désir des chaînes que la philosophie lui a traditionnellement imposées Vouloir libérer l'homme du désir, c'est, en un sens, vouloir supprimer le désir chez l'homme - l'homme reste-t-il alors un homme ? Mieux vaut sans doute envisager le désir comme une constituante essentielle de l'homme, et libérer le désir peut alors signifier prendre en compte le désir sans l'opprimer, lui faire toute sa place dans le fonctionnement de l'être humain. Cela peut constituer un idéal moral dans la mesure où c'est la perfection de la vie de l'homme en tant qu'homme - en tant qu'être de désir - qui est recherchée. Spinoza, Ethique, 3ème partie « Le désir (cupiditas) est l'essence même de l'homme, en tant qu'elle est conçue comme déterminée, par une quelconque affection d'elle-même, à faire quelque chose. EXPLICATIONNous avons dit plus haut, dans le scolie de la proposition 9 de cette partie, que le Désir est l'appétit qui a conscience de lui-même, et que l'appétit est l'essence même de l'homme, en tant qu'elle est déterminée à faire les choses qui sont utiles à sa conservation.
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Le corrigé du sujet " La libération du désir peut-elle constituer un idéal moral ?" a obtenu la note de : aucune note
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Une libération, c’est-à-dire une opération par laquelle on passe d’un état de non liberté à un état de liberté, est une émancipation, une délivrance, ce qui suppose que l’objet concerné par la libération soit prisonnier ou bien encore emprisonnant. Le mot « du » dans l’expression « libération du désir » pose effet problème en ce qu’il peut avoir un sens double : ou bien on considère qu’il est question ici de la libération de l’objet « désir », que le désir est ce qui est délivré (au sens où l’on parle par exemple de la libération d’un prisonnier), ou bien l’on comprend « libération du désir » comme délivrance de l’homme d’une puissance oppressante : le désir (au sens où l’on peut dire que l’on se libère d’une obsession, par exemple). Il faudra prendre en compte ces deux compréhensions possibles.
Le désir se définit comme une aspiration à un objet que l’on ne possède pas, et un caractère passionnel, irraisonné, lui est parfois attaché – ce qui peut expliquer que l’on puisse penser avoir à s’en délivrer.
« Pouvoir », c’est « être en mesure de », mais c’est aussi « avoir le droit de » : il est question à la fois d’une possibilité de fait et d’une possibilité de droit.
« Constituer » est à prendre ici dans un sens fort : celui de construire de manière fondamentale et réglée – la Constitution d’un Etat renferme ainsi ses principes fondamentaux.
Un idéal est le stade de perfection ultime d’un phénomène ou d’un concept ; on y aspire ou on le prend comme référence. Il est question ici d’un « idéal moral », c’est-à-dire que cet idéal concerne, dans une compréhension courante, ce qui est ou n’est pas convenable pour un homme de faire ou de penser, ou, dans une compréhension philosophique, ce qui doit régler la conduite de la vie humaine.
Ce sujet a la particularité de pouvoir être compris de deux manières différentes, qu’il faudra confronter. Il pose la question générale de la place qu’il faut accorder au désir, considéré dans son rapport à la liberté, dans la fondation d’une morale idéale. Plus précisément, il est présupposé que l’on fait une place à cette question, et on interroge la pertinence de cette place.
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