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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
Extrait du corrigé : On ne peut donc définir la liberté dans le pouvoir de ne pas nuire à autrui mais dans le pouvoir se réaliser pleinement en tant qu'individu, sans se soucier de l'autre. · Triompher des obstacles ® dans une société humaine, des contraintes pèsent sur nous. Notre liberté, dit-on, s'arrête là où commence celle de l'autre. Si nous voulons donc être tout à fait libre, il faut devenir tyran : il faut nier la liberté des autres, pour laisser s'étendre absolument la sienne. La liberté du bon plaisir porte en soi le projet politique de la tyrannie, ou le caprice d'un seul est la loi contre tous les autres. · Le tyran peut mettre à mort qui il veut ; mais il aura beau lancer la pierre en l'air, toujours elle retombera contre sa volonté. Si être libre, c'est pouvoir tout ce que l'on veut, qu'on on le veut, alors nécessairement la liberté humaine a des bornes ; car les lois de la nature n'ont que faire de notre bon plaisir. · Affirmer sa propre nature, c'est nier tout ce qui va contre elle ; mais tout ce qui va contre elle ne peut être nié. La liberté du bon plaisir est par nature limitée, ou elle n'est pas ; il suffit d'un obstacle infranchissable, et l'homme libre a trouvé son maître : un autre homme, l'âge, la mort. · L'essence de la liberté doit donc être chercher ailleurs.
Corrigé de 1915 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " La liberté consiste-t-elle a ne pas nuire à autrui ?" a obtenu la note de : aucune note
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· Angles d’analyse
Le sultan semble le plus libre des hommes en son pays : riche et puissant, rien ne s’oppose à lui. Il met à mort à sa guise, prend les femmes de son choix, achète ce qu’il veut. Ses désirs sont des ordres, son plaisir fait la loi. Parce qu’aucune contrainte ne pèse sur lui, parce qu’il fait tout ce qui lui plait, il nous paraît tout-puissant et libre. Mais est-il pour autant le plus libre des hommes ?
Il s’agit ici de s’interroger sur l’essence de la liberté ? Trouve-t-on pleinement la liberté dans le fait de ne pas causer de dommage à l’autre (« ma liberté s’arrêté où commence celle de l’autre »), et si oui, peut-on la réduire dans le simple fait de ne pas nuire à autrui ?
La question semble d’emblée partir d’un présupposé qui nous pousse à dire qu’on ne doit pas empiéter sur la liberté des autres, qu’on est pas libre quand on fait le mal. N’est-ce pas bien au contraire une définition de la liberté donnée en vue de nous pousser à agir moralement ?
® C’est en réalité notre définition de la liberté qu’il va falloir étayer à travers ce sujet. Principalement sa définition minimale et commune : être libre c’est pouvoir faire ce que l’on veut et quand on le veut, et ce indépendamment du tort qu’on pourrait faire à d’autres que nous. Être libre c’est donc ne rencontrer aucun obstacle, de telle sorte que, dans une telle perspective se pose le problème de la possibilité de vie en société (si chacun n’a que des droits, mais pas de devoirs).
® Tout l’enjeu de la question réside donc dans le fait de chercher à trouver ce qui peut définir l’essence de la liberté, et ce en quoi, par nature, elle consiste. C’est-à-dire quel comportement est digne de la définition essentielle de la liberté ?
Problématique
Définir la liberté comme comportement qui respecte autrui est-il d’une part conforme à l’essence de la liberté en tant que telle, et d’autre part, suffit-elle à saisir l’ensemble de sa nature ou est-ce au contraire insuffisant ? Nous devrons interroger nos comportements (« consister »= caractéristiques pratiques, concrètes), à travers notamment l’analyse du devoir et du droit.
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