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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
- sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
- limite : 1. Ce qui sépare deux portions d'espace ; par anal., ce qui borne une étendue, un temps, une fonction. 2. Extension extrême d'une étendue, d'une faculté, sans que pour autant on ait à concevoir quelque chose qui lui serve de borne ; en ce sens, KANT oppose limite à borne.
- souhaitable : Qui peut être désiré, voulu, recherché.
Extrait du corrigé : En effet, ne peut être heureux que celui qui vît conformément à la justice ; or, l'absence de limite est aussi l'absence de justice. Telle sont les implications de la thèse socratique que développe Hobbes aux chapitres 13 et 14 du Léviathan. b) la liberté illimitée est un des fondements de la guerre de chacun contre chacun : Selon Hobbes, c'est volontairement que les hommes se sont soumis à l'autorité d'un état. En effet, à l'état de nature, la vie est « malheureuse, pénible, bestiale et brève », et cela, en raison d'un droit de nature absolu (Cf. note page 1) : l'état de nature, la condition où vivent les hommes « sans qu'une puissance commune les tiennent tous en respect », ne tombe sous le coup d'aucun jugement : rien ne peut être injuste puisque « là où il n'y a pas de puissance commune, il n'y a pas de lois ; là où il n'y a pas de lois, pas de justice ». Dès lors, la fraude et la force sont les vertus cardinales. Conséquence : les hommes renoncent à leur droit naturel en échange de la paix et de la sécurité assuré par l'état (qui est la somme des pouvoirs de tous). Transition : - On vient d'examiner les enjeux politiques du sujet : une liberté sans limite rend toute forme de justice impraticable : illimitée, la liberté est un des ressorts de la guerre, c'est-à-dire qu'elle ne peut qu'être source de conflits - Cependant, Hobbes tire argument de ce constat pour justifier une obéissance absolue aux lois établies par l'état. De même, on sait que Platon critique violemment la démocratie (République, livre 8). Comment alors parler encore de liberté ?
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Le corrigé du sujet " Une liberté sans limite est-elle souhaitable? " a obtenu la note de : aucune note
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· Le sujet invite à s’interroger sur un certain type de liberté et non sur la liberté en général ; il conviendra donc de définir soigneusement cette liberté dite « sans limite ».
· Ensuite, on nous demande de lui attribuer une valeur : est-elle « souhaitable » ?
· Il s’agit là d’une valeur positive : souhaiter une chose, c’est penser l’existence de cette chose comme bonne, mais surtout, la souhaiter, c’est la vouloir (souhait = vœux).
· Du coup, se dégage ici le présupposé du sujet : la liberté dont il est question n’est pas effective ou réelle, (sinon, comment pourrait-elle être l’objet d’un souhait ? étant déjà là, on ne saurait la désirer), mais elle est possible, une sorte de virtualité absente.
· Il faudra donc aussi dégager ce qui l’empêche a priori d’exister.
Conséquences problématiques : Il faut se demander si cette possibilité doit ou non être actualisée : faut-il souhaiter, avec les anarchistes, la destruction de toute forme d’ordre, de hiérarchie et de pouvoir contraignants, au nom d’une liberté authentique, c’est-à-dire totale ? Ou au contraire, n’est-ce pas là un projet à peine viable, compte tenu des inévitables conflits que pourrait engendrer une liberté illimitée[1] ? N’est-ce pas le propre d’une liberté réelle d’ignorer les compromis ou bien une telle absence de limites ne conduirait-elle pas à la destruction même de toute liberté ?
[1] Sur ce point, on peut citer Hobbes ; les passions humaines sont telles qu’en l’absence d’un pouvoir contraignant qui tiennent tous les hommes en respect, chacun est une menace pour chacun, et cela, précisément parce que chacun est libre « d’user de sa propre puissance comme il le veut lui-même pour la préservation de sa propre vie » = définition du droit naturel, c’est-à-dire du droit sur toute chose, y compris sur le corps des autres, tant qu’on en est pas empêché. Droit naturel (ou liberté sans limite) = condition de la guerre qu’il s’agira d’annuler lors du pacte social. La liberté civile procède d’un renoncement à la liberté naturelle.
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