Une liberté sans limite est-elle souhaitable?

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Une liberté sans limite est-elle souhaitable?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Une liberté sans limite est-elle souhaitable?



Publié le : 24/1/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Une liberté sans limite est-elle souhaitable?
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  • liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
  • sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
  • limite : 1. Ce qui sépare deux portions d'espace ; par anal., ce qui borne une étendue, un temps, une fonction. 2. Extension extrême d'une étendue, d'une faculté, sans que pour autant on ait à concevoir quelque chose qui lui serve de borne ; en ce sens, KANT oppose limite à borne.
  • souhaitable : Qui peut être désiré, voulu, recherché.

·  Le sujet invite à s’interroger sur un certain type de liberté et non sur la liberté en général ; il conviendra donc de définir soigneusement cette liberté dite « sans limite ».

·  Ensuite, on nous demande de lui attribuer une valeur : est-elle « souhaitable » ?

·  Il s’agit là d’une valeur positive : souhaiter une chose, c’est penser l’existence de cette chose comme bonne, mais surtout, la souhaiter, c’est la vouloir (souhait = vœux).

·  Du coup, se dégage ici le présupposé du sujet : la liberté dont il est question n’est pas effective ou réelle, (sinon, comment pourrait-elle être l’objet d’un souhait ? étant déjà là, on ne saurait la désirer), mais elle est possible, une sorte de virtualité absente.

·  Il faudra donc aussi dégager ce qui l’empêche a priori d’exister.

                                                                                                  

Conséquences problématiques : Il faut se demander si cette possibilité doit ou non être actualisée : faut-il souhaiter, avec les anarchistes, la destruction de toute forme d’ordre, de hiérarchie et de pouvoir contraignants, au nom d’une liberté authentique, c’est-à-dire totale ? Ou au contraire, n’est-ce pas là un projet à peine viable, compte tenu des inévitables conflits que pourrait engendrer une liberté illimitée[1] ? N’est-ce pas le propre d’une liberté réelle d’ignorer les compromis ou bien une telle absence de limites ne conduirait-elle pas à la destruction même de toute liberté ?



[1] Sur ce point, on peut citer Hobbes ; les passions humaines sont telles qu’en l’absence d’un pouvoir contraignant qui tiennent tous les hommes en respect, chacun est une menace pour chacun, et cela, précisément parce que chacun est libre « d’user de sa propre puissance comme il le veut lui-même pour la préservation de sa propre vie » = définition du droit naturel, c’est-à-dire du droit sur toute chose, y compris sur le corps des autres, tant qu’on en est pas empêché. Droit naturel (ou liberté sans limite) = condition de la guerre qu’il s’agira d’annuler lors du pacte social. La liberté civile procède d’un renoncement à la liberté naturelle.



En effet, ne peut être heureux que celui qui vît conformément à la justice ; or, l'absence de limite est aussi l'absence de justice. Telle sont les implications de la thèse socratique que développe Hobbes aux chapitres 13 et 14 du Léviathan.   b)     la liberté illimitée est un des fondements de la guerre de chacun contre chacun : Selon Hobbes, c'est volontairement que les hommes se sont soumis à l'autorité d'un état. En effet, à l'état de nature, la vie est « malheureuse, pénible, bestiale et brève », et cela, en raison d'un droit de nature absolu (Cf. note page 1) : l'état de nature, la condition où vivent les hommes « sans qu'une puissance commune les tiennent tous en respect », ne tombe sous le coup d'aucun jugement : rien ne peut être injuste puisque « là où il n'y a pas de puissance commune, il n'y a pas de lois ; là où il n'y a pas de lois, pas de justice ». Dès lors, la fraude et la force sont les vertus cardinales. Conséquence : les hommes renoncent à leur droit naturel en échange de la paix et de la sécurité assuré par l'état (qui est la somme des pouvoirs de tous).   Transition : -          On vient d'examiner les enjeux politiques du sujet : une liberté sans limite rend toute forme de justice impraticable : illimitée, la liberté est un des ressorts de la guerre, c'est-à-dire qu'elle ne peut qu'être source de conflits -          Cependant, Hobbes tire argument de ce constat pour justifier une obéissance absolue aux lois établies par l'état. De même, on sait que Platon critique violemment la démocratie (République, livre 8). Comment alors parler encore de liberté ?


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Le corrigé du sujet " Une liberté sans limite est-elle souhaitable? " a obtenu la note de : aucune note

Corrigé consulté par :
  • bibou945 (Hors-ligne), le 18/05/2011 à 18H22.
  • egnees53933 (Hors-ligne), le 17/01/2010 à 17H12.
  • Benoit15530 (Hors-ligne), le 14/12/2008 à 14H12.
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    Problématique

    Nos pulsions sont renfermées dans une partie de l'inconscient que Freud appelle le CA. Ainsi donc nos pensées viennent de ce CA pour finir dans le MOI qui est le conscient de notre être, notre « je ». Mais notre inconscient comprend en plus d'une partie du MOI, le SURMOI qui est formé par notre éducation et qui permet la censure. Cette censure est quelque chose qui se développe grâce a notre bagage culturel et qui limite l'expression même de nos pulsions et donc de nos pensées qui sont elles-mêmes déterminées par ces pulsions primitives (le éros et le thanatos). Par ces déclarations, Freud contredit donc Rousseau sur la nature même de l'homme. En effet, selon le père de la psychanalyse, l'homme est mauvais de nature car animal et c'est la société qui le rend acceptable grâce notamment à cette censure qui est acquise.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Oui, l'homme a le droit primordial d'aller et de venir, de travailler, de penser, de vivre, et de déployer en tout sens la liberté, sans autre limite que la liberté d'autrui., JAURèS, Hist. socialiste..., t. I, p. 341.

    Ajouté par webmaster

    (...) la charité ne connaît ni règle ni limite. Elle surpasse toute obligation. Sa beauté est précisément dans la liberté., V. COUSIN, Du vrai, du beau, du bien, 15Ëe leçon, -in R. THAMIN et P. LAPIE, Lectures morales, p. 362.

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    "Il (l’homme) abuse à coup sûr de sa liberté à l’égard de ses semblables; et, quoique, en tant que créature raisonnable, il souhaite une loi qui limite la liberté de tous, son penchant animal à l’égoïsme l’incite toutefois à se réserver, dans toute la mesure du possible, un régime d’exception pour lui même." Kant, Idée d’une histoire universelle du point de vue cosmopolitique.

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    Si l'on recherche en quoi consiste précisément le plus grand bien de tous, qui doit être la fin de tout système de législation, on trouvera qu'il se réduit à deux objets principaux, la -liberté et l'-égalité : la liberté, parce que toute dépendance particulière est autant de force ôtée au corps de l'État; l'égalité, parce que la liberté ne peut subsister sans elle., ROUSSEAU, Du contrat social, II, XI.

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    Elle -(l'Angleterre) nous a enseigné, et prouvé par l'exemple, que liberté et autorité ne sont pas des notions contradictoires, qu'on peut obéir aux lois de son pays sans sacrifier sa dignité, que liberté ne signifie pas nécessairement désordre, ni autorité tyrannie., André SIEGFRIED, l'âme des peuples, IV, 3.

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    On en vint, au XIIËe siècle, à distinguer -l'hommage lige, qui obligeait le vassal à servir sans limite, de -l'hommage plain, que le vassal prêtait debout et armé, et qui ne l'engageait qu'à un service limité., LAVISSE et RAMBAUD, Hist. générale du IVËe s. à nos jours, t. II, p. 42.

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    On distingue au sein de la «couche limite» : - la «couche limite laminaire» (...) - la «couche limite turbulente» qui ne longe pas tout à fait les parois et dans laquelle l'écoulement n'est plus tout à fait «laminaire» (la «couche limite laminaire» porte alors le nom de -sous-couche)., J. LARRAS, l'Hydraulique, p. 41.

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    Le bien-être des hommes a pu bénéficier de certaines retombées, mais à nouveau de façon aléatoire, sans lien véritable avec le souhaitable., A. SAUVY, Croissance zéro?, p. 267.

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    -(Le comte de Mirabeau) semble dire qu'il n'y a pas de limite à mettre à l'émission de numéraire, dans le climat de liberté où se trouve la France (...), A. SAUVY, Croissance zéro?, p. 25.

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