Y a-t-il une loi du plus fort ?

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Y a-t-il une loi du plus fort ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Y a-t-il une loi du plus fort ?



Publié le : 7/3/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Y a-t-il une loi du plus fort ?
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  • force : a) Principe de puissance ou d'action. b) Par opposition au droit: recours à la contrainte pour faire respect un pouvoir illégitime. c) Droit du plus fort: conception qui fait reposer l'autorité du chef sur sa supériorité physique. d) Fort: qui possède la force au sens fort ou au figuré. Opposé à faible.

 Il est courant d’entendre que certains milieux, comme par exemple celui des affaires, s’apparentent à des « jungles », c’est-à-dire des zones de non-droit : pour que ça marche, il faut être le plus fort. Dans ce cas semble régner la loi du plus fort, qui n’est pas une loi au sens juridique du terme mais qui s’y apparente dans le sens où elle peut soumettre des individus à un autre, si arbitraire soit ce pouvoir de coercition. Parallèlement, cette loi du plus fort nous apparaît injuste et se caractérise justement par une déficience dans l’application de la loi. C’est comme si la loi du plus fort était une non-loi, qu’elle ramenait l’homme à son état le plus animal. C’est pourquoi il semble pertinent de se poser la question de savoir s’il y a une loi du plus fort. Car si la loi se définit par ce qui régit les relations entre les hommes et qui les contraint, alors la loi du plus fort est bien une loi. Mais si son rôle essentiel est d’instituer la justice et une autorité non-arbitraire contre la force, alors le concept de loi du plus fort est fondamentalement contradictoire.



Il suffit d'échapper à la force pour en avoir le droit, puisque, selon ce principe, le plus fort a toujours raison. Un droit qui disparaît sitôt que s'éclipse la force n'est pas un droit, c'est un fait. Il s'ensuit qu'aucune justice, aucune loi, aucune légitimité ne peuvent être fondées sur la force.   De plus, en réponse directe à l'affirmation que la loi fondamentale de la nature est la loi du plus fort, il semble pertinent de convoquer Darwin et sa théorie de la sélection naturelle. Il ne dit pas que ce sont les plus forts absolument parlant qui bénéficient d'un avantage sélectif sur les autres mais les plus aptes, les plus adaptés à leur milieu. Que ce soit pour les hommes ou pour toutes les autres espèces vivantes, il n'y a pas de « plus fort », donc pas non plus de loi du plus fort à l'oeuvre, mais bien une loi du « mieux adapté » relativement à un environnement particulier. De plus, même chez Hobbes et tous les théoriciens de l'Etat moderne, ce que l'on appelle la « loi du plus fort » est en réalité une absence de loi. L'état de nature est ce que seraient les relations des hommes entre eux si justement il n'y avait pas de lois. Il s'agit d'un état anarchique au sens propre du terme. La loi du plus fort n'est donc pas une loi au sens où elle n'institue rien, n'a aucun rôle régulateur et n'est en rien l'expression d'une volonté commune.


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    Problématique

    La loi existe donc même si certains la transgressent : son existence tient à l'institution et non à la réalité factuelle. Ainsi dans le rapport de droit une transgression impunie reste une transgression, elle demeure illégale, voire illégitime. Il n'en est pas de même dans le rapport de force : l'injonction du plus fort n'a en réalité d'autre « argument » que la force. Si donc il n'a plus les moyens de produire ses effets, les raisons de se soumettre ont disparu. « Sitôt qu'on peut désobéir impunément, on le peut légitimement. » Ici l'idée d'une transgression impunie est impensable : si je peux m'opposer au plus fort, c'est qu'il n'est plus le plus fort. Malgré les apparences, la force ne pourra jamais instaurer par elle-même un rapport de droit. ROUSSEAU (Jean-Jacques). Né à Genève en 1712, mort à Ermenonville en 1778.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    (...) dire ils se font -fort et non -forts, cela n'est fondé ni sur l'archaïsme, ni sur la grammaire; -fort est ici adjectif et non adverbe., LITTRÉ, Dict., art. -Fort, rem.

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    Il y avait cent à parier contre un qu'il finirait par être un pair de France fort raisonnable, fort sérieux, fort soigneux (...), STENDHAL, Romans et Nouvelles «Le rose et le vert», VI.

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    L'abonnement était un procédé très fort goûté par beaucoup de provinces, de villes, car il leur était fort avantageux, étant fort au dessous de ce qui aurait produit une perception exacte., M. MARION, Dict. des institutions de la France, art. -Abonnement.

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    - Nous disions : «C'est un brave homme, mais il n'est pas bien fort» (...) - (...) Et vous ne le jugiez pas très fort? - Oh! pour moi, il était bien assez fort. Pour d'autres, il paraît que non. - Tiens! - Quand on allait le voir, il ne trouvait pas., J. ROMAINS, Knock, II, 1.

    Ajouté par webmaster

    Il m'avait prêté -Émile et fut fort inquiet parce que, à cette folle déclamation de J.-J. Rousseau : «La mort de Socrate est d'un homme, celle de J(ésus)-C(hrist) est d'un Dieu», il avait joint un -papillon (bout de papier collé) fort raisonnable et fort peu éloquent et qui finissait par la maxime contraire., STENDHAL, Vie de Henry Brulard, 31.

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    Le Roi, fort accoutumé à lui -(Rose) et à ses goguenarderies, car il était plaisant et fort salé (...), SAINT-SIMON, Mémoires, t. I, LVI.

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    Au plus fort de la bouffonnerie comme au plus fort de la licence, il reste homme de bonne compagnie (...), TAINE, les Origines de la France contemporaine, II, t. II, p. 92.

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    Il nous a rejoints ici, fort étonné lui-même et fort capot de tout le bruit fait autour de son équipée., F. MAURIAC, la Pharisienne, XIV, p. 225.

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    Il a fallu bien des combats pour la faire résoudre à porter des habits fort simples et fort modestes., RACINE, Lettres.

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    Quelle est la couleur de la tomate ?

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