Sommes-nous maîtres de nos paroles? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Sommes-nous maîtres de nos paroles?
■ Analyse du sujet
— Aspect un peu paradoxal de la question : lorsque « je » parle, je peux avoir le sentiment de maîtriser totalement ce que je dis. Mais certains aspects du langage lui-même ne m'interdisent-ils pas cette maîtrise ?
— On doit tenir évidemment compte de la dimension collective du langage et de son vocabulaire (penser, par exemple, aux critiques qu'en font Nietzsche etBergson).
— Même si je prétends maîtriser ce que je dis, puis-je garantir une maîtrise semblable sur ce que l'autre entend ? et sur le sens qu'il saisit ?
— Que serait une parole qui ne dépendrait que de moi ? Demeurerait-elle bien communicable ?
■ Pièges à éviter
— Éviter de ne traiter qu'un aspect de la question : on doit tenir compte aussi bien, par exemple, de la dimension collective du vocabulaire que de l'intervention éventuelle de l'inconscient.
— On ne peut se contenter d'énumérer des exemples de situations où nos paroles nous échappent plus ou moins : il faut parvenir à classer les différents cas autour d'un certain nombre de concepts.
— Ne pas être maître de ses paroles, cela peut signifier qu'elles s'éloignent de mon intention de signification, soit par excès (elles en disent plus), soit par défaut (elles n'en disent pas assez) : il faut tenir compte de ces deux aspects et les équilibrer dans la copie.
■ Plan
Introduction
- I. Dimension collective du langage
- II. Non-maîtrise du concept
- III. Langage et inconscient Conclusion
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· En plus de cela, nous devrions nous attarder ici sur le terme « maîtres »
. Il signifie l'appropriation complète. Autrement dit, aucun éléments extérieurs en doivent pouvoir intervenir dans l'usage. Seul le nôtre est présent.
· Nous voyons donc le problème : le langage est un acquis, un donné. La pensée, elle est propre à chacun. Lorsque l'on parle, on utilise un vocabulaire qui nous a été donné.
· A l'origine, nous en sommes donc pas maîtres des paroles, des mots que nous employons, ils n'ont pas étés crées par nous. Il faut donc penser à un passage de l'usage à la possession des mots pour savoir si nous sommes ou non maîtres de nos paroles.
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