Maurice Scève: Le front

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Maurice Scève: Le front

Philosophie

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Maurice Scève: Le front
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Né à Lyon en 1500, Maurice Scève appartenait à une famille bourgeoise dont on ne connait que peu de choses tout comme le récit de sa propre vie qui nous est parvenu de manière fragmentaire. On sait cependant qu'il s'épanouissait dans les cercles cultivés de Lyon et que ce dernier débute sa carrière littéraire grâce à la traduction dans les années 1535-36 de Flamete de Juan de Flores, auteur espagnol qui devient une fois traduit La Déplorable Fin de Flamete. Mais son talent est véritablement reconnu lors d'un concours lancé par Marot où il compose cinq blasons (rappelons ce qu'est un blason : forme qui apparait au milieu de XVe et qui est un court poème célébrant une partie de l'anatomie féminine) : " la larme ", " le front ", " la gorge "," le soupir " ainsi que " le sourcil " qui lui vaudra la palme décernée par la duchesse de Ferare. A cette époque une autre occasion lui est offerte de montrer son génie avec le tombeau collectif du dauphin, fils de François Ier, en 1536 pour lequel Scève écris notamment deux très beaux poèmes en latin ainsi qu'une églogue s'intitulant Arion.



Front large et haut, front patent et ouvert, 
Plat et uni, des beaux cheveux couvert : 
Front qui est clair et serein firmament 
Du petit monde, et par son mouvement 
Est gouverné le demeurant du corps : 
Et à son vueil sont les membres concors : 
Lequel je vois être troublé par nues, 
Multipliant ses rides très-menues, 
Et du côté qui se présente à l’oeil 
Semble que là se lève le soleil. 
Front élevé sur cette sphère ronde, 
Où tout engin et tout savoir abonde. 
Front révéré, Front qui le corps surmonte 
Comme celui qui ne craint rien, fors honte. 
Front apparent, afin qu'on pût mieux lire 
Les lois qu'amour voulut en lui écrire, 
Ô front, tu es une table d'attente 
Où ma vie est, et ma mort très-patente! 

Maurice Scève, 1536. 




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    Problématique

    Le même type de décalage se retrouve dans la relation complexe entre l'emblème et le dizain qui le suit. Loin de les avoir dessinés et projetés, Scève a probablement trouvé ses emblèmes dans les recueils de l'époque, et les a insérés selon un plan semi-aléatoire : ils ne commandent pas l'ensemble de la neuvaine qui suit mais l'inspirent, et la devise est reprise dans le dernier ou l'avant-dernier vers du dizain suivant. Dans les emblèmes, le rapport entre l'image et sa devise-interprétation est souvent distendu et fondé sur une finesse confinant à l'énigme (le « Pot au feu » est glosé par « Dedans je me consume », D. 321) ; la devise est elle-même modifiée par l'utilisation qui en est faite dans le dizain, comme toute formule à valeur générale peut l'être. De ces deux jeux décalés le dizain sort triomphant et stimulé par l'emblème.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Il devient infumable! déclara de Scève à qui je confiai l'incident (...) Ce n'est pas de vous qu'il se moque, c'est de toute la justice de l'Armée (...), Roger VERCEL, Capitaine Conan, VI, p. 118.

    Ajouté par webmaster

    - Un beau front se disait-elle, en regardant le front de chaque homme assis à la table, je n'en vois pas un seul de beau (...) Celui de monsieur de Soulas est trop bombé; celui de monsieur de Grancey est beau, mais il a soixante-dix ans et n'a plus de cheveux, on ne sait plus où finit le front., BALZAC, A. Savarus, Pl. t. I, p. 769.

    Ajouté par webmaster

    La pensée d'offrir ses services à un hôpital du front ou de l'arrière-front se précisait en elle., MONTHERLANT, le Songe, I, IV.

    Ajouté par webmaster

    Un front chaud est généralement associé au front froid qui le suit, pour former un «cyclone» ou perturbation., A. VIAUT, la Météorologie, p. 60.

    Ajouté par webmaster

    Jaurès répond à Clemenceau. Il s'essuie le front dès le début. Son lorgnon glisse sur son front huilé par la sueur., M. BARRèS, Cahiers, 19 juin 1906, t. V, p. 34.

    Ajouté par webmaster

    La timide épouse demi-morte, qui épiait le front changeant, le front terrible de son mari en vit par degré les rides expressives s'amoncelant comme des nuages (...), BALZAC, la Maison du Chat-qui-pelote, Pl., t. I, p. 69.

    Ajouté par webmaster

    Si je mourais là-bas sur le front de l'armée, Tu pleurerais un jour, ô Lou, ma bien-aimée, Et puis mon souvenir s'éteindrait comme meurt Un obus éclatant sur le front de l'armée (...), APOLLINAIRE, Ombre de mon amour, XI.

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    Sauviat était un petit homme gras (...) Son front ne manquait pas de noblesse, il ressemblait au front classique prêté par tous les peintres à saint Pierre, le plus rude, le plus peuple et aussi le plus fin des apôtres., BALZAC, le Curé de village, Pl., t. VIII, p. 540.

    Ajouté par webmaster

    (...) l'une des infirmières, parla des sections du «Foyer du Soldat», qui, dans les villes proches du front, vont donner des représentations au régiment du secteur le plus voisin (...) Elle savait la difficulté qu'ont les femmes à parvenir sur le vrai front., MONTHERLANT, le Songe, p. 104.

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    Quelle est la couleur de la tomate ?

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