Le mélodrame est une forme théâtrale qui naît aux environs de la Révolution. Tragédie populaire, "fils dévoyé du drame sensible", le mélodrame est avant tout théâtre pour le peuple. L'un de ses premiers théoriciens est Sébastien Mercier ; " Pourquoi fermez-vous votre théâtre au peuple, nation orgueilleuse ou avare ? " s'écrie-t-il dans l'Essai sur l'art dramatique (1773). Et Robespierre dans l'Eloge de Gresset (1786), plaide pour un théâtre qui représenterait "d'autres malheurs que ceux d'Oreste et d'Andromaque". Mais avec le mélodrame nous sommes loin du drame ou de la comédie bourgeoise à la Diderot, Sedaine ou Nivelle de la Chaussée. Le mélodrame est un hybride : destiné au public populaire, il tient de la parade, du théâtre, de la foire par la présence de la danse et de la musique, du drame bourgeois par le sentimentalisme ; mais son caractère particulier et neuf est la représentation d'actions violentes, à péripéties palpitantes. C'est une sorte de "western", un spectacle que la bourgeoisie offre au peuple pour satisfaire et canaliser ses prétendus instincts de violence....
L'idée selon laquelle tout serait écrit, déterminé à l'avance, a conduit à ce que les Anciens ont appelé l'argument paresseux. Cet argument consiste à penser que si tout est décidé à l'avance, il est inutile que je cherche à bien faire, puisqu'il arrivera de toute façon ce qui doit arriver.
Le monde sensible est le monde tel que nous le percevons à travers nos sens, par opposition au monde intelligible, qui est saisi par l'intelligence.
Application brutale de la force par des moyens physiques ou psychologiques non maîtrisés par la raison.
Du latin violentia, "abus de la force". A l'origine, le terme désigne le fait "d'agir sur quelqu'un ou de le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.