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La mémoire suffit-elle à l'historien ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : La mémoire suffit-elle à l'historien ?



Publié le : 6/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Analyse.

•    Nous avons ici deux termes à définir : ceux d’histoire et de mémoire. Leur mise en relation n’est pas anodine, puisqu’il s’agit de comprendre si nous parlons de synonymes lorsque nous abordons la question de l’humanité.
o    L’histoire : sous se terme, nous comprenons les fait et événements du passé, mais aussi leur étude. L’histoire concerne les hommes, elle est racontée et écrite, elle est transmise et donne sujet à réflexion. Lorsque l’on cherche un sens à l’histoire, on pense immédiatement à la reconnaissance des erreurs à ne plus commettre. L’histoire rentre dans un domaine d’aide pour l’homme pour progresser, s’améliorer.
o    La mémoire : c’est une faculté de conserver et de rappeler des états de conscience passés et qui s’y trouvent associés ; l’esprit, en tant qu’il garde le souvenir du passé. Plus généralement, la mémoire se présente aussi comme une faculté collective de se souvenir. Dans ce sens, elle n’est plus issue de l’expérience directe du sujet, mais de ce qu’on lui a rapporté.
•    Nous pouvons donc voir, par ces définitions, que la mémoire peut être liée à l’histoire lorsqu’elle est collective. La mémoire collective est celle qui provient de ce qui nous est transmis. Le rôle de l’histoire étant cette transmission, nous voyons el lien.
•    Cependant, Ce n’est pas parce que l’histoire peut jouer le rôle de marqueur de mémoire qu’elle est pour autant liée à l’humanité entière. Car il reste encore à déterminer si l’humanité, dans son ensemble, peut être considérée comme un collectif.
•    L’histoire est souvent celle des vainqueurs. On ne connait même certains peuples, et les événements qui leur sont liés, par ce qu’en on raconté ceux qui les anéantis. Ainsi, quelle histoire pour les Peaux Rouges, les Aborigènes ? Est-ce que l’histoire des civilisations d’accident doit rentrer dans leur mémoire ?
•    Dans le même temps, on ne peut pas non plus ignorer le fait que certain événements, appartenant à l’histoire de certains peuples, ne puissent être une leçon pour toute l’humanité. Est-ce que cela doit alors rentrer dans leur mémoire, comme l’exemple à ne pas suivre ?
•    Aussi, nous devrons analyser les raisons pour lesquelles une mémoire de l’humanité semble difficile à établir sur les bases de l’histoire, tout en tentant de comprendre pourquoi une telle mémoire, si elle n’est pas, serait bonne à mettre en place.

Problématisation.

L’histoire est pour les hommes ce qui permet de connaitre les erreurs du passé. Par l’histoire, nous avons une idée de ce qui nous à fait, nous sommes marqués par des événements, sans pour autan les avoir nous-mêmes vécus. Mais, si nous sommes marqués par l’histoire de l’homme, tout les hommes peuvent-ils pour autant s’y référer comme étant le passé de sa famille, sa nation, sa culture ? Ce que l’on pense être une mémoire de l’humanité n’est-elle pas plutôt celle d’une culture donnée, d’une région donnée ? Et pourtant, certains événements, même s’ils sont propres à un peuple, ne peuvent-ils entrer dans al mémoire de l’humanité ?



L'historien doit en effet adopter un regard critique à l'égard de la mémoire collective, qui souvent déforme les faits, occulte une partie du passé (l'histoire officielle est toujours celle des vainqueurs). L'historien ne peut se contenter de la mémoire comme s'il s'agissait d'un réservoir contenant les faits eux-mêmes. Il doit contribuer à épurer la mémoire pour la distinguer de la mythologie.Pour obtenir la suite et la fin de ce devoir un second et dernier code PassUp vous est demandé. CITATIONS: "Dans la mémoire le souvenir est présent et le passé se perpétue. Il n'est jamais tout à fait passé... La mémoire est affective et soude les groupes... c'est elle qui fait de la communauté une habitation, un lieu où l'on peut s'installer." "L'histoire, en revanche, s'impose une démarche scientifique ... elle s'impose de prendre une certaine distance à l'égard de l'événement, de traiter les actions et les faits avec le recul nécessaire à l'objectivité .


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    • RICOEUR: "L'histoire est nécessairement un divers, une multiplicité: il y a ceci puis cela. C'est le "et pui", "et puis alors", "et puis encore", qui fait qu'il y a de l'histoire."
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