LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : 3. TRANSITION Il arrive que ma langue "fourche", il arrive que je ne sache plus trés bien "ce que je dis", il arrive aussi que ma pensée puisse me dépasser en prenant un pouvoir tel que je ne puis en être le maître: en ce sens mes pansées ne m'appartiennent plus. II. Des pensées qui ne m'appartiennent : des pensées, volantes, aveugles et sourdes qui semblent ne plus émaner de moi-même 1. die fliegende Gedanken : les pensées qui passent sans que je puisse les saisir, les tenir, des pensées volantes qui semblent n'appartenir qu'à elles-mêmes Texte : Leibniz Nouveaux Essais sur l'entendement humain (écrits en 1704, publiés en 1765),préface, Édition Janet, Paris, 1866. Il y a mille marques qui font juger qu'il y a à tout moment une infinité de perceptions en nous, mais sans aperception1 et sans réflexion, c'est-à-dire des changements dans l'âme même dont nous ne nous apercevons pas, parce que ces impressions sont ou trop petites et en trop grand nombre, ou trop unies, en sorte qu'elles n'ont rien d'assez distinguant à part; mais jointes à d'autres, elles ne laissent pas de faire leur effet et de se faire sentir au moins confusément dans l'assemblage. C'est ainsi que l'accoutumance fait que nous ne prenons pas garde au mouvement d'un moulin ou à une chute d'eau, quand nous avons habité tout auprès depuis quelque temps. Ce n'est pas que ce mouvement ne frappe toujours nos organes, et qu'il ne se passe encore quelque chose dans l'âme qui y réponde, à cause de l'harmonie de l'âme et du corps, mais ces impressions qui sont dans l'âme et dans le corps, destituées des attraits de la nouveauté, ne sont pas assez fortes pour s'attirer notre attention et notre mémoire, attachées à des objets plus occupants. Car toute attention demande de la mémoire, et souvent, quand nous ne sommes point admonestés2, pour ainsi dire, et avertis de prendre garde à quelques-unes de nos propres perceptions présentes, nous les laissons passer sans réflexion et même sans être remarquées. Mais si quelqu'un nous en avertit incontinent3 après et nous fait remarquer, par exemple, quelque bruit qu'on vient d'entendre, nous nous en souvenons et nous nous apercevons d'en avoir eu tantôt quelque sentiment.
Corrigé de 3399 mots (soit 5 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Mes pensées m'appartiennent-elles ?" a obtenu la note de : aucune note
mes soi-même pensées question elles vérité être etre libres mort moi l'art limites "qui d'une dévoilement conscience penser peuvent exacte pas suis-je réponse illusions
Une pensée est une représentation de l'esprit. C'est un objet de l'univers intérieur humain qui s'appuie et se construit à travers des images diffuses et oniriques.
La pensée n'existe que si elle est exprimée, autrement elle reste une partie d'une élaboration mentale ( proche de la conscience ). La pensée est tout ce qui affecte ma conscience , elle se trouve reliée à la pensée, à l'intelligence, à la conscience. Mes pensées semblent être ce qu'il y a de plus intérieures et de plus intimes à moi-même. En ce sens, je peux dire qu'elles m'appartiennent: elles sont une part de moi et une de mes propriétés. Que signifie alors cette possibilité que mes pensées ne puissent m'appartenir? Mes pensées m'appartiennent-elles vraiment? Si celles-ci ne m'appartiennent pas, qui peut alors en être le propriétaire? La possibilité pour moi de ne pas m'imputer mes propres pensées signifie que celles-ci ne viennent pas de moi d'où viennent-elles? Si je ne suis pas maître en ma propre maison, qui peut se prétendre maître? Si mes pensées ne m'appartiennent pas, c'est qu'elles me sont alors étrangères, et je suis moi-même étranger à moi-même.
Comment ce qu'il y a en moi de plus intime en moi peut-il m'être étranger? Mes pensées sont elles aliénées voire m'aliénéer? En ce sens l'enjeu ultime estde savoir s' subsiste encore un monde de liberté lorsque mes pensées semblent m'échapper.
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie