NoCopy.net

LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< L'homme peut-il renoncer à l'interrogation mé ... L'obligation morale peut-elle se réduire à l' ... >>


Partager

Si le monde n'a pas de sens, la métaphysique a-t-elle encore un objet ?

Echange

Aperçu du corrigé : Si le monde n'a pas de sens, la métaphysique a-t-elle encore un objet ?



Publié le : 1/9/2004 -Format: Document en format HTML protégé - Ecoutez ce PODCAST:Ecoutez ce PODCAST

Si le monde n'a pas de sens, la métaphysique a-t-elle encore un objet ?
Zoom

Les présupposés inhérents au sujet sont les suivants : le monde possède un sens qu’il faudrait dévoiler et la métaphysique a pour finalité la découverte de ce sens, autrement dit de la signification de ce qu’il y a à comprendre au sein du monde dans lequel nous existons. La métaphysique peut être considérée comme ontologie c’est-à-dire science de l’être ou comme philosophie première c’est-à-dire science des premières causes ou de l’être suprême : Dieu. Le monde quant à lui se compose de tous les étants, il est le « contexte « dans lequel nous évoluons. En ce sens si le monde est le lieu de ce qui est et la métaphysique la science de l’être alors il semble bien que le premier soit l’objet de la seconde ; cette science comme toute science a pour finalité la connaissance du monde extérieur. La recherche métaphysique s’effectue sous un biais particulier il s’agit d’aller à la recherche du sens de l’être qui n’est pas immédiat. Elle peut être considérée comme se situant au-delà des apparences sensibles, au-delà de la nature (méta-phusis). Le problème se pose de deux manières : soit c’est le monde lui-même dont la signification est à jamais inaccessible à l’homme, cela ne signifie donc pas que le monde n’a pas de sens mais qu’il ne peut en avoir pour l’homme, soit c’est la métaphysique elle-même qui étant mal fondée empêche de mettre en œuvre cette recherche de sens. L’absurdité du monde si elle peut être posée comme hypothèse reste difficile à soutenir dans la mesure où l’homme s’arrogerait alors le droit de juger ce qui le dépasse. Le biais par lequel le sujet sera abordé met donc au premier plan non le monde lui-même, sa nature, mais le rapport de l’homme au monde, et c’est du point de vue de l’homme que le problème sera examiné. Pour ce faire plusieurs hypothèses vont être étudiées. La première consiste à envisager le sens du monde comme nous étant caché et la métaphysique comme étant une science quasi divine. La deuxième a pour objet la remise en cause de la métaphysique comme science, loin de dévoiler le sens du monde elle semble plutôt en accentuer l’opacité. Enfin il s’agira de considérer la métaphysique et le sens du monde comme étant à constituer.



Première partie : Le sens du monde nous est inaccessible. 1.1 Quel est l'objet de la métaphysique ? « Il y a une science qui étudie l'être en tant qu'être et ses attributs essentiels. Elle ne se confond avec aucune des sciences dites particulières, car aucune de ces autres sciences ne considère en général l'Etre en tant qu'être, mais découpant une certa...



Signaler un abus

administration
Echange gratuit

Ressources Gratuites

Pour pouvoir consulter gratuitement ce document et

TOUCHER DES DROITS D'AUTEUR

Vous disposez de documents dont vous êtes l'auteur ?

monnaie-euro-00008Publiez-les et gagnez 1 euro à chaque consultation.
Le site devoir-de-philosophie.com vous offre le meilleur taux de reversement dans la monétisation de vos devoirs et autres rapports de stage.
Le site accepte tous les documents dans toutes les matières (philosophie, littérature, droit, histoire-géographie, psychologie, etc.).

N'hésitez pas à nous envoyer vos documents.

, nous vous prions tout simplement de faire don d'un document pour le site en cliquant sur le boutton ci-dessous :




Le corrigé du sujet "Si le monde n'a pas de sens, la métaphysique a-t-elle encore un objet ?" a obtenu la note de : aucune note

Corrigé consulté par :
  • Catyfornication-2155 (Hors-ligne), le 13/10/2013 é 13H17.
  • Imitsu13449 (Hors-ligne), le 23/11/2008 é 23H15.
  • Cacher les ressources gratuites

    Problématique

    INTRODUCTION
     
     Définition des termes et problématisation : Les présupposés inhérents au sujet sont les suivants : le monde possède un sens qu'il faudrait dévoiler et la métaphysique a pour finalité la découverte de ce sens, autrement dit de la signification de ce qu'il y a à comprendre au sein du monde dans lequel nous existons. La métaphysique peut être considérée comme ontologie c'est-à-dire science de l'être ou comme philosophie première c'est-à-dire science des premières causes ou de l'être suprême : Dieu. Le monde quant à lui se compose de tous les étants, il est le « contexte » dans lequel nous évoluons. En ce sens si le monde est le lieu de ce qui est et la métaphysique la science de l'être alors il semble bien que le premier soit l'objet de la seconde ; cette science comme toute science a pour finalité la connaissance du monde extérieur. La recherche métaphysique s'effectue sous un biais particulier il s'agit d'aller à la recherche du sens de l'être qui n'est pas immédiat. Elle peut être considérée comme se situant au-delà des apparences sensibles, au-delà de la nature (méta-phusis). Le problème se pose de deux manières : soit c'est le monde lui-même dont la signification est à jamais inaccessible à l'homme, cela ne signifie donc pas que le monde n'a pas de sens mais qu'il ne peut en avoir pour l'homme, soit c'est la métaphysique elle-même qui étant mal fondée empêche de mettre en oeuvre cette recherche de sens. L'absurdité du monde si elle peut être posée comme hypothèse reste difficile à soutenir dans la mesure où l'homme s'arrogerait alors le droit de juger ce qui le dépasse. Le biais par lequel le sujet sera abordé met donc au premier plan non le monde lui-même, sa nature, mais le rapport de l'homme au monde, et c'est du point de vue de l'homme que le problème sera examiné. Pour ce faire plusieurs hypothèses vont être étudiées. La première consiste à envisager le sens du monde comme nous étant caché et la métaphysique comme étant une science quasi divine. La deuxième a pour objet la remise en cause de la métaphysique comme science, loin de dévoiler le sens du monde elle semble plutôt en accentuer l'opacité. Enfin il s'agira de considérer la métaphysique et le sens du monde comme étant à constituer.
     
     
     
    Première partie : Le sens du monde nous est inaccessible.
     
     1.1 Quel est l'objet de la métaphysique ?
     

     « Il y a une science qui étudie l'être en tant qu'être et ses attributs essentiels. Elle ne se confond avec aucune des sciences dites particulières, car aucune de ces autres sciences ne considère en général l'Etre en tant qu'être, mais découpant une certaine partie de l'Etre, c'est seulement de cette partie qu'elles étudient l'attribut essentiel ; tel est le cas des sciences mathématiques. Mais puisque nous recherchons les principes premiers et les causes les plus élevées, il est évident qu'il existe nécessairement quelque réalité à laquelle ces principes et ces causes appartiennent, en vertu de sa nature propre. » ARISTOTE, Métaphysique Γ 1.
     
     
    1.2 La métaphysique est-elle une science divine ?
     

     « La plus divine [des sciences] est aussi la plus précieuse, et celle-ci [la philosophie première] est seule la plus divine, à un double titre : une science divine est celle qu'il serait le plus digne pour Dieu de posséder, et qui traiterait des choses divines. Or la philosophie seule, se trouve présenter ce double caractère : Dieu paraît bien être une cause de toutes choses et un principe, et une telle science, Dieu seul, ou du moins Dieu principalement, peut la posséder. » ARISTOTE, Métaphysique, A 2.
     
     Transition : Le sens du monde n'est pas à la portée de l'homme, il le dépasse. La métaphysique est l'expression de la prétention de l'homme en tant qu'elle prend pour tâche ce qui n'est pas à la mesure de l'homme mais de Dieu. Quelle conséquence la constitution d'une telle science a-t-elle sur le monde ?
     
     
     
    Deuxième partie : La question du sens à l'intérieur de la métaphysique.
     
     2.1 Ce sont les énoncés métaphysiques qui sont dénués de sens et non le monde.
     

     « On peut ranger les énoncés (doués de sens) de la manière suivante : en premier lieu, ceux qui sont vrais en vertu de leur seule forme (ou « tautologies » d'après Wittgenstein. Ils correspondent à peu près aux jugements analytiques kantiens). Ils ne disent rien sur le réel. A cette espèce appartiennent les formules de la logique et de la mathématique ; elles ne sont pas elles-mêmes des énoncés sur le réel, mais servent à leur transformation. En second viennent les négations des premiers (ou contradictions) qui sont contradictoires, c'est-à-dire fausses en vertu de leur forme. Pour décider de la vérité ou fausseté de tous les autres énoncés, il faut s'en remettre aux énoncés protocolaires, lesquels (vrais ou faux) sont par là même des énoncés d'expérience, et relèvent de la science empirique. Si l'on veut construire un énoncé qui n'appartient pas à l'une de ces espèces, cet énoncé sera automatiquement dénué de sens.
     Et puisque la métaphysique ne veut ni formuler d'énoncés analytiques ni se couler dans le domaine de la science empirique, elle est contrainte d'employer des mots en l'absence de tout critère, des mots qui sont de ce fait privés de signification, ou bien de combiner des mots doués de sens de sorte qu'il n'en résulte ni énoncés analytiques (éventuellement contradictoires), ni énoncés empiriques. Dans un cas comme dans l'autre, on obtient des simili-énoncés. » CARNAP, « Le dépassement de la métaphysique » in Manifeste du Cercle de Vienne.
     
     
    2.2 Critique de la philosophie abstruse.
     

     « J'interdis la pensée abstruse et les recherches profondes et les punirai sévèrement par la pensive mélancolie qu'elles introduisent, par l'incertitude infinie dans laquelle elles vous enveloppent et par la froideur de l'accueil que rencontreront vos prétendues découvertes quand vous les communiquerez. Soyez philosophe ; mais, au milieu de toute votre philosophie, soyez toujours un homme. » HUME, Enquête sur l'entendement humain, I.
     
     Transition : C'est parce que la métaphysique rend opaque le monde dans lequel on vit qu'il en devient dénué de sens. Faut-il dénier à la métaphysique toute fécondité ?
     
     
    Troisième partie : Le sens du monde et la métaphysique sont à constituer.
     
     3.1 Les recherches métaphysiques étant inhérentes à l'homme il ne peut les abandonner.
     

     « Que l'esprit humain renonce une fois pour toutes aux recherches métaphysiques, on doit tout aussi peut s'y attendre qu'à nous voir, pour ne pas respirer un air impur, préférer suspendre notre respiration. Il y aura donc toujours dans le monde et, bien plus encore, chez tout homme, surtout s'il réfléchit, une métaphysique que, faute d'un étalon public, chacun se taillera à sa façon. » KANT, Prolégomènes.
     
     
    3.2. La métaphysique doit être rénovée pour qu'elle puisse avoir le statut de science et nous aider dans notre compréhension du monde.
     

     « Je me fais fort de prédire que le lecteur de ces Prolégomènes capable de penser par lui-même sera non seulement pris de doute sur la science qu'il pratiquait jusqu'alors, mais par la suite pleinement convaincu qu'elle ne saurait exister sans que soient satisfaites les exigences formulées dans ce livre, sur lesquelles repose sa possibilité, et que, le cas ne s'étant encore jamais produit, il n'existe encore à ce jour absolument aucune métaphysique. » KANT, Prolégomènes.
     
     
     
    CONCLUSION
     

     L'absurdité du monde n'est pas à imputer au monde lui-même mais à notre manière de l'appréhender. La recherche de son sens doit être rigoureuse et répondre à des exigences précises. La constitution d'une science telle que la métaphysique n'est pas une mince affaire et la difficulté de cette tâche explique pourquoi elle reste encore à constituer. 
     

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Quelle est la couleur de la tomate ?

    Avertissement de respect de copyright. Respect des régles orthographique (pas de langage SMS).



    Ressource précédenteRessource suivante

    150000 corrigés de dissertation en philosophie

     Maths
     Philosophie
     Littérature
     QCM de culture générale
     Histoire
     Géographie
     Droit