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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- monde : Ensemble des réalités matérielles qui constitue l'univers, mais aussi le monde humain, les relations entre les hommes.
- sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.
- philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
- objet : (n. m., étym. : latin ob-jectum : ce qui est placé devant ; chose). 1. Tout ce qui est présenté par la perception, avec un caractère stable et indépendant du sujet (objet externe) ; pour la phénoménologie, l'objet est déterminé par la visée de la conscience (cf. sens 3). 2. Tout ce qui se présente à un sujet, s'offre à la pensée, et qui est distinct de l'acte de représentation ou du sentiment (donc du sujet), c.-à-d. aussi bien le percept, l'image, l'idée, que l'objet externe ou la personne aimée. 3. Le but qu'on se propose d'atteindre (cf. un objectif).
Extrait du corrigé : Elle ne se confond avec aucune des sciences dites particulières, car aucune de ces autres sciences ne considère en général l'Etre en tant qu'être, mais découpant une certaine partie de l'Etre, c'est seulement de cette partie qu'elles étudient l'attribut essentiel ; tel est le cas des sciences mathématiques. Mais puisque nous recherchons les principes premiers et les causes les plus élevées, il est évident qu'il existe nécessairement quelque réalité à laquelle ces principes et ces causes appartiennent, en vertu de sa nature propre. » ARISTOTE, Métaphysique Γ 1. 1.2 La métaphysique est-elle une science divine ? « La plus divine [des sciences] est aussi la plus précieuse, et celle-ci [la philosophie première] est seule la plus divine, à un double titre : une science divine est celle qu'il serait le plus digne pour Dieu de posséder, et qui traiterait des choses divines. Or la philosophie seule, se trouve présenter ce double caractère : Dieu paraît bien être une cause de toutes choses et un principe, et une telle science, Dieu seul, ou du moins Dieu principalement, peut la posséder. » ARISTOTE, Métaphysique, A 2. Transition : Le sens du monde n'est pas à la portée de l'homme, il le dépasse. La métaphysique est l'expression de la prétention de l'homme en tant qu'elle prend pour tâche ce qui n'est pas à la mesure de l'homme mais de Dieu.
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Le corrigé du sujet " Si le monde n'a pas de sens, la philosophie a-t-elle encore un objet ?" a obtenu la note de : aucune note
encore n'a "qui quel être a-t-on sens conscience philosophie scientifique limites aller désenchantement connaissance suis-je vérité dire contre illusions question exacte mort inquiéter soi-même penser nous monde art réponse objet pas d'une commun fonction pour dévoilement l'art
Les présupposés inhérents au sujet sont les suivants : le monde possède un sens qu'il faudrait dévoiler et la métaphysique a pour finalité la découverte de ce sens, autrement dit de la signification de ce qu'il y a à comprendre au sein du monde dans lequel nous existons. La métaphysique peut être considérée comme ontologie c'est-à-dire science de l'être ou comme philosophie première c'est-à-dire science des premières causes ou de l'être suprême : Dieu. Le monde quant à lui se compose de tous les étants, il est le « contexte » dans lequel nous évoluons. En ce sens si le monde est le lieu de ce qui est et la métaphysique la science de l'être alors il semble bien que le premier soit l'objet de la seconde ; cette science comme toute science a pour finalité la connaissance du monde extérieur. La recherche métaphysique s'effectue sous un biais particulier il s'agit d'aller à la recherche du sens de l'être qui n'est pas immédiat. Elle peut être considérée comme se situant au-delà des apparences sensibles, au-delà de la nature (méta-phusis). Le problème se pose de deux manières : soit c'est le monde lui-même dont la signification est à jamais inaccessible à l'homme, cela ne signifie donc pas que le monde n'a pas de sens mais qu'il ne peut en avoir pour l'homme, soit c'est la métaphysique elle-même qui étant mal fondée empêche de mettre en oeuvre cette recherche de sens. L'absurdité du monde si elle peut être posée comme hypothèse reste difficile à soutenir dans la mesure où l'homme s'arrogerait alors le droit de juger ce qui le dépasse. Le biais par lequel le sujet sera abordé met donc au premier plan non le monde lui-même, sa nature, mais le rapport de l'homme au monde, et c'est du point de vue de l'homme que le problème sera examiné. Pour ce faire plusieurs hypothèses vont être étudiées. La première consiste à envisager le sens du monde comme nous étant caché et la métaphysique comme étant une science quasi divine. La deuxième a pour objet la remise en cause de la métaphysique comme science, loin de dévoiler le sens du monde elle semble plutôt en accentuer l'opacité. Enfin il s'agira de considérer la métaphysique et le sens du monde comme étant à constituer.
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