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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- morale : Ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.
- utile : Qui sert à quelque chose. Qui a une fonction.
- société : association d'individus qui constitue le milieu où chacun s'intègre. Toute espèce vivante est plus ou moins sociale ; mais tandis que les sociétés animales sont naturelles et gouvernées par l'instinct, les sociétés humaines, organisées selon des institutions mobiles, véhiculent une culture.
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
Extrait du corrigé : » Sans repère du bien et du mal, exprimés dans des lois qui encadrent la conduite des hommes, ces derniers vivraient dans un état de guerre. Selon Hobbes, une action n'est pas mauvaise en soi, elle ne devient mauvaise que lorsqu'elle est interdite par l'Etat. Si on définit la moralité comme une convention, force est de constater qu'elle n'est utile à l'homme que par l'intermédiaire d'une société qui impose des repères et des règles pour le bien et la mal. Dans ce sens, « l'utilité » de la morale, c'est sa contribution à la paix entre les hommes. La morale est donc utile à l'homme, mais elle l'est par l'intermédiaire de la société. La moralité comme convention est donc utile à la société pour qu'elle puisse parvenir à son but : assurer la paix entre les hommes. TRANSITION : Mais peut-on réduire la moralité à des règles conventionnelles ? Peut-on ainsi confondre l'action morale et l'action légale ? En effet, si la morale est une convention sociale, alors ce qui est légal devient ce qui est moral. Toutefois n'est-ce pas des exigences morales qui conduisent à l'établissement de nouvelles lois ?
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Le corrigé du sujet " La morale n'est pas utile à la société, elle est utile à l'homme. qu'en pensez-vous ?" a obtenu la note de : aucune note
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Si la société a une utilité, c'est incontestablement pour l'homme. Qu'il s'agisse de garantir le sécurité que l'homme n'aurait pas hors de la société, qu'il s'agisse de répondre à la multitude de besoins d'un homme, force est de constater que la société est utile à l'homme. A l'inverse, chaque homme est sans doute utile à la société, ne serait-ce que pour participer à la réponse apportée par la société aux besoins de l'homme. Le simple fait d'entretenir des rapports sociaux avec les individus d'une société, le fait d'exercer un métier, le fait de payer des impôts, marque la contribution de chacun aux intérêts de la société.
Est « utile » ce qui remplit une fonction, ce qui répond à un besoin, ce qui a, pour le dire généralement, un intérêt.
« La morale n'est pas utile à la société, elle est utile à l'homme ». Peut-on ainsi estimer que la morale a une fonction pour l'homme, mais qu'elle ne répond à aucun besoin de la société ? L'homme et la société semble liés. Ils sont liés notamment par leur utilité réciproque. Peut-on toutefois distinguer des besoins respectifs pour chacun ?
La morale juge et prescrit ce qui est bien ou mal en matière de conduite. N'est-ce pas alors le rôle de la société d'être morale ? La moralité n'est-elle pas davantage utile à la société afin que cette dernière soit juste ?
Il ne faut toutefois pas faire l'amalgame entre justice et moralité. La justice d'une société concerne à proprement parler la « légalité ». Ce qui est légal ou illégal s'applique-t-il directement à ce qui est bien ou mal ?
A partir de là, si la moralité n'est pas la même chose que la légalité, peut-être que la morale n'est pas utile à la société, qui peut se contenter d'être juste. Et peut-être qu'alors la morale n'est utile qu'à l'individu, dans le sens où elle guiderait ses actions privées. Toutefois, une société peut-elle être juste en se passant de la moralité ? Et à l'inverse, l'homme ne peut-il pas alors se contenter d'agir en toute légalité, ne trouvant aucune utilité à la moralité ?
En définitive, peut-on valider cette opposition entre ce qui est utile à la société et ce qui est utile à l'homme ?
La moralité est une valeur cardinale de l'agir humain. Pour formuler un avis à propos d'une telle opposition, qui n'est peut-être qu'une provocation, il convient de saisir précisément en quoi la société peut se passer de la moralité. Par ailleurs, il faut s'interroger quant à l'« utilité » de la moralité. Une action accomplie par utilité n'est-elle pas contraire à une action accomplie par moralité ? La moralité d'une action peut en effet s'opposer à l'utilité d'une action, qui semble avoir davantage de rapport avec l ‘égoïsme. En d'autres termes, une « moralité utile » est-elle vraiment morale ?
C'est en s'efforçant de définir la moralité que l'on pourra déduire son utilité. Ainsi, nous pourrons voir ce qu'il en est pour la société comme pour l'homme, pour finalement nous prononcer.
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