Agir moralement, est-ce nécessairement lutter contre ses désirs ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Agir moralement, est-ce nécessairement lutter contre ses désirs ?
- La question prend appui sur l'opposition fréquente entre désir (individuel) et conduite morale (généralement conçue comme tenant compte des autres).
- « Nécessairement » ouvre toutefois la possibilité de concevoir un accord entre les désirs et l'action morale : peut-on citer un exemple historique d'une telle compatibilité ?
- Une morale du désir peut-elle tenir compte d'une collectivité élargie ? Semble-t-il possible d'articuler entre eux les désirs individuels pour qu'ils s'harmonisent d'un point de vue moral ?![]()
De l'homme qui cède à tous ses désirs, la philosophie et la littérature ont fréquemment dressé un portrait peu encourageant : il "se vautre" dans le plaisir, ne pense qu'à ses satisfactions personnelles immédiates, ne vit que pour lui. Dans une telle optique, le moins qu'on puisse lui reprocher, semble-t-il, est de ne guère se soucier de ce que peut moralement signifier sa conduite. Doit-on en déduire qu'il existe une contradiction insoluble entre les désirs et l'action morale ? Ne pourrait-on, au contraire, concevoir une morale qui tienne compte des désirs de l'individu et leur accorde une satisfaction au moins partielle ? Mais, dans ce cas, ne risque-t-on pas de retomber sur un écueil majeur : l'opposition entre l'égoïsme du désir et la souci de l'autre qu'implique l'action morale ?
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Agir moralement, est-ce nécessairement lutter contre ses désirs ?