Les mots apaisent-ils la souffrance ? *
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Aperçu du corrigé : Les mots apaisent-ils la souffrance ?
On peut définir la souffrance comme la résonance affective et morale de la douleur dans la conscience du malade. Et en effet, on associe souvent la souffrance à un état qui peut évoluer vers la dépression. Le mot, ou les mots, quant à lui, est un signe d'une langue qui est utilisé pour signifier quelque chose : un état, ou dire une chose ; s'exprimer. Cependant, le not normalement ne s'entend que comme un terme écrit. Néanmoins, on peut dire aussi que la parole est constitué par des mots même si cela ne va pas de soit. En ce sens, nous n'userons pas du terme technique de « mot » ici comme on peut l'entendre spécifiquement en linguistique. Apaiser c'est réduire la souffrance mais cela signifie aussi que cette souffrance est encore présente, mais peut-être plus supportable. Or se poser la question « les mots apaisent-ils la souffrance ? » nous invite à nous interroger sur la valeur expiatoire ou plutôt exutoire, c'est-à-dire ce qui permet de soulager, en l'occurrence ici une souffrance. Mais dès lors c'est envisager un rapport possible entre un mot et un état de l'âme. La question de fond est alors qu'est-ce que le mot : a-t-il un rapport ou une action possible sur un état psychique ou n'est-il d'un moyen conventionnel pour dire les choses ? Et c'est à la lumière que cette question que l'on pourra saisir le rapport entre les mots et la souffrance, c'est-à-dire la valeur curative ou exutoire de l'expression écrite ou orale. C'est donc en étudiant la valeur du mot à l'aune d'une théorie linguistique que nous saisir le rapport entre le mot et la souffrance. Ainsi, si envisageant le mot comme une convention, nous établirons par principe l'impossibilité d'un rapport entre les mots et la souffrance (1ère partie), nous serons tout de même bien obliger de reconnaître une valeur aux mots dans l'apaisement de la souffrance comme l'est le témoignage ou le « talking-cure » (2nd partie) ce qui nous amènera à réinterroger la valeur et le fondement du signe par rapport au signifié (3ème partie).
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