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Les mots peuvent-ils rendre compte de la nature des choses ?

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Sujet : Les mots peuvent-ils rendre compte de la nature des choses ?

Aperçu du corrigé : Les mots peuvent-ils rendre compte de la nature des choses ?



Publié le : 7/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Les mots peuvent-ils rendre compte de la nature des choses ?
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Les mots peuvent-ils rendre compte de la nature des choses ?



  • mot : 1. Élément du discours, signe d'une idée distincte. 2. Unité linguistique composée et fonctionnant de manière relativement autonome : « Segment de la chaîne parlée ou du texte écrit tel qu'on le puisse séparer de son contexte en le prononçant isolément ou en le séparant par un blanc des autres éléments du texte et lui attribuer une signification et une fonction spécifique » (MARTINET). 3. Au pluriel, souvent synonyme de paroles.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
  • chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.

Nous pensons à l'aide de concepts que nous exprimons par des mots. Le risque est de confondre les mots et les choses: il ne suffit pas de désigner un objet pour que notre représentation soit correcte. Il y a ici un risque d'illusion qu'une démarche méthodique doit dépasser.

Partons d'une évidence : les mots ne sont pas les choses. On a d'un côté des signes, des symboles, de l'autre les « choses » dont on parle.
 

 


  • I. Les mots ne sont pas les choses...

1. Les mots sont les signes des choses
2. Les mots sont éloignés des choses

  • II.... mais les mots NOUS éloignent-ils des choses ?


1. Interprétation de la question
2. Le paradoxe

  • III. Sommes-nous jamais proches des choses ?

1. Les mots trahissent notre expérience
2. Les mots transforment notre expérience

  • IV. Nouvelle hypothèse : c'est parce que les mots nous éloignent de notre expérience brute que nous accédons aux choses

1. L'éloignement comme recul
2. Expérience brute et réflexion
3. L'expérience brute : proximité ou confusion ?

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Le corrigé du sujet "Les mots peuvent-ils rendre compte de la nature des choses ?" a obtenu la note de : aucune note

Corrigé consulté par :
  • Kjnbhg20815 (Hors-ligne), le 03/02/2009 à 03H14.
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    Problématique

     

    Nous pensons à l'aide de concepts que nous exprimons par des mots. Le risque est de confondre les mots et les choses: il ne suffit pas de désigner un objet pour que notre représentation soit correcte. Il y a ici un risque d'illusion qu'une démarche méthodique doit dépasser.

     



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