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Sujet : Mourir pour une cause plaide-t-il pour cette cause ?

Définitions des termes :
  • mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
  • causalité : Principe selon lequel tous les événements ont une cause.

Extrait du corrigé :   Pour sacrifier sa vie à une cause, il faut sans nul doute être convaincu de sa valeur. Nul plus que le martyr n'est certain de posséder le vrai. Mais la certitude est-elle une condition nécessaire et suffisante de la vérité ? C'est à cette question que Nietzsche répond dans ce texte, par le moyen d'une méditation provocante sur le martyr qui, précisément parce qu'il croit posséder la vérité, en est le plus éloigné. Pouvoir mourir pour ses idées n'est pas une preuve de leur vérité mais seulement la manifestation de la force de la croyance du martyr. Or la croyance est pour Nietzsche et dans ce texte, un obstacle à la recherche de la vérité dans la mesure où elle est la certitude aveugle de la posséder. L'attitude du croyant, qui consiste à poser la possession immédiate du vrai dans et par l'acte de foi est exactement l'inverse de l'attitude de celui qui recherche le vrai, attitude qui consiste à poser au préalable la non possession immédiate de la vérité : la recherche de la vérité exige l'aveu préalable qu'on ne la possède pas. Aussi à travers cette critique du martyr, c'est l'aveuglement du croyant compris comme type d'homme et comme type de relation à la vérité rendant celle-ci impossible, que Nietzsche entend critiquer.   " Aucun martyr n'eut jamais le moindre rapport avec la vérité ". Telle est la thèse énoncée avec une brutalité voulue, que Nietzsche va expliciter dans le texte.

	Mourir pour une cause plaide-t-il pour cette cause 	?

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Définitions

  • mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
  • causalité : Principe selon lequel tous les événements ont une cause.

Problématique

C'est l'argument dit "du sacrifice". On peut se sacrifier pour une cause juste, mais on peut se tromper sur sa légitimité. Dire que des hommes ou des femmes se sont sacrifiés ne prouve rien, et peut même cacher le secret sentiment de l'inutilité profonde de leur propre vie. de sorte que la "cause" n'est qu'un prétexte.

Lorsqu'on meurt pour une cause, cela signifie que la mort est la conséquence d'une cause, ou d'un idéal que l'on a reconnu comme étant suffisamment important pour qu'on puisse lui sacrifier sa vie. Ici on vous demande si la mort peut se justifier au non de l'attachement et au nom du respect d'un idéal. L'idéal, c'est ce à quoi on croit car on estime que cela, en droit, devrait être, mais si, dans les faits, ce n'est pas encore le cas. L'idéal renvoie donc à une valeur à laquelle on ne veut pas renoncer et pour laquelle on accepterait de tout sacrifier. Encore faut-il que cette cause ne soit pas une illusion ou un préjugé. En effet, le fanatique qui meurt pour une cause religieuse donne-t-il par cette mort une valeur absolue à sa cause ? Qui plus est, on note qu'une fois mort, on ne peut plus jouir d'un idéal... Qui en jouira alors ? Enfin, si la cause ou l'idéal exige notre sacrifice, celui ci n'a de sens que si notre sacrifice est repris et assumé par ceux qui nous survivent et mourir pour un idéal, c'est affirmer que l'idéal doit continuer à intéresser ceux qui restent en vie. Mais n'est-ce pas restrictif de penser que notre rapport à l'idéal, qui est un rapport moral, n'aurait que la mort comme solution et apogée ? Qu'en est-il de l'action politique, de l'histoire, de l'engagement qui passe des principes aux actes ? Vous trouverez de nombreux éléments pour développer ces points en vous reportant aux sujets indiqués au bas de cette réponse.



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