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Nathalie SARRAUTE, Tropismes, X (1939) - Commentaire composé

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Nathalie SARRAUTE, Tropismes, X (1939) - Commentaire composé

Littérature

Aperçu du corrigé : Nathalie SARRAUTE, Tropismes, X (1939) - Commentaire composé



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Document transmis par : Olivier39266


Publié le : 21/10/2010 -Format: Document en format FLASH protégé

Nathalie SARRAUTE, Tropismes, X (1939) - Commentaire composé
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Le texte ci-dessous constitue le dixième récit de Tropismes qui en compte vingt-quatre.


Dans l'après-midi elles sortaient ensemble, menaient la vie des femmes. Ah! cette vie était extraordinaire ! Elles allaient dans des « thés », elles mangeaient des gâteaux qu'elles choisissaient délicatement, d'un petit air gourmand : éclairs au chocolat, babas, tartes.
Tout autour c'était une volière pépiante, chaude et gaiement éclairée
et ornée. Elles restaient là, assises, serrées autour de leurs petites tables et parlaient.
Il y avait autour d'elles un courant d'excitation, d'animation, une légère inquiétude pleine de joie, le souvenir d'un choix difficile, dont on doutait encore un peu (se combinerait-il avec l'ensemble bleu et gris ? mais si pourtant, il serait admirable), la perspective de cette métamorphose, de ce rehaussement subit de leur personnalité, de cet éclat.
Elles, elles, elles, elles, toujours elles, voraces, pépiantes et délicates.
Leurs visages étaient comme raidis par une sorte de tension intérieure, leurs yeux indifférents glissaient sur l'aspect, sur le masque des choses, le soupesaient un seul instant (était-ce joli ou laid ?), puis le laissaient retomber. Et les fards leur donnaient un éclat dur, une fraîcheur sans vie.

Elles allaient dans des thés. Elles restaient là, assises pendant des heures, pendant que des après-midi entières s'écoulaient. Elles parlaient : « Il y a entre eux des scènes lamentables, des disputes à propos de rien. Je dois dire que c'est lui que je plains dans tout cela quand même. Combien ? Mais au moins deux millions. Et rien que l'héritage de tante Joséphine... Non... comment voulez-vous ? Il ne l'épousera pas. C'est une femme d'intérieur qui lui faut, il ne s'en rend pas compte lui-même. Mais non, je vous le dis. C'est une femme d'intérieur qui lui faut... D'intérieur... D'intérieur... » On leur avait toujours dit. Cela, elles l'avaient bien toujours entendu dire, elles le savaient : les sentiments, l'amour, la vie, c'était là leur domaine. Il leur appartenait.


Éditions de Minuit, 1939-1957

 




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    Problématique

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    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    .4 Ils regardaient attentivement les piles de linge de l'Exposition de Blanc, imitant habilement des montagnes de neige., N. SARRAUTE, Tropismes, p. 12.

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    .1 Il ne l'épousera pas. C'est une femme d'intérieur qu'il lui faut, il ne s'en rend pas compte lui-même., N. SARRAUTE, Tropismes, p. 64.

    Ajouté par webmaster

    La poésie, dans une oeuvre, c'est ce qui fait apparaître l'invisible. Nathalie Sarraute, Tel Quel, n° 9.

    Ajouté par webmaster

    Elle sait que bientôt il sera temps de faire griller les «buns» et de sonner la cloche pour le thé., N. SARRAUTE, Tropismes, p. 108.

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    Elle continuait à frétiller doucement, toujours avec son petit sourire poli, son expression d'attente quêteuse., N. SARRAUTE, Tropismes, p. 95.

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    .1 Je lui racontais sans franchise ma soirée au -Royal Saint-Germain, je cachais l'attraction qu'exerçait sur moi Nathalie Sarraute., Violette LEDUC, la Folie en tête, p. 98.

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    Il est pour les enfants, Madame, celui-là? demandait-elle à la papetière, quand elle n'était pas sûre, en achetant un journal illustré ou un livre., N. SARRAUTE, Tropismes, p. 121.

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    .3 Elles allaient dans des «thés», elles mangeaient des gâteaux qu'elles choisissaient délicatement, d'un petit air gourmand : éclairs au chocolat, babas et tartes., N. SARRAUTE, Tropismes, p. 63.

    Ajouté par webmaster

    .1 (...) comme on arrache par morceaux sa peau quand on pèle, comme on se gratte quand on a de l'urticaire (...), N. SARRAUTE, Tropismes, p. 16.

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    Quelle est la couleur de la tomate ?

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