Ne désire-t-on que ce qui a du prix pour autrui ? *
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Aperçu du corrigé : Ne désire-t-on que ce qui a du prix pour autrui ?
C'est une illusion de croire que mon désir n'est pas soumis à celui des autres. Mon désir est le désir du désir de l'autre. Il suffit qu'autrui désire une chose ou une personne pour que j'en vienne également à la désirer. Mais, il serait impossible d'expliquer l'évolution des société, la création de nouvelles valeurs, si les hommes se contentaient de désirer ce qui a du prix pour autrui. Le désir a une existence singulière.
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Introduction (remarques succinctes)
* Signification générale du désir : objet de multiples approches, car semble mettre en jeu la réalité même de l'être humain.
* Ambivalence du terme : à la fois conscience d'un manque et tendance permanente de l'être en quête de sa propre affirmation.
* Au-delà des jugements de valeur (éthique traditionnelle) : nécessité de cerner l'objet même du désir et son fonctionnement réel.
* Dimension sociale de toute existence humaine : si le désir implique l'autre dès les premières expériences relationnelles, son sens peut-il se réduire à une telle détermination?
* Présentation du libellé du sujet : «Ne désire-t-on que ce qui a du prix pour autrui ? »Première partie : analyse de la question et mise en place du problème
* Implications et présupposés de l'énoncé : on désire ce qui a du prix pour autrui. Le problème à étudier semble donc tenir tout entier dans la définition du désir. Dans quelle mesure celle-ci implique-t-elle une référence à autrui? Cette référence est-elle obligée? Une réflexion sur l'objet même du désir semble nécessaire.
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