LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Ce corrigé vous sera utile pour ces autres sujets voisins
Définitions des termes :
- nietzsche : On a longtemps tenu Nietzsche pour le philosophe dont les idées inspirèrent l'idéologie nazie. Il n'en est rien. Tout au contraire, la pensée nietzschéenne défend la vie et non la mort telle qu'elle fut organisée dans les camps de concentration.
- mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
Extrait du corrigé : C'est ce qu'on découvre au livre cinquième du « Gai savoir »:« C'est un fait, nous autres philosophes et "esprits libres", à la nouvelle que "le vieux Dieu" est mort, nous nous sentons comme touchés par la lumière d'une nouvelle aurore : notre coeur déborde de gratitude, d'étonnement, de pressentiment, d'attente - voici l'horizon redevenu libre... »Mais la mort de Dieu, ce n'est pas seulement la mort du Dieu chrétien et moral, mais de tous les dieux. Cet événement est énorme car il ouvre une nouvelle phase de l'histoire de l'homme, celle du « surhonune ». « Tous les dieux sont morts: nous voulons à présent que vive le surhomme - que ceci soit au grand midi notre dernière volonté! », s'écrie Zarathoustra. L'insensé du « Gai savoir », qui, le premier, avait annoncé que Dieu était mort et que nous étions tous ses meurtriers, avait aussi déjà, à sa manière, avancé l'idée du surhomme: « Ce que le monde a possédé jusqu'à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous nos couteaux - qui effacera de nous ce sang ? Avec quelles eaux nous purifierons-nous? Quelles expiations, quels jeux sacrés nous faudra-t-il inventer ? La grandeur de cette action, n'est-elle pas trop grande pour nous ? Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux pour paraître dignes de cette action ? » En fait, pour Nietzsche, il n'y eut pas d'action plus grandiose que l'assassinat de Dieu, et ceux qui naîtront après «appartiendront à cause de cet acte, à une histoire plus élevée que ne le fut jamais toute histoire ! ».
Corrigé directement accessible
Le corrigé du sujet "Nietzsche a écrit : "Dieu est mort". Qu'en pensez-vous ?" a obtenu la note de : aucune note
15000 corrigés de disseration en philosophie